Les investissements en infrastructure en Afrique: un bon pari
fév 14, 2011
Il est facile d’être pessimiste lorsqu’on parle du déficit de l’Afrique en matière d’infrastructures. Mais moi, je ne le suis pas.
Pour certains, ce déficit constitue un problème, un défi majeur. Bien que ce déficit représente un défi, je le considère comme une belle opportunité. Une opportunité pour le secteur privé d’accroitre sa rentabilité dans un marché peu développé. Selon «
Africa Infrastructure Country Diagnostic study
», une étude bien connue, un investissement annuel de plus de 90 milliards de dollars EU au cours des dix prochaines années est nécessaire pour que l’Afrique puisse atteindre les niveaux des infrastructures observés dans d’autres régions du monde en développement. Grâce à l’aide publique au développement, aux investissements du secteur privé étranger et aux investissements provenant du continent lui-même, on répond en partie à ces besoins en investissements.
En fait, le contribuable africain est l’investisseur le plus important en matière de développement des infrastructures en Afrique. Tout n’est donc pas perdu.
Non seulement les gouvernements africains investissent dans le développement des infrastructures, ils sont également en train de créer un environnement économique propice au secteur privé à travers la mise en place des reformes microéconomiques et institutionnelles, l’amélioration de l’efficacité économique ainsi que l’amélioration de la gouvernance institutionnelle et économique.
Par ailleurs, ces gouvernements mettent en place des cadres réglementaires propices aux partenariats public-privé efficaces.
Ces améliorations ne sont pas nécessairement homogènes dans tous les pays africains, mais elles persisteront certainement.
Ce climat permettra au secteur privé de s’impliquer dans le secteur des infrastructures.
Les pessimistes estiment que l’Afrique représente trop de risques pour les investisseurs. Mais partout dans le monde, il n’y a pas d’investissements sans risques. En effet, l’idée que les investissements en Afrique représente plus de risques que ceux dans d’autres régions du monde est un mythe. Selon une étude récente de l’agence de notation Moody’s portant sur les prêts relatifs aux financements des projets en Afrique au cours des 20 dernières années, seul un prêt sur 92 n’a pas été débloqué.
Et la rentabilité?
L’Afrique est un marché émergent, donc les retours sur les investissements sont élevés pour ceux qui investissent tôt.
Bon nombre de projets d’infrastructures en Afrique financés par le secteur privé enregistrent des taux de rentabilité observés dans d’autres parties du monde en développement.
Mais les pessimistes soutiennent qu’investir en Afrique c’est jeter de l’argent par les fenêtres.
Mais cela ne se traduit-il pas par une demande d’aide et d’assistance?
Le déficit du continent en matière d’infrastructures provient d’une demande réelle
; une demande qui résulte de la récente croissance solide de l’Afrique.
Certains pays africains ont enregistré une croissance à deux chiffres.
L’Afrique est maintenant l’une des régions du monde avec une croissance économiques très élevée et les taux de croissance du PIB
comparables à ceux de la Chine ou du Brésil.
Cette croissance produit une demande pour l’énergie, l’eau, le transport et les communications.
Des projets dans tous ces domaines sont finançables par le système bancaire.
Même le récent ralentissement économique a montré que l’Afrique n’est pas un cas désespéré. Partout en Afrique, le PIB réel s’est accru de 5 % entre 2000 et 2008, atteignant 1560 milliards de dollars EU en 2008. La crise financière a réduit le PIB collectif du continent à 1400 milliards de dollars EU en 2009. L’impact négatif de la crise n’était donc pas considérable par rapport à d’autres parties du monde.
La croissance du continent se repose sur un fondement solide et elle rebondit. L’année 2010 s’est terminée par une croissance de 4,5 % et les économistes prévoient qu’elle atteindra les 5 % en
2011.
En fin, il paraît que nous, les optimistes, avons en notre faveur les faits et les chiffres. Si vous êtes un investisseur, il serait difficile de faire fi de l’Afrique. Vous n’ignorez donc les infrastructures.
Vous aimerez être parmi les vainqueurs.
Pour certains, ce déficit constitue un problème, un défi majeur. Bien que ce déficit représente un défi, je le considère comme une belle opportunité. Une opportunité pour le secteur privé d’accroitre sa rentabilité dans un marché peu développé. Selon «
Africa Infrastructure Country Diagnostic study
», une étude bien connue, un investissement annuel de plus de 90 milliards de dollars EU au cours des dix prochaines années est nécessaire pour que l’Afrique puisse atteindre les niveaux des infrastructures observés dans d’autres régions du monde en développement. Grâce à l’aide publique au développement, aux investissements du secteur privé étranger et aux investissements provenant du continent lui-même, on répond en partie à ces besoins en investissements.
En fait, le contribuable africain est l’investisseur le plus important en matière de développement des infrastructures en Afrique. Tout n’est donc pas perdu.
Non seulement les gouvernements africains investissent dans le développement des infrastructures, ils sont également en train de créer un environnement économique propice au secteur privé à travers la mise en place des reformes microéconomiques et institutionnelles, l’amélioration de l’efficacité économique ainsi que l’amélioration de la gouvernance institutionnelle et économique.
Par ailleurs, ces gouvernements mettent en place des cadres réglementaires propices aux partenariats public-privé efficaces.
Ces améliorations ne sont pas nécessairement homogènes dans tous les pays africains, mais elles persisteront certainement.
Ce climat permettra au secteur privé de s’impliquer dans le secteur des infrastructures.
Les pessimistes estiment que l’Afrique représente trop de risques pour les investisseurs. Mais partout dans le monde, il n’y a pas d’investissements sans risques. En effet, l’idée que les investissements en Afrique représente plus de risques que ceux dans d’autres régions du monde est un mythe. Selon une étude récente de l’agence de notation Moody’s portant sur les prêts relatifs aux financements des projets en Afrique au cours des 20 dernières années, seul un prêt sur 92 n’a pas été débloqué.
Et la rentabilité?
L’Afrique est un marché émergent, donc les retours sur les investissements sont élevés pour ceux qui investissent tôt.
Bon nombre de projets d’infrastructures en Afrique financés par le secteur privé enregistrent des taux de rentabilité observés dans d’autres parties du monde en développement.
Mais les pessimistes soutiennent qu’investir en Afrique c’est jeter de l’argent par les fenêtres.
Mais cela ne se traduit-il pas par une demande d’aide et d’assistance?
Le déficit du continent en matière d’infrastructures provient d’une demande réelle
; une demande qui résulte de la récente croissance solide de l’Afrique.
Certains pays africains ont enregistré une croissance à deux chiffres.
L’Afrique est maintenant l’une des régions du monde avec une croissance économiques très élevée et les taux de croissance du PIB
comparables à ceux de la Chine ou du Brésil.
Cette croissance produit une demande pour l’énergie, l’eau, le transport et les communications.
Des projets dans tous ces domaines sont finançables par le système bancaire.
Même le récent ralentissement économique a montré que l’Afrique n’est pas un cas désespéré. Partout en Afrique, le PIB réel s’est accru de 5 % entre 2000 et 2008, atteignant 1560 milliards de dollars EU en 2008. La crise financière a réduit le PIB collectif du continent à 1400 milliards de dollars EU en 2009. L’impact négatif de la crise n’était donc pas considérable par rapport à d’autres parties du monde.
La croissance du continent se repose sur un fondement solide et elle rebondit. L’année 2010 s’est terminée par une croissance de 4,5 % et les économistes prévoient qu’elle atteindra les 5 % en
2011.
En fin, il paraît que nous, les optimistes, avons en notre faveur les faits et les chiffres. Si vous êtes un investisseur, il serait difficile de faire fi de l’Afrique. Vous n’ignorez donc les infrastructures.
Vous aimerez être parmi les vainqueurs.
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