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Financer l’agenda climat : comment mobiliser les ressources nécessaires?

fév 04, 2015
Retrouvez ci-dessous la synthèse des échanges qui se sont tenus lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences. Une conférence-débat animée par Anne-Cécile Bras, journaliste à RFI, avec : Les enjeux de la finance climat La finance climat vise, à réduire l'importance des changements climatiques futurs. Elle se concentre sur les investissements ayant des bénéfices en termes d'adaptation, d'atténuation ou de séquestration. "Les besoins d'investissements en matière de réduction de gaz à effet de serre s'élèveraient à environ 1 500 milliards de dollars par an, et à environ 500 milliards pour l'adaptation" dans tous les domaines : énergie, infrastructures, industrie, équipements et services (Pierre Forestier). Malgré une prise de conscience générale, les besoins sont encore loin d'être couverts, d'autant qu'il est parfois difficile d'évaluer l'efficacité des investissements climat : "lorsqu'on investit dans le cadre de la finance climat, on se trouve face à une dimension plus qualitative que quantitative" (Tosi Mpanu-Mpanu). L'enjeu est donc double : développer la finance climat et trouver un équilibre entre les quatre flux de financement - les financements publics internationaux, les financements privés internationaux, les financements publics nationaux et les financements privés nationaux. Des dispositifs pour développer la finance climat déjà en place L'un des plus notoires est le marché du carbone, divisé en deux sous-marchés : le marché réglementaire et le marché volontaire. Le premier permet d'utiliser les réductions d'émissions de gaz à effet de serre de projets vertueux pour les revendre à des entreprises qui ont des limites d'émission. À ce jour, il n'a pas atteint ses objectifs. Le second est l'œuvre d'entreprises qui souhaitent d'elles-mêmes avoir des pratiques responsables. Ce marché volontaire se porte mieux car on peut en mesurer des "retombées de développement très concrètes " et car " les prix sont très stables. " (Samuel Bryan). Autre levier d'action, le MDP (mécanisme de développement propre) permet aux pays industrialisés de financer des projets qui réduisent ou évitent des émissions dans les pays en développement et sont récompensés en crédits carbone. En retour, les pays bénéficient de transferts de compétences et de technologies tout en participant aux efforts mondiaux de réduction d'émissions. Le nombre de projets - 7 000 - montre le succès du MDP. Malheureusement, les pays occidentaux se désengagent de ce mécanisme à cause de la chute du prix de la tonne de carbone. Enfin, le Fonds vert, acté à la conférence de Cancun en 2010, devrait en principe être capitalisé à hauteur de 100 milliards de dollars par an à l'horizon 2020 pour soutenir les pays en développement dans la mise en place de projets climat. "Au sein des négociations sur le climat, le Groupe Africain estime qu'il faudrait mobiliser 14 milliards de dollars en 2014. Aujourd'hui, il atteint environ 1 milliard de dollars. On est donc loin du compte. Si les pays en développement viennent à Paris en 2015 pour souscrire l'accord, la communauté internationale devra débloquer des financements" (Tosi Mpanu-Mpanu). Lire l'intégralité de l'article La synthèse a été publié sur Idées pour le développement

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