Pourquoi l’approche GES restera au cœur des investissements africains
avr 14, 2014
L'Afrique reste étiquetée comme le lieu où il faut investir et les chiffres parlent d'eux-mêmes : avec plus de 50 milliards de dollars d'investissements étrangers en 2012, selon les chiffres de l'ONU, l'Afrique reçoit davantage d'investissements directs étrangers (IDE) que les autres continents. Les investisseurs semblent considérer le monde développé comme excessivement régulé et les régions comme l'Afrique du Nord et certaines parties du Proche Orient comme trop instables. La réapparition économique de l'Afrique a ses racines dans de petites mais réelles améliorations de la gouvernance et de la transparence, dans des sociétés plus ouvertes, émancipées par les réseaux sociaux et dans les bonds économiques dus aux nouvelles technologies, tels que celui produit par l'utilisation commerciale du téléphone mobile. Plus de 720 millions d'Africains possèdent un téléphone portable et 167 millions ont accès à Internet.
Pourtant, du fait de son faible taux d'épargne intérieure, l'Afrique doit se reposer sur les investissements étrangers pour financer sa croissance et deux schémas sont à l'œuvre :
- L'approche "pas de question" des Chinois, qui échange des financements d'infrastructure contre l'accès aux ressources naturelles ; et
- L'approche conditionnelle adoptée par "l'Occident", dans laquelle les investissements sont soumis à une série de conditions, en particulier en matière de respect de l'environnement, d'utilité sociale ainsi que de gouvernance.
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