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Fonds de pension et capital-investissement : libérer le potentiel africain

juil 21, 2014
Chers lecteurs, Nos sincères remerciements à tous ceux qui se sont joints à nous à Dakar, au Sénégal, le mois dernier pour le Forum du Partenariat. J'espère que vous avez trouvé cet événement aussi intéressant et stimulant que nous. L'une des principales leçons que le Secrétariat a retirées des discussions de ce Forum est la nécessité d'approfondir notre engagement avec les intervenants clé pour soutenir le développement du secteur financier en Afrique. Ceci ne signifie pas que nous allons faire des choses différentes mais plutôt que nous allons nous y prendre différemment. Un exemple de ceci est notre ébauche de programme de travail avec les fonds de pension. Les fonds de pension jouent un rôle central au niveau financier en mobilisant et en affectant une épargne stable à long terme qui soutient l'investissement. Les récentes réformes dans de nombreux pays africains ont créé des systèmes privés de retraite, qui accumulent rapidement des fonds sous gestion (AUM). Le secteur nigérien des pensions, par exemple, est passé de 7 milliards de dollars en décembre 2008 à 25 milliards en décembre 2013[1]. De manière similaire, l'industrie ghanéenne des pensions pourrait se développer jusqu'à 400 pour cent dans les quatre années comprises entre 2014 et 2018[2]. En Namibie[3], les actifs des pensions représentent maintenant 80 pour cent du PIB et 40 pour cent au Botswana[4]. Comment l'Afrique peut-elle mobiliser ces ressources intérieures pour soutenir le développement du secteur privé, ainsi que l'investissement dans les infrastructures et les services sociaux qui doivent stimuler une croissance et une transformation soutenues ? Comment cette épargne à long-terme peut-elle soutenir le développement des marchés des capitaux sur le continent africain ? Dans les prochains jours, conjointement avec le Secrétariat du Commonwealth et l'association des marchés émergents du capital-investissement (EMPEA), nous publions le rapport " Pension Funds and Private Equity: Unlocking Africa's Potential " (Fonds de pension et capital-investissement : libérer le potentiel africain). Ce document fournit des informations essentielles pour mieux comprendre et évaluer l'industrie des pensions en Afrique. En plus des derniers chiffres et des profils juridiques de 10 pays africains, ce rapport fournit une estimation du capital qui serait disponible pour soutenir le capital-investissement dans ces pays et les montants qui ont déjà été mobilisés au jour d'aujourd'hui. Nous avons choisi de nous concentrer sur le capital-investissement en particulier parce que dans un contexte de marchés des capitaux sous-développés et de manque de financements à long terme, le capital-investissement est une alternative intéressante pour les sociétés africaines en quête de capitaux et parce qu'il peut jouer un rôle de catalyseur pour la création d'emploi et la croissance économique. En plus de présenter des analyses de praticiens de l'industrie, ce rapport brosse un portrait des industries des pensions du Botswana, du Ghana, du Kenya, de Namibie, du Nigeria, du Rwanda, d'Afrique du Sud, de Tanzanie, d'Ouganda et de Zambie. L'objectif de cette analyse comparative est de faire avancer le dialogue sur le capital-investissement entre gestionnaires de fonds de pension africains, retraités, régulateurs et autres intervenants de l'industrie et d'approfondir les échanges de bonnes pratiques à travers la région et avec les autres marchés émergents et développés. Alors que cette publication est centrée sur le capital-investissement, les leçons qui s'en dégagent sont applicables aux autres secteurs comme l'infrastructure et le logement, ainsi que la manière dont cette épargne à long terme peut être utilisée pour soutenir le développement des marchés des capitaux. Dans la même logique et sur la base de cette publication, par le biais du réseau des fonds de pension africains (APFN) récemment lancé, nous nous sommes engagés avec des gestionnaires de fonds de pension, à chercher comment les divers obstacles à la libération des capitaux intérieurs pourraient être levés. L'APFN a été inauguré pendant le Forum du Partenariat à Dakar en juin et ses membres incluent actuellement des associations d'industriels et des gestionnaires de fonds de pension du Botswana, d'Afrique Orientale (couvrant le Burundi, le Kenya, le Rwanda, l'Ouganda, la Tanzanie et la Zambie), de Namibie, du Nigeria et d'Afrique du Sud, et d'autres pays devraient le rejoindre dans les mois qui viennent. Ce réseau fournira une plate-forme d'échange de connaissances et d'expertise pour les participants de l'industrie à travers le continent. Ce réseau facilitera également la collaboration entre les pays via des investissements communs, un apprentissage entre pairs et il fournira un forum pour l'engagement avec d'autres intervenants du secteur financier au niveau pan-africain. Nous sommes déjà en pourparlers avec l'organisation internationale des superviseurs de pensions (IOPS) sur l'organisation d'une réunion entre superviseurs de pensions africains et l'APFN lors du forum mondial IOPS en Namibie au mois d'octobre. Nous allons construire sur ces bases pendant l'été en utilisant de nouveaux outils comme notre plate-forme collaborative en ligne, une plate-forme de réseau social interactive et sécurisée prévue pour soutenir et pour stimuler les réseaux MFW4A et les groupes de travail, le répertoire des partenaires africains (African Partners Directory), une base de données des principaux intervenants actifs dans les secteurs financiers africains, et nos outils plus traditionnels comme notre lettre d'informations bi-hebdomadaire. Pour conclure, j'aimerais remercier particulièrement tous nos partenaires pour leur collaboration constructive et stimulante qui nous rapproche de notre objectif de promotion des secteurs financiers africains. J'aimerais également remercier l'équipe du Secrétariat pour ses efforts remarquables et ses réalisations. Avec nos sincères salutations, nous souhaitons à tous nos lecteurs de passer de très agréables vacances d'été/hiver. Stefan Nalletamby
Coordinateur du Partenariat MFW4A
[1] Commission Nationale des Pensions du Nigeria (PenCom). [2] Selon des responsables de l'autorité de régulation des pensions nationales, les avoirs de l'industrie des pensions pourraient passer de 1,06 milliard de dollars à 5,5 milliards de dollars pendant cette période. [3] Rapport annuel 2013 de l'autorité namibienne de supervision des institutions financières. [4] Sur la base de chiffres de l'autorité de régulation des institutions financières non-bancaires (NBFRIA) et de la Banque Mondiale.

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