Transferts de fonds – Quelques innovations récentes en Afrique
nov 22, 2010
Les flux de transferts de fonds en Afrique ont légèrement baissé en 2009 et devraient se stabiliser en 2010. Ces envois de fonds en Afrique sont caractérisés par des coûts élevés, le plus souvent de l’ordre de 10-15%, voire 25% du montant transféré . Cet état de fait s’explique souvent par l’absence de concurrence et la difficulté d’accéder aux régions éloignées. Mais de remarquables innovations apparues sur l’écran radar, pourraient exercer une pression sur les coûts, à condition qu’elles s’accompagnent de l’accès de nouveaux acteurs.
Les paiements ambulants se traduiraient par la baisse du coût des produits d’envois de fonds, bien que les transferts de fonds ambulants soient encore à la phase naissante. Toutefois, on constate que les innovations en matière d’envois de fonds (par ex. les opérations bancaires ambulantes, les retraits sans cartes des GAB ) sont précédées par leur mise en place dans le système de paiement domestique. Cet article extrait d’internet présente certaines innovations récentes, ainsi que leur potentiel en Afrique.
A travers le monde, les entrées de transferts de fonds officiels ont doublé pendant la période 2003-2008 (443 milliards de dollars en 2008), mais elles ont chuté à 420 milliards de dollars en 2009. L’Afrique a enregistré une légère baisse: En 2009 , l’Afrique sub-saharienne a reçu des envois de fonds officiels estimés à 20,5 milliards de dollars contre 32,2 milliards de dollars pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
Le traditionnel produit d’envoi électronique de fonds reste le plus courant et on estime à 80-90% environ son taux de couverture du marché des transferts de fonds . En règle générale, ce produit est offert par des organismes de transfert d’argent, parfois avec le concours de partenaires bancaires. Outre les flux au sein du continent africain, les envois de fonds en Afrique proviennent principalement des Etats-Unis et de l’Europe. Le marché africain est dominé par les organismes de transfert d’argent Western Union et Moneygram (cumulativement 65% du marché) . Ils pourraient, à l’avenir, se heurter à la concurrence des petits organismes de transfert d’argent (OTA) qui recourent à certaines innovations telles que les paiements ambulants de personne à personne, les cartes (prépayées) ou des retraits sans cartes des GAB. ###MORE###
La plupart des pilotes innovateurs en Afrique sont reliés au téléphone mobile et, dans une moindre mesure, aux cartes. En raison de la faible pénétration de l’Internet, les pilotes qui exploitent le réseau Internet ne devraient pas produire un grand résultat. Ci-dessous, quelques exemples :
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M-Pesa avec Western Union (compte/espèces à mobile)
M-Pesa, organisme national qui offre les services de paiements efficaces par téléphone mobile au Kenya, a passé un accord de coopération avec Western Union en 2008. Ces services concernaient initialement les transferts transfrontières du Royaume-Uni au Kenya. M-Pesa offre également la possibilité d’effectuer des retraits d’argent d’un GAB sans carte, mais plutôt à l’aide d’un code communiqué par SMS.
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ARIAS, SWIFTnet, QuikRemit et Auxfam sont tous des prestataires qui offrent une ‘solution de transfert d’argent’, mais pas un réseau de distribution. Reliés aux parties disposant de réseaux d’agents à l’expédition et/ou à la réception, ils pourraient constituer des OTA fort utiles.
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Moneygram et LUUP (de compte/espèces à mobile)
En août 2009, Moneygram a annoncé sa coopération avec LUUP, un fournisseur de solution de paiements ambulants. Cette solution pourrait se transformer en service d’envois de fonds, si la technologie de LUUP est mise en place par les parties à la réception.
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ABSA recourt aux GAB sans cartes (de compte à espèces)
ABSA, en Afrique du Sud offre à ses clients titulaires de comptes, la possibilité d’envoyer de l’argent à un bénéficiaire non titulaire de compte ni détenteur de carte. Le destinataire retire l’argent d’un GAB, non pas à l’aide d’une carte, mais
grâce à un code PIN (communiqué par SMS) et à une vérification de sécurité supplémentaire (montant exact ou autre chiffre). Dans un premier temps, ce service n’est opérationnel qu’en Afrique du Sud.
Dans plusieurs pays africains, les paiements par téléphone mobile sont actuellement introduits pour les paiements intérieurs (MTN Money, Zain avec Zap money, Orange, Vodafone avec M-Pesa). Dans l’avenir, ces services pourront s’appliquer aux envois de fonds provenant de l’Europe et des Etats-Unis, ainsi que pour les migrants régionaux (migration sud-sud), en vue du rapatriement de l’argent. Cependant, ces services ne seront utilisés qu’à condition de s’avérer efficaces et d’être acceptés, au plan local, comme des moyens de paiements fiables, comme en témoignerait l’augmentation rapide du nombre d’abonnés et du volume des opérations de ces réseaux.
A la longue, l’évaluation du potentiel d’un service de transfert de fonds dépendra fondamentalement du réseau de distribution de l’expédition et de la réception. La technologie ne sera pas un facteur déterminant bien que susceptible d’améliorer l’efficacité et de réduire les frais. Les pilotes porteurs d’avenir (tels que M-Pesa et Western Union) disposent d’un modèle qui couvre toute la chaîne, combinant les forces des partenaires commerciaux. La question digne d’être soulevée reste liée à l’impact sur les frais d’envoi payés par le client.
‘Remittances - how to shorten the long way home, products, channels and innovations– an inventory’. Auteur Gera Voorrips, septembre 2009, donne un aperçu global bien plus élaboré .
A travers le monde, les entrées de transferts de fonds officiels ont doublé pendant la période 2003-2008 (443 milliards de dollars en 2008), mais elles ont chuté à 420 milliards de dollars en 2009. L’Afrique a enregistré une légère baisse: En 2009 , l’Afrique sub-saharienne a reçu des envois de fonds officiels estimés à 20,5 milliards de dollars contre 32,2 milliards de dollars pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
Le traditionnel produit d’envoi électronique de fonds reste le plus courant et on estime à 80-90% environ son taux de couverture du marché des transferts de fonds . En règle générale, ce produit est offert par des organismes de transfert d’argent, parfois avec le concours de partenaires bancaires. Outre les flux au sein du continent africain, les envois de fonds en Afrique proviennent principalement des Etats-Unis et de l’Europe. Le marché africain est dominé par les organismes de transfert d’argent Western Union et Moneygram (cumulativement 65% du marché) . Ils pourraient, à l’avenir, se heurter à la concurrence des petits organismes de transfert d’argent (OTA) qui recourent à certaines innovations telles que les paiements ambulants de personne à personne, les cartes (prépayées) ou des retraits sans cartes des GAB. ###MORE###
La plupart des pilotes innovateurs en Afrique sont reliés au téléphone mobile et, dans une moindre mesure, aux cartes. En raison de la faible pénétration de l’Internet, les pilotes qui exploitent le réseau Internet ne devraient pas produire un grand résultat. Ci-dessous, quelques exemples :
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M-Pesa avec Western Union (compte/espèces à mobile)
M-Pesa, organisme national qui offre les services de paiements efficaces par téléphone mobile au Kenya, a passé un accord de coopération avec Western Union en 2008. Ces services concernaient initialement les transferts transfrontières du Royaume-Uni au Kenya. M-Pesa offre également la possibilité d’effectuer des retraits d’argent d’un GAB sans carte, mais plutôt à l’aide d’un code communiqué par SMS.
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ARIAS, SWIFTnet, QuikRemit et Auxfam sont tous des prestataires qui offrent une ‘solution de transfert d’argent’, mais pas un réseau de distribution. Reliés aux parties disposant de réseaux d’agents à l’expédition et/ou à la réception, ils pourraient constituer des OTA fort utiles.
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Moneygram et LUUP (de compte/espèces à mobile)
En août 2009, Moneygram a annoncé sa coopération avec LUUP, un fournisseur de solution de paiements ambulants. Cette solution pourrait se transformer en service d’envois de fonds, si la technologie de LUUP est mise en place par les parties à la réception.
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ABSA recourt aux GAB sans cartes (de compte à espèces)
ABSA, en Afrique du Sud offre à ses clients titulaires de comptes, la possibilité d’envoyer de l’argent à un bénéficiaire non titulaire de compte ni détenteur de carte. Le destinataire retire l’argent d’un GAB, non pas à l’aide d’une carte, mais
grâce à un code PIN (communiqué par SMS) et à une vérification de sécurité supplémentaire (montant exact ou autre chiffre). Dans un premier temps, ce service n’est opérationnel qu’en Afrique du Sud.
Dans plusieurs pays africains, les paiements par téléphone mobile sont actuellement introduits pour les paiements intérieurs (MTN Money, Zain avec Zap money, Orange, Vodafone avec M-Pesa). Dans l’avenir, ces services pourront s’appliquer aux envois de fonds provenant de l’Europe et des Etats-Unis, ainsi que pour les migrants régionaux (migration sud-sud), en vue du rapatriement de l’argent. Cependant, ces services ne seront utilisés qu’à condition de s’avérer efficaces et d’être acceptés, au plan local, comme des moyens de paiements fiables, comme en témoignerait l’augmentation rapide du nombre d’abonnés et du volume des opérations de ces réseaux.
A la longue, l’évaluation du potentiel d’un service de transfert de fonds dépendra fondamentalement du réseau de distribution de l’expédition et de la réception. La technologie ne sera pas un facteur déterminant bien que susceptible d’améliorer l’efficacité et de réduire les frais. Les pilotes porteurs d’avenir (tels que M-Pesa et Western Union) disposent d’un modèle qui couvre toute la chaîne, combinant les forces des partenaires commerciaux. La question digne d’être soulevée reste liée à l’impact sur les frais d’envoi payés par le client.
‘Remittances - how to shorten the long way home, products, channels and innovations– an inventory’. Auteur Gera Voorrips, septembre 2009, donne un aperçu global bien plus élaboré .
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