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Perspectives on the Private Equity Market in Africa

mai 10, 2022
Heleen Goussard , head of alternative investment services, Riscura
Daiyaan Edwards , junior associate, alternative investment service, RisCura

L’Afrique continue de se démarquer

Depuis sa création en 2013, Bright Africa a revêtu plusieurs formes en fonction, en partie, de la disponibilité de données significatives au cours d’une année donnée. Dans l'ensemble, l'objectif visé était de préparer le terrain pour les investissements en Afrique, grâce à l’examen des moteurs et des catalyseurs des investissements ainsi que des défis et des changements manifestes dans le paysage actuel des investissements. C’est là une initiative de recherche continue présentée par la société internationale d'investissement RisCura, de pair avec des ressources et des données externes, mettant en avant notre point de vue unique en son genre sur la réalité sur le terrain.

Nous lançons Bright Africa cette année avec nos perspectives et notre analyse des marchés de capital-investissement en Afrique, en passant en revue les levées de fonds, les transactions et la tarification au cours des dix dernières années. Le processus de compilation de ce rapport a de nouveau mis en évidence les différences structurelles marquées entre les régions d'Afrique.

Le rebond de la plupart des économies après la pandémie mondiale de COVID-19 devrait donner un coup de pouce supplémentaire et ramener les marchés émergents et frontières au centre des préoccupations des investisseurs, car leur tolérance au risque augmente, même si celle-ci peut être touchée à court ou moyen terme par les événements en Ukraine. La reprise économique en Afrique est stimulée par des tendances économiques mondiales telles que la hausse des prix des produits de base, l'allègement des mesures de confinement et des restrictions sur les voyages, et l'intensification du commerce mondial. Le continent a également enregistré de bonnes récoltes agricoles dans de nombreuses régions. La reprise économique en Afrique a d'abord été lente en raison des faibles taux de vaccination et de la détérioration de la situation financière fragile de nombreux gouvernements africains. Le rebond devrait être plus marqué en 2022. Les banques centrales doivent trouver un équilibre délicat entre la maîtrise de l'inflation et le soutien de la croissance économique. La politique monétaire continuera à jouer un rôle central dans la réduction de l'inflation, qui devient de plus en plus importante, sous l'effet de pénuries temporaires de l'offre et de la forte demande. Le conflit actuel entre la Russie et l'Ukraine a posé quelques problèmes économiques à de nombreux pays africains, les forces du marché ayant un impact direct sur le prix du pétrole dont la Russie possède l'une des plus grandes réserves au monde. La hausse des prix a un effet d'entraînement sur de nombreuses chaînes d'approvisionnement, les ménages étant les plus touchés par l'impact sur les prix des denrées alimentaires.

La tendance au délaissement des réserves de la Russie pourrait être favorable aux ressources naturelles de l'Afrique. Des pays tels que le Nigeria, l'Algérie et l'Égypte détiennent des réserves considérables de gaz et de pétrole. D’autres, comme l'Afrique du Sud, devraient tirer profit de ressources naturelles telles que le palladium et l'or, augmentant ainsi la demande de devises de marchés émergents comme le rand, qui a été particulièrement résistant ces derniers temps par rapport à ses pairs.

Même en cette période difficile, certains changements structurels et réglementaires positifs sur le continent laissent entrevoir les germes de la reprise économique. Le plus important d'entre eux a été la création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), qui pourrait se traduire par une augmentation des revenus pouvant atteindre 450 milliards d'USD et par des hausses de salaires significatives. Parmi les autres évolutions positives attendues de longue date figurent l'unification des taux de change au Soudan, la réforme des subventions aux carburants au Nigeria et l'ouverture au secteur privé des investissements dans le secteur des télécommunications en Éthiopie. Les systèmes financiers africains ont bien progressé au cours des 20 dernières années. Toutefois, selon la Banque mondiale, cette progression ne s'est pas encore traduite par des services financiers plus accessibles à la majorité, notamment le crédit. En moyenne, les banques africaines sont bien capitalisées et liquides. Grâce à des opportunités d'investissement considérables dans les entreprises de services financiers basés sur la technologie, il est possible de récolter les bénéfices d’une finance plus approfondie, plus large et moins onéreuse.

Parti d’une base très faible, le secteur du capital-investissement en Afrique a connu une forte croissance au cours des dix dernières années, grâce à une croissance économique élevée et à des vents favorables à l'investissement. Il s’est ensuivi une inadéquation temporaire entre l'offre et la demande de capitaux. Au cours de l'année 2021, une normalisation des prix sur le continent a été observée, due en partie à la lenteur des engagements pendant la période de pandémie. Le secteur continuant à prendre de l’ampleur, il devrait être moins sujet aux décalages entre l'offre et la demande de capitaux en raison de l’indivisibilité inhérente à la mobilisation de fonds pour le secteur du capital-investissement. Cette situation est favorable aux rendements à venir, les investisseurs entrant sur le marché du capital-investissement à des prix équilibrés, ce qui leur permet d'obtenir des rendements appropriés liés au marché sur la période d'investissement.

L’investissement passif à grande échelle ne s’est pas toujours révélé la stratégie d'investissement la plus efficace sur un marché moins efficient comme l'Afrique. Les rendements liés au risque sont obtenus grâce à la compréhension des nuances de l'environnement des investissements et à l’investissement actif dans des entreprises qui répondent aux besoins de la population. Un environnement économique et réglementaire positif et des équipes de direction compétentes permettent d'y parvenir. Ces opportunités existent parfois dans les domaines marqués par des inefficacités structurelles auxquelles le secteur privé peut remédier, ce qui permet parfois une adoption plus efficace des nouvelles technologies. Actuellement, cette tendance à l'investissement ciblé peut être observée, les entreprises technologiques attirant des fonds importants.

Compte tenu de la nécessité de mettre en place des stratégies d'investissement plus actives sur les marchés africains, le secteur du capital-investissement continue de se développer, car l'activité commerciale est toujours en hausse et les prix des actifs restent robustes. La multiplication des fonds de retraite et des actifs institutionnels sous gestion en Afrique et l'augmentation des capitaux locaux disponibles pour l'investissement qui en résulte suscitent également un intérêt accru pour le capital-investissement. En février 2022, le projet d'amendement de la Réglementation 28 de l'Afrique du Sud, qui fixe les limites prudentielles d'allocation de capital pour les fonds de retraite, portait spécifiquement sur les investissements dans les infrastructures. Ces amendements introduisent des limites maximales pour l’investissement à long terme des administrateurs de fonds de retraite dans diverses formes de projets d'infrastructure, normalisant ainsi les investissements des fonds de retraite dans les infrastructures.

Plus tard dans l'année, nous espérons lancer d'autres recherches couvrant les titres cotés en bourse, la dette souveraine, les infrastructures et l'immobilier. Notre étude Bright Africa Pensions procédera à une analyse approfondie du marché des fonds de retraite en Afrique. Elle illustrera également comment le pool de capital institutionnel sur le continent peut contribuer à augmenter les montants sur le marché du capital-investissement.

Veuillez cliquer ici pour télécharger le rapport complet ; et ne manquez pas notre passionnant webinaire sur les conclusions du rapport avec des spécialistes du secteur.


À propos des auteurs

Heleen Goussard
Forte de près de 20 ans d'expérience, Heleen est à la tête de l'équipe chargée des investissements alternatifs chez RisCura - un leader du marché des solutions d'investissement sur les marchés émergents tels que l'Afrique et la Chine, avec 200 milliards d’USD d'actifs sous gestion. Sous sa direction, l'offre de services d’évaluation indépendante a été élargie avec succès en vue d’inclure un large éventail de services d'investissement alternatifs couvrant des classes d'actifs telles que le capital-investissement, les infrastructures et la dette privée.

Elle supervise également des études reconnues par le secteur, telles que Bright Africa et le rapport RisCura-SAVCA South Africa Private Equity Performance. Heleen est une spécialiste en matière d'investissements alternatifs et les organismes du secteur font souvent appel à ses connaissances et à son expérience pour commenter les principaux documents du secteur. En outre, ses articles de réflexion sont souvent publiés par des médias de renom. Elle intervient régulièrement lors d'événements importants du secteur, au cours desquels elle présente un aperçu du secteur et des études de RisCura. Auparavant, elle a travaillé comme Associée, Corporate Finance chez PKF Inc. Heleen est expert-comptable, analyste financier agréée et titulaire d'un Master en finance de l'UCT, axé sur la valorisation.

Daiyaan Edwards
Daiyaan réalise des évaluations spécialisées et indépendantes d’entreprises privées à travers l'Afrique pour un éventail de clients, notamment des fonds d'investissement privés et des investisseurs institutionnels. Il participe à l'analyse des informations sur l'entité et le marché afin d'identifier les principaux facteurs de valorisation et de risque, d’élaborer et d'interpréter des modèles financiers, et de déterminer la valeur d'entreprise et la valeur réelle d'une entité. Il a participé au rapport Bright Africa 2021 de RisCura sur le capital-investissement en Afrique et prend part à des activités de développement d’entreprises, notamment à la préparation des propositions des clients et à la recherche de nouvelles opportunités d’affaires pour l'équipe des services d'investissement alternatifs. Avant de rejoindre RisCura en 2021, Daiyaan a effectué son stage SAICA chez Ernst & Young, ainsi que des stages universitaires au service fiscalité du College of Accounting de l'Université du Cap.

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