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Nouvelles du financement du logement en Afrique:

oct 20, 2015

*Une version révisée de cet article a été publiée dans l'édition d'automne de Housing Finance International, la revue de l'Union internationale sur le financement du logement. La conférence annuelle de l'Union africaine sur le financement du logement (AUHF), prévue pour le 26-28 Octobre à Durban, en Afrique du Sud, s'engage à mettre l'accent sur le fonctionnement des marchés du financement du logement en Afrique.

Avec une composition impressionnante d'intervenants de tout le continent et du monde entier, s'investissant sur le financement de la chaîne de valeur du logement, l'augmentation de la capacité des microfinances du logement, la réponse à la demande, et les marchés du financement du logement en Afrique. Le discours d'ouverture sera donné par la Banque africaine de développement, et énoncera les conclusions de leur étude récente sur la dynamique du marché du logement à travers le continent.

Suite à cela, le Comité de coordination du logement et du développement urbain de l'union africaine fera une présentation sur le projet de position commune Afrique - l'entrée de l'Afrique dans le processus Habitat III qui culminera en Equateur en Avril, l'année prochaine. La conférence d'AUHF produira une "Déclaration de Durban", qui sera une déclaration sur le financement du logement en Afrique et les questions clés que les praticiens du secteur privé se poseront dans les années à venir. L'intervention de la Banque africaine de développement dans les marchés du logement est importante, car elle signale l'intérêt de cette institution à mettre l'accent sur ​​le logement et la collaboration avec les gouvernements et le secteur privé afin de développer et mettre en œuvre des solutions pour répondre aux différents problèmes qui minent le fonctionnement des marchés du logement dans le continent.

Il arrive à un bon moment, proposant des recommandations dans le processus Habitat III, qui pourrait éventuellement réunir les secteurs public et privé dans un effort coordonné. Bien sûr, un ensemble clé de contraintes au niveau macro -économique : un taux d'intérêt hypothécaire moyen à travers le continent allant de 9,25% en Afrique du Sud à jusque 42 % à Madagascar. Ce qui rend la participation de l'UA à la réunion de L'AUHF si importante, étant donné que cet organisme offre la possibilité de collaborer avec les gouvernements à travers les structures de l'UA. Une autre partie de la conférence est le "Housing Finance Marketplace", une initiative conjointe de l'AUHF et MFW4A.

Une série de rencontres individuelles aura lieu entre les investisseurs, les IFD et les praticiens de l'immobilier- les projets, les programmes et initiatives - en vue de sceller de nouveaux accords dans le but de promouvoir l'investissement dans l'immobilier abordable à travers le continent. Dans son répertoire récent d'investisseurs, le réseau d'investissement à impact mondial a identifié un certain nombre d'investisseurs déjà actifs dans l'immobilier à travers l'Afrique, comprenant la Fondation Rockefeller, Echoing Green, Credit Suisse, LoK Capital, la Fondation Ludin, Oikocredit, CDC Group, Blue Haven, MicroVest, Acumen, TH Investments LLC, AdobeCapital, le groupe AlphaMundi, Cordaid Investments. Juste en Afrique de l'Est, vingt-trois investisseurs d'impact ont été identifiés comme étant intéressés par l'immobilier.

Parmi eux, un peu moins de dix transactions impliquant collectivement une valeur d'environ 150 millions $ dans l'immobilier ont été identifiées. Nonobstant l'intérêt, l'immobilier figurait au bas de la liste des priorités, suivant à la trace les investissements dans d'autres secteurs, à savoir les services financiers et l'agriculture, et le nombre de transactions réalisées était inférieur au nombre d'investisseurs intéressés. Qu'est ce qui justifie cet état? Manifestement, il y'a des facteurs dans le secteur de l'immobilier en Afrique qui empêchent le marché de fonctionner aussi efficacement qu'il le pourrait. Ceci est l'un des problèmes qu'adressera la conférence de l'AUF.

Au sein de cet environnement, l'un des secteurs qui a reçu une attention croissante des investisseurs, des IFD, des financiers, ainsi que des banques et promoteurs locaux, est le logement locatif. En Juin, Shelter Afrique a organisé un symposium au Ghana, sur le développement de logements abordables destinés à la location. Ceci fait suite à une conférence sur le logement locatif organisée par Shelter Afrique en Décembre 2014, et soutenu par l'Agence française de développement (AFD). Au cours de ces événements, les principales motivations pour investir dans le secteur ont été soulignées: (i) les taux démographiques et d'urbanisation, la demande en logements locatifs clairement évidente et croissante; (ii) un flux de trésorerie régulier et des locations croissantes, le secteur offre de fortes synergies avec les passif des fonds de pension, les opportunités de diversification et de couverture; et (iii) l'historique croissant du secteur a montré des rendements impressionnants.

Comme pour l'ensemble du secteur du logement, les principaux facteurs qui minent l'investissement étaient relatifs à la capacité institutionnelle et réglementaire [1]. De toute évidence, l'investissement dans cet ensemble, les questions au niveau macro sont nécessaires si l'intérêt des investisseurs doit être traduit en transactions efficaces. Certaines recommandations en vue de soutenir le secteur de locatif ont été données. Comme première priorité, il a été relevé que les gouvernements à tous les niveaux, local et national devraient identifier et soutenir, en termes de politique et les modalités administratives, les opportunités à trouver dans le marché du "construit-pour-céder". Cela pourrait être réalisé, en partie, à travers la libération des terrains du secteur public au profit du logement locatif. Une autre recommandation a souligné l'importance des interventions à grande échelle et la nécessité de nouveaux modèles d'affaires (éventuellement la mise en place de fonds de soutien du secteur public afin de soutenir l'investissement du secteur privé) pour inciter la participation des investisseurs sur le marché.

La création d'un organe de meilleure pratique était également nécessaire, à la fois pour mettre en évidence les réussites et de créer un cadre d'apprentissage continu. Shelter Afrique s'est engagé à cet égard à publier un manuel de développement du logement locatif, établissant des structures de transaction de logement locatif, les options de modélisation financière, l'expérience de gestion et les meilleures pratiques, les normes de conception, les modèle de baux etc.. Des initiatives pilotes visant à démontrer la viabilité seraient également identifiées et poursuivies. Le secteur du logement locatif offre certainement des possibilités pour un plus large éventail de praticiens de participer au défi du logement en Afrique. 0 travers cela, les investisseurs peuvent également se familiariser avec la dynamique de l'investissement résidentiel, pendant que les autorités locales se familiarisent avec les enjeux à grande échelle.

L'émergence de la législation du FPI dans de nombreux pays a offert une opportunité de construire cette capacité plus large. Toutes ces questions seront examinées lors de la prochaine conférence de L'AUHF. La " Déclaration de Durban ", découlant de la conférence, offrira des opportunités pour tous les acteurs afin de jouer leur rôle et participer à la croissance excitante des villes africaines. 

 

[1] Pour plus d'informations sur la conférence AUFH, visitez: http://www.sbs.co.za/auhf2015/index.php [1] Pour un résumé complet des défis environnant le logement locatif en Afrique consultez la publication produite pour la conférence de Décembre 2014:

http://www.shelterafrique.org/wp-content/uploads/2014/12/Rental-Housing-Conference_White-Paper_ENGLISH-FINAL.pdf


About the Author

Kecia Rust est la directrice exécutive et fondatrice du Centre for Affordable Housing Finance en Afrique (CAHF). Elle est une spécialiste de la politique du logement et a fourni un soutien stratégique aux gouvernements en Afrique du Sud dans le développement de la politique nationale, provinciale et local dans les 20 dernières années. Elle était la coordonnatrice du Housing Finance au FinMark Trust 2003-2014, d'où CAHF a été établi. Le travail de CAHF est représenté sur son site web: www.housingfinanceafrica.org

 

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