Aperçu du secteur financier

Paysage économique

Après s’être remis du génocide de 1994, le Rwanda affiche aujourd’hui une croissance économique des plus fortes d’Afrique. Alors qu’il était inférieur à 1% sur la période 1994-2000, le taux de croissance annuel moyen du PIB s’est établi à 7,24% entre 2012 et 2018, un niveau bien supérieur à la moyenne subsaharienne (3,23%). L’amélioration de la gouvernance économique a eu des effets positifs sur la croissance et a valu au pays la première place en 2018 dans le classement réalisé par la Banque mondiale sur l’évaluation des politiques et institutions publiques en Afrique. L’investissement public, principal moteur de la transformation, est passé de 5% du PIB au début des années 2000 à 15% en moyenne ces dernières années. Le revenu par habitant a plus que triplé entre 2000 et 2018, passant de 229 à 773 USD et le niveau de pauvreté est tombé de 77% de la population en 2001 à 55,5% en 2017. Selon le classement Doing Business de la Banque mondiale, le pays figure parmi les économies les plus performantes en matière d’environnement des affaires, occupant la 2ème place au niveau africain et la 38ème au niveau mondial en 2019 (52ème en 2012) sur 190 économies. L’économie reste toutefois fortement dépendante du secteur agricole qui, bien que représentant 35% du PIB et concentrant près de 80% de la population, reste encore très peu productive. En outre, l’instabilité dans la région des grands lacs constitue un risque potentiel dans les perspectives économiques du pays. Afin de progresser vers les objectifs de développement durable, les autorités ont élaboré une stratégie nationale de transformation pour la période 2017-2024. Elle fait partie d’une feuille de route encore plus ambitieuse, Vision 2050, qui permettra au Rwanda d’atteindre le statut de pays à revenu intermédiaire supérieur d’ici 2035 et de revenu élevé à l’horizon 2050.

 

Vue d’ensemble du secteur financier

En juin 2018, le secteur comprenait 16 banques, 473 institutions de microfinance, 16 compagnies d’assurance et 11 fonds de pension (dont 1 Régime de pension obligatoire et 10 Régimes de pension volontaires). Un bureau de référence du crédit (TransUnion) partage aux principaux acteurs les informations relatives au crédit afin de faciliter la prise de décision dans l'octroi des prêts. Le système financier, représentant 53,2% du PIB, reste dominé par le secteur bancaire qui cumule 65,5% du total des actifs.

La Banque centrale a récemment procédé à une restructuration de la réglementation du secteur en deux axes distincts: l'un portant sur la réglementation prudentielle et l'autre consacré à la conduite des marchés financiers. Ce nouveau cadre reflète l’engagement de la banque centrale dans la promotion de l’inclusion financière et la protection des consommateurs.

Secteur bancaire

Structure du marché bancaire – Le secteur bancaire demeure concentré, les cinq plus grandes banques détenant 77,4% (2017) du total des actifs d bancaires qui ont connu une hausse de 9,8% en glissement annuel pour s’établir à 2 824 milliards RWF (3,1 milliards USD), soit 34,9% du PIB. Cet accroissement demeure modéré par rapport à 2017 (12,9%), en raison du ralentissement de la croissance des prêts accordés par le secteur bancaire, principale composante des actifs bancaires.

Structure des crédits et dépôts du secteur bancaire – Les prêts et avances représentent 57,7% des actifs bancaires. Ils ont augmenté de 7,8% (14,4% pour la même période en 2017) pour atteindre 1 630 milliards RWF (1,8 milliard USD). La croissance modérée de l'encours des prêts du secteur bancaire reflète les radiations de créances irrécouvrables et le ralentissement des nouveaux prêts, en raison de la restriction des conditions de crédit consécutive à la hausse des prêts non performants. Le crédit bancaire au secteur privé a baissé, passant de 20% du PIB en 2015 à 19,8% du PIB en 2017. En revanche, les dépôts ont augmenté de 9,5% pour atteindre 1 834 milliards de FRW (environ 2 milliards USD). Les dépôts à terme et à vue représentent respectivement 41% et 59% du total des dépôts. La pénurie de ressources longues constitue un obstacle au financement des investissements à long terme.  Environ 98,5% du total des dépôts à terme ont une échéance maximale d'un an. Dans le cadre des politiques de mobilisation de l’épargne à long terme, la loi révisée (en avril 2018) de l'impôt sur le revenu a supprimé la retenue à la source de 15% appliquée sur les produits des dépôts à terme ayant une échéance de plus d’un an.

Taux d’intérêt créditeurs et débiteursLe nouveau cadre de politique monétaire a fixé un objectif d’inflation globale à moyen terme de 5%, avec corridor d’inflation de ± 3 points de pourcentage. Depuis 2016, la banque centrale a entamé une réduction des réserves excédentaires dans le système bancaire, en veillant à ce que les taux interbancaires soient alignés sur les taux directeurs. Le Comité de politique monétaire a par conséquent ramené le taux directeur de 5,5% à 5% en vue de soutenir le financement bancaire de l’économie et ramener l'inflation globale dans la fourchette établie. Le taux débiteur a légèrement baissé, passant de de 17,2% en 2016 à 16,9% en 2018.

Solidité financière du secteur bancaire Afin de se conformer aux normes de Bâle II/III, la banque centrale a adopté les règlements n0 06/2017[1] et 07/2017 du 19 mai 2017 relatifs respectivement aux exigences de fonds propres et de liquidité[2] bancaire. Le secteur bancaire rwandais est globalement bien capitalisé, liquide et rentable, conformément aux exigences réglementaires en vigueur. Les ratios de levier et de fonds propres sont restés supérieurs aux minima réglementaires de 6% et 15% respectivement. Le ratio de liquidité à court terme et le ratio structurel de liquidité à long terme affichent des valeurs supérieures à l'exigence prudentielle minimale de 100. La qualité des actifs s'est également améliorée. Le ratio de créances douteuses a baissé, principalement en raison de la radiation des créances irrécouvrables initiée dans le but d’assainir les bilans. Le ratio des prêts non performants a baissé de 8,2% en juin 2017 à 6,9% en juin 2018. En revanche, les provisions ont augmenté de 39% entre 2017 et 2018 suite à la mise en œuvre de la norme IFRS 9 en janvier 2018. La rentabilité bancaire demeure quant à elle positive. Le rendement des actifs (ROA) et celui des fonds propres (ROE) se sont respectivement établis à 1,9 et 11,2% en 2018. Depuis 2015, le ratio des prêts sur dépôts s’est maintenu à un niveau supérieur à 90%. Il s’est établi à 94% en 2018, indiquant un bon niveau d’intermédiation financière.   

Inclusion financière

Selon le Global Findex de la Banque mondiale, l’inclusion financière a connu d’importants progrès au Rwanda. La proportion des adultes disposant d’un compte a, depuis 2014, connu une hausse de 18.8% pour s’établir à 50% en 2017, un niveau supérieur à la moyenne subsaharienne (42,6%). L’expansion des activités au niveau du mobile money, des coopératives d’épargne et de crédit dans les Umurenge (U-SACCO[3]) et l’essor du commerce électronique ont favorisé ce progrès. La proportion des adultes disposant d’un compte mobile money a augmenté d’environ 72% et les transactions relatives aux paiements numériques se sont accrues de 42%.   

Nonobstant ces résultats positifs, des efforts supplémentaires restent à faire en vue de consolider ces acquis. Les institutions financières enregistrent un recul, tant en termes de possession de compte (-3,7%) que d’utilisation des services offerts (-26% et -4% pour l’épargne et l’emprunt respectivement). Selon le FMI, le secteur agricole concentre moins de 2% des financements formels. L’une des barrières à l’inclusion financière est l’importance de la finance informelle. Environ 72% des adultes (57% en 2012) utilisent des mécanismes informels tels les groupes d’épargne (VSLA[4] ou SILC[5]), les systèmes traditionnels de rotation (tontine) ou les boutiques[6] de crédit. Ces mécanismes informels ne concernent pas seulement la population financièrement exclue puisque 76% des individus qui ont des produits financiers formels sont également impliqués dans la finance informelle. Afin de renforcer la confiance des populations dans le system financier formel, les autorités ont entrepris plusieurs actions parmi lesquelles figure la création d’un Fonds de garantie des dépôts (loi n0 31/2015 du 05/06/2015). Cette initiative vise également à est de protéger les petits déposants contre les risques de perte qui résulteraient de la faillite d'une banque ou d'une institution de microfinance.

Le secteur de la microfinance

Le secteur de la microfinance comprend 19 institutions de microfinance constituées sous la forme de société à responsabilité limitée, 435 coopératives d'épargne et de crédit (SACCO), dont 416 U-SACCO et 3 autres SACCO (non umerenge). Le secteur comptait en 2018 3 779 860 clients (soit 54% de la population adulte). Les actifs du secteur représentent 6,6% du total des actifs du secteur financier. Ils ont atteint 283 milliards RWF (307,8 millions USD) en juin 2018, soit une hausse de 14,3% en glissement annuel. Les dépôts (81,9% du total des passifs) demeurent la principale source de financement du secteur. Les niveaux de fonds propres et de liquidité restent adéquats. Les ratios de fonds propres et de liquidité sont restés conformes aux minima prudentiels requis de 15% et 30% respectivement. Ils ont respectivement atteint 32,5% (32,1% pour les U-SACCO) et 103,3% en juin 2018. Après s’être dégradée en 2017, la qualité des actifs du secteur s’est relativement améliorée en 2018. Le ratio total des prêts non performants est passé de 12,3% en juin 2017 à 8% en juin 2018, une réduction plus prononcée dans les IMF à responsabilité limitée (de 20,9% à 8,7%) que dans les U-SACCO (de 13% à 12,4%). Le recul des prêts improductifs est imputable à la radiation de créances douteuses, en particulier dans les IMF à responsabilité limitée, et à l'amélioration de la performance économique dans le secteur de l'agriculture. La rentabilité du secteur est restée positive en 2017. Elle avait affiché des valeurs négatives en 2017 (-0,1% et -0,3% respectivement pour ROA et ROE) suite aux contre-performances du portefeuille des prêts.

Le dynamisme apporté par les U-SACCO n’a pas résorbé la faible qualité du portefeuille qui reste l’un des principaux défis à relever. Les IMF disposent de capacités limitées dans la gestion du risque. En dépit de son amélioration, le ratio des prêts improductifs reste supérieur au seuil maximum de 5% fixé par la banque centrale. En outre, les produits offerts ne sont pas toujours adaptés aux différentes couches de la population, notamment les agriculteurs dont les investissements nécessitent généralement un financement relativement plus long, et les jeunes. Les IMF offrent très peu de produits innovants, une situation qui les désavantage dans la concurrence avec les autres institutions financières. Leur connexion aux systèmes de paiement électroniques demeure limitée, ce qui entrave leur portée dans les zones rurales, une situation aggravée par le manque d’infrastructure socioéconomiques de base. En décembre 2016, seule une IMF proposait des paiements électroniques, tels que les services bancaires mobiles et les cartes pour guichets automatiques. Bien que les IMF et les SACCO aient pris des initiatives en vue de s'associer aux banques et aux prestataires de services de paiement pour offrir des paiements électroniques, l'infrastructure technologique et la capacité organisationnelle limitées des IMF et des SACCO entravent leur pleine participation au système de paiement. À cet effet, les autorités et l'Association des institutions de microfinance ont lancé des projets d'automatisation des SACCO et des IMF via une plateforme partagée.

Finance numérique

Le pays dispose d’une stratégie pour le développement du système national de paiement sur la période 2018-2024. La Banque centrale continue de moderniser le système national de paiement tant au niveau du paiement de gros que de détail. Le Système de traitement intégré des paiements (RIPPS[7]) a été mis à jour par l’intégration de la signature électronique et la mise en conformité du SWIFT aux normes ISO 20022. Des progrès significatifs ont été observés dans le système de paiement de détail, en particulier les services financiers mobiles et les services bancaires par Internet. Au cours des huit dernières années, la valeur des paiements électroniques est passée de 0,3% du PIB en 2011 à 34,6% du PIB en 2019, en raison de l'adoption de nouvelles technologies et de la facilité d'accès des clients au système de paiement. Le développement des paiements électroniques est favorisé par une forte pénétration du téléphone mobile (environ 90%). Le nombre d'utilisateurs actifs de services financiers mobiles a augmenté de 51% pour atteindre 6 millions d'abonnés. La valeur des services financiers mobiles a augmenté de 32%, passant de 1 563 milliards RWF (1,7 milliard USD) en 2017 à 2 058 milliards RWF (2,2 milliards USD) en 2018. Les services d’opérations bancaires en ligne se sont renforcés avec le système intégré de gestion financière (IFMIS[8]). Des efforts ont également été accomplis dans l’offre des services publics, par le biais d’une plate-forme dénommée Rwanda Online, intégrant les paiements B2G et P2G dans le pays. Cette plate-forme est accessible aux consommateurs via Internet et accepte les paiements par carte et par mobile.

L’une des faiblesses du secteur reste la prédominance des règlements en espèces dans les transactions financières. L’un des objectifs du Master Plan 2020 adopté en 2015 est la réalisation d’une économie sans « cash ». Par ailleurs, les services financiers offerts par le mobile money sont encore méconnus par une part importante de la population. Aussi le cadre réglementaire relatif au système de paiement ne reflète-t-il pas les réalités actuelles du marché financier, les lois et réglementations ont pour la plupart été établies en 2010. Enfin, les niveaux d'interopérabilité demeurent limités pour les transactions relatives aux paiements de détail.

Financement des PME

Environ 98% des entreprises rwandaises sont des PME. Elles fournissent 41% des emplois du secteur privé. Le pays compte plus de 72 000 Micros, Petites et Moyennes Entreprise (MPME) en activité. La grande majorité des MPME (93%) travaillent dans le commerce et les services. Selon la Banque mondiale, 39,3% des petites entreprises ont accès au financement bancaires contre 69,7% pour les grandes entreprises. La majorité des PME rencontrent des difficultés à élaborer des plans d’entreprise leur permettant d’obtenir des prêts auprès de banques commerciales et des institutions de microfinance. Cette situation est exacerbée par les faibles capacités des promoteurs en matière de collecte et le traitement des informations relatives au marché, et l’absence de compétences techniques et managériales. Par ailleurs, les alternatives de financement offertes par le marché boursier sont marginales, ce dernier étant encore à un stade embryonnaire.

Les assurances

Le secteur des assurances est supervisé et réglementé par la banque centrale. Il comprend 14 compagnies d’assurance dont 12 compagnies d’assurance privée (9 assureurs non-vie et 3 assureurs-vie) et 2 compagnies d’assurance de santé publique. Le secteur des assurances compte également 707 agents, 17 courtiers et 19 experts en sinistres. Le secteur est dominé par l’assurance non-vie qui représente 82,8% du total des primes brutes. Les actifs du secteur des assurances ont atteint 423 milliards FRW (460,6 millions USD) en juin 2018, soit une augmentation de 15% en glissement annuel. Cette hausse est en partie imputable aux bénéfices non distribués de l’assurance publique. Les actifs du secteur sont principalement constitués de placements dans des banques et en titres d’État qui représentaient respectivement 47 et 15% du total des actifs en juin 2018. Les investissements dans les biens immobiliers et dans les actions ont respectivement représenté 10% et 11% du total des actifs, des niveaux conformes aux limites maximales prudentielles (30% respectivement) fixées par la banque centrale sur ces catégories d’actifs. La hausse des primes et des revenus de placements ont permis une nette amélioration des bénéfices du secteur qui ont atteint 17 milliards de RWF (18,5 millions USD) en juin 2018. La liquidité du secteur des assurances reste suffisante, le ratio de liquidité s'est amélioré, passant de 331% en juin 2017 à 353% en juin 2018, bien au-dessus de l'exigence prudentielle minimale de 150%.

La faiblesse des revenus et la méconnaissance des produits d’assurance, du fait d’un manque de sensibilisation sont les principaux obstacles au développement du secteur. Seulement 9% des adultes souscrivent à des produits d’assurance. Le taux de pénétration de l'assurance reste quant à lui faible, 1,7% du PIB en 2018. En outre, la tarification appropriée du risque demeure problématique en raison de la fraude dans les sinistres.

Le marché des capitaux

Le développement du marché des capitaux est guidé par un plan décennal élaboré en 2016. Il prévoit aider les entreprises, généralement petites et informelles, à améliorer leurs états financiers et à renforcer leur gouvernance, tout en jouant un rôle essentiel dans la mobilisation des fonds à long terme. Durant l’exercice 2017-2018, la Banque centrale a émis avec succès quatre obligations pour une souscription moyenne de 239%. L'encours des obligations est passé de 160 milliards RWF en fin juin 2017 à 200 milliards RWF en 2018. Le classement annuel relatif à l’indice de développement du marché obligataire africain et publié par l’Initiative des Marchés Financiers Africains (AFMI) attribue la 16ème place au Rwanda sur 54 pays, soit un gain de 2 places par rapport à 2016.

Le marché boursier est encore à un stade embryonnaire et le plus jeune en Afrique de l’est. Il a démarré ses activités seulement en 2011. Le nombre de transactions s’est contracté de 12,98%, passant de 917 en 2017 à 798 en 2018, tandis que le volume des transactions a diminué de 60,5%. Cette diminution est principalement due à l'absence de nouvelle cotation au cours de l’exercice 2017-2018. Les offres publiques initiales (IPO) demeurent encore insuffisantes. Seulement, 2 introductions en bourse entre 2014 et 2018 ont permis de mobiliser 50 millions USD.

La sécurité sociale

Le secteur des retraites est composé du régime de retraite public obligatoire, géré par l’Office rwandais de la sécurité sociale (RSSB[9]), et de 10 régimes de retraite volontaires encore au stade embryonnaire de développement. Le total des actifs du régime obligatoire s’est établi à 749,2 milliards (815 millions USD) en juin 2018, soit une hausse de 19,2% en glissement annuel. Cette croissance provient principalement de l’accroissement des contributions (14,8%), principalement en raison de la hausse du nombre de cotisants qui est passé de 465 579 en juin 2017 à 539 441 en juin 2018. Les actions en bourse représentent la plus grande partie (33%) des actifs des fonds de pension. Le niveau des contributions à la RSSB reste suffisamment élevé par rapport aux prestations versées. En fin juin 2018, les prestations versées représentaient 23,7% des cotisations. L’effectif des bénéficiaires est nettement inférieur à celui des contribuables et reflète la structure démographique du pays où seulement 3% de la population totale a atteint l’âge de la retraite alors que 58% de la population est en âge de travailler. Les autorités, par l’ordonnance n0 069/01 du 13/04/2018, ont pu ainsi revoir à la hausse le minimum de prestations payables qui est passé de 5 200 RWF (5,7 USD) à 13 000 RWF (14,1 USD) par mois.

La couverture de la protection sociale demeure faible : 7% en 2018, un niveau reflétant la faible proportion de la population employée dans le secteur formel. Le gouvernement a introduit un régime d'épargne à long terme (LTSS[10]). Il consiste à fournir des prestations de retraite à la population non couverte. Il est alimenté par des contributions volontaires avec une valeur de la pension basée sur les rendements des investissements collectifs. Environ 30 000 personnes se sont inscrites depuis le lancement de ce régime en décembre 2018.


[1] Ce règlement est effectif depuis janvier 2018.

[2] Le ratio de liquidité à court terme et le ratio structurel de liquidité à long terme ont été introduits dans le cadre des exigences de liquidité bancaire.

[3] Communément appelées “Umurenge SACCOs” (Umurenge Savings and Credit Co-operatives, U-SACCOs). Il s’agit d’une initiative gouvernementale visant à accroître l'inclusion financière par le renforcement l’épargne rurale, à travers la création d'au moins une coopérative d’épargne et de crédit au niveau de chaque subdivision administrative de troisième niveau (appelée secteur ou Umurenge) équivalent à une municipalité. Mise en œuvre en 2008, cette initiative a permis à plus de 90% de rwandais de vivre près d’une U-SACCO dans un rayon de 5 km. Les services offerts par les U-SACCOs sont utilisés par 33% des adultes (22,3% en 2012). 27% des adultes disposent d’un produit d’épargne dans une CSEC (21% en 2012). 57% des adultes ont plus confiance en une épargne détenue par les U-SACCO contre 27% pour l’épargne bancaire (Finscope 2016).

[4] VSLA: Village Savings and Loan Association

[5] SILC: Savings and Internal Lending Communities

[6] Système de crédit qui permet de s’approvisionner en marchandises dans une boutique et de rembourser ultérieurement. 

[7] Rwanda Integrated Payment Processing System

[8] IFMIS : Integrated Financial Management Information System.

[9] RSSB : Rwanda Social Security Board

[10] LTSS : Long Term Saving Scheme


Liste des banques commerciales au Rwanda - 2018

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P O Box 331 Kigali

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Plot No. 772, KG7 AVE,
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En bref

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Population in thousands (2019): 12 612 950
GDP per capita (current US$) 2019 - World Average 10,721.61: 801,65
Account (%) age 15+) - (2014 vs 2017): 42% | 50%
Agriculture Orientation Index - Credit ( Agriculture, Forestry and Fisheries share of GDP) (2015 vs 2016): 0.08 (2016)
Financial Inclusion Strategies: Rwanda Financial Sector Strategy (2013-2018) EN
Domestic credit provided by financial sector (% of GDP) 2017: 18.95
Made or received digital payments in the past year (% age 15+) (2014 vs 2017): 27% | 39%
Remittances % of GDP for 2018: 0.027
Mortgage Interest Rate / Mortgage Term (years): 18% | 15

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