Aperçu du secteur financier

Paysage économique

Le Togo est un petit pays de 8,2 millions d’habitants en 2019, situé en Afrique de l’Ouest, et faisant frontière avec le Ghana, le Bénin et le Burkina-Faso. Doté d’une superficie de 56 700 km2, le pays dispose d’une façade maritime de 56 km et d’un port parmi les plus performants de la région. Le port de Lomé, la capitale, constitue une infrastructure stratégique pour le dynamisme du commerce intra-régional, notamment vers les pays enclavés de l’UEMOA. Les échanges à l’intérieur de l’UEMOA ont représenté plus de la moitié des exportations togolaises en 2016. Le Togo fait également partie des 8 pays-membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). L’économie réelle est dominée par le secteur agricole qui représente un peu plus de 40% du PIB et occupe 60% de la population active. Bien que négativement impacté par une crise politique en 2017, la croissance économique moyenne du Togo entre 2014 et 2018 a atteint environ 7%, légèrement au dessus de la moyenne de l’UEMOA (6,6%) et celle de l’Afrique subsaharienne (3.1%) en 2018. A l’instar des autres pays de l’UEMOA, l’inflation reste globalement faible : -0.7% en 2017 et 0.8% en 2018. Par ailleurs, un plan national de développement (PND) pour la période 2018-2022 est en cours de mise en œuvre et nécessite la mobilisation de plus de 4 622 milliards FCFA, soit 7,9 milliards USD. Les actions prioritaires du PND 2018-2022 concernent la stimulation des performances du secteur agricole, les investissements dans les infrastructures, le renforcement des services sociaux de base (eau, santé, électricité…), la promotion de l’inclusion financière et des initiatives en faveur des femmes, ainsi que l’élaboration d’une politique de développement durable. L’environnement des affaires s’est nettement amélioré au cours de la dernière décennie. Le pays a fait un bond significatif de 19 places au classement Doing Business 2019 de la Banque Mondiale, occupant ainsi le 137ème rang mondial.

Vue d’ensemble du secteur financier

A fin 2017, le secteur financier togolais comprenait 15 établissements de crédit (dont 11 banques commerciales, 2 succursales bancaires et 2 établissements financiers à caractère bancaire), 11 compagnies d’assurances, 2 caisses de retraite, 75 Institutions de Microfinance (IMF) agréées, 2 opérateurs de téléphonie mobile fournissant des services de mobile money, 2 établissements de paiement et une antenne régionale de la bourse sous-régionale (BRVM). Les institutions financières exercent leurs activités dans un cadre règlementaire harmonisé et organisé autour de plusieurs instances communautaires dont les plus importantes sont la Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Commission Bancaire de l'UMOA, le Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF), la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA) et la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES). Dans le cadre de la coopération sous-régionale, le Togo partage avec les 7 autres pays de l’UEMOA un marché financier unique, gravitant autour de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) basée à Abidjan en Côte d’Ivoire. Il existe un marché régional des titres de l’État. Ce marché reste toutefois peu développé, 20 ans après sa création. Il reste dominé par les titres publics à court terme et concentré entre acteurs locaux et sous-régionaux. Les transactions sur le marché secondaire sont fortement limitées.

Le secteur financier togolais est dominé par le secteur bancaire. Par ailleurs, les déficits budgétaires gouvernementaux de la dernière décennie ont été significativement financés par les banques et ont été à la base du sous financement du secteur privé domestique. Le taux de bancarisation au sens strict (24%) reste faible malgré l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché domestique, L’accès aux services financiers a toutefois connu des progrès notables en 2014 entre 2017; le taux d’inclusion financière est passé de 18% à 45% sous l’impulsion de la microfinance et des services de mobile money.

En vue de réduire l'asymétrie d'information entre les prêteurs et les emprunteurs sur le marché sous-régional du crédit, et d’améliorer l'accès des populations aux services financiers, la BCEAO a initié à partir de l'année 2013, un projet de promotion des Bureaux d'Information sur le Crédit (BIC). La Société CREDITINFO-VOLO a été agréée en qualité de BIC dans l'UMOA et a démarré ses activités le 1er février 2016 dans les Etats de l'Union où la loi uniforme portant réglementation des BIC était en vigueur à cette date. L’Assemblée Nationale Togolaise a adopté cette loi le 1er Mars 2016. Par ailleurs, les autorités Togolaises ont adopté en 2012 une stratégie de développement du secteur financier qui se décline en 5 principaux axes stratégiques : (i) les institutions de crédit (secteur bancaire), (ii) les systèmes financiers décentralisés (secteur de la microfinance), (iii) la prévoyance sociale et assurances, (iv) la gestion de la dette publique et de la trésorerie de l’Etat, et (v) l’amélioration de la gouvernance et de l’environnement des affaires.

Secteur bancaire

Structure du marché bancaire – En 2017, le secteur bancaire était composé de 13 banques commerciales (dont 2 succursales bancaires) et de 2 établissements financiers à caractère bancaire. Le réseau bancaire s’est progressivement étendu au cours des 10 dernières années, en termes d’agences, de Guichets automatiques bancaires (GAB) et d’actifs. Le total bilan du secteur bancaire s’élève en 2017 à 2 636,5 milliards FCFA (4,7 milliards USD), soit 19,6 % du PIB de la même année. Le nombre d’agences bancaires est passé de 211 en 2015 à 237 en 2017, soit une augmentation de 12,3% ; pendant que le nombre de guichets bancaires a progressé de 19% entre 2015 et 2017, passant de 239 à 284. Le réseau bancaire reste néanmoins concentré autour de la capitale Lomé, limitant l’accès aux services financiers à un public plus large, notamment dans les zones rurales. Le capital du secteur bancaire dans son ensemble est majoritairement détenu par l’actionnariat étranger, qui en représentait 67,4% en 2017.

Structure des crédits et dépôts –Le volume total du crédit intérieur est passé de 198,5 milliards FCFA (385,5 millions USD) en 2005 à 1140,6 milliards FCFA en 2017 (2,03 milliards USD). Les crédits à l’économie sont principalement des crédits à moyen terme qui ont supplanté les crédits à court terme au fil des années, pendant que les crédits à long terme demeurent à un niveau plutôt marginal. En 2017, les crédits à court terme représentaient 38,5% du portefeuille global de crédit à l’économie, tandis que les crédits à moyen et long terme en constituaient respectivement 52,9% et 3,6%. Les avoirs en titres d’Etat constituaient 15% du total des actifs du secteur bancaire en 2016, contre 5% en 2005; illustrant ainsi la croissance significative des financements alloués aux dépenses publiques. Le financement bancaire du déficit budgétaire a causé une baisse du crédit au secteur privé qui est passé de 27% de l’actif total des banques en 2015 à 20% en 2017. En termes de ventilation des crédits à l’économie par secteur d’activité, les secteurs « agriculture, sylviculture et pêche » (0.1%) et « industries manufacturières » (4.4%) représentaient moins de 4,5% du crédit total à l’économie en 2015. Quant aux dépôts collectés par le secteur bancaire togolais, ils s’élevaient à 1 619,4 milliards FCFA (2,9 milliards USD) en 2017, contre 1 349,5 milliards FCFA (2,2 milliards USD) en 2015 : soit une augmentation de 20% en 2 ans. Les dépôts à terme constituent la majeure partie de l’épargne collectée par les banques, soit 62,5% du total des dépôts bancaires en 2017. Par ailleurs, la capacité de transformation des dépôts en crédits par les banques a fortement baissé en une décennie. Le coefficient d’engagement, le ratio entre les crédits et les dépôts, a diminué de 25,4 points de pourcentage entre 2008 et 2017, passant de 95,8% à 70,4%.

Taux d’intérêt créditeurs et débiteurs – Le taux débiteur moyen au Togo s’est établi en 2017 à 8,1%, en baisse de 0,2% par rapport à 2016; alors que la moyenne de l’UEMOA en 2017 était de 6,9%. Le taux créditeur moyen sur les dépôts a atteint 5,4% en 2017, en baisse de 0,16% par rapport à 2016. Il s’est avéré légèrement supérieur à la moyenne de l’UEMOA qui était de 5,28% en 2017. 

Solidité financière du secteur bancaire – Le secteur bancaire togolais est resté globalement rentable au cours des dernières années. Les bénéfices engrangés par les banques s’élevaient à 27 milliards FCFA en 2017, soit 1,02% du total bilan et 2,4% du volume total des crédits de la même année. Le Produit net bancaire (PNB) s’est établi à 121 milliards FCFA, contre 91 milliards FCFA en 2016 ; soit 6,6% en 2017 du PNB de l’UEMOA. Cependant, à l’instar du secteur bancaire régional, la trésorerie des banques togolaises a poursuivi sa tendance baissière en 2017, avec un déficit de 44,5 milliards FCFA. En outre, le ratio moyen de couverture des risques (principal ratio de solvabilité) s’est établi à 8,4% en 2017, légèrement au-dessus du minima réglementaire de 8%, alors que la moyenne sous-régionale est de 11,7%. Le secteur dans son ensemble souffre également des mauvaises performances des banques publiques récemment soumises à un plan de restructuration. Représentant 20% des actifs du marché, celles-ci ont tiré vers le bas le ratio de solvabilité du secteur et induit une sous-capitalisation du secteur bancaire. Enfin, le niveau important des créances douteuses (17% en 2017), l’importance du financement bancaire du déficit budgétaire public, ainsi que la concentration du crédit sur certains secteurs économiques et à un nombre limité d’emprunteurs favorisent l’émergence de risques systémiques importants liés au marché bancaire domestique. L’exposition des banques aux 5 principaux emprunteurs du pays est estimée à 90% des fonds propres en 2017 et la hausse du financement bancaire de la dette publique pourrait impacter significativement le resserrement des conditions de refinancement bancaire auprès de la banque centrale.

Les autorités monétaires régionales travaillent depuis peu à la mise en place d’un dispositif de protection financière contre les risques systémiques dans l’UEMOA, comprenant : un fonds de garantie pour les transactions interbancaires, un système de garantie des dépôts bancaires et un fonds de résolution bancaire.

Inclusion financière

Même si l’accès aux services financiers formels demeure relativement faible au Togo, le pays a fait d’importants progrès en l’espace de quelques années. Alors que le taux d’inclusion financière en 2014 était à 18,3% en 2014, contre 34,2% pour l’Afrique subsaharienne, il a fortement progressé en 3 ans en passant à 45 ,3% en 2017: un niveau légèrement supérieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne (42,6%) durant la même année. Cette amélioration récente de l’inclusion financière au Togo a été essentiellement portée par le dynamisme du secteur local de la microfinance et par la pénétration rapide des services de mobile money. Par ailleurs, les décideurs publics togolais ont également mis en place des initiatives en faveur de la promotion de l’accès aux services financiers, dont l’institution d’un Fonds national de la finance inclusive (FNFI) en 2014 et une Direction de la promotion de finance inclusive (DPFI) en 2015. Le FNFI a favorisé l’accès à des programmes de financement pour les populations à faible revenu, les jeunes, les agriculteurs et les femmes, tandis que la DPFI a la charge de mettre en place et en œuvre la stratégie nationale d’inclusion financière dans le pays tout en assurant le suivi du FNFI.

Secteur de la microfinance

La microfinance est régie au Togo par les lois et règlements de la zone UEMOA. La supervision est assurée conjointement par la Banque centrale des États d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) et la Cellule d’appui et de suivi des institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit, logée au ministère de l’Economie et des Finances du Togo (CAS-IMEC). Selon des données récentes datant de mars 2018, le secteur de la microfinance au Togo compte 75 institutions (IMF) agréées en 2017, également appelés « systèmes financiers décentralisés » (SFD) dans le contexte de l’UEMOA; dont 7 réseaux mutualistes et 4 IMF de type associatif. En 2018, le réseau des IMF s’avère plus dense que le réseau bancaire. On dénombre environ 12 agences d’IMF pour 100 000 habitants au Togo, contre 5 agences bancaires pour 100 000 habitants. Le pays compte également plus de 2,3 millions de clients d’IMF contre environ 1 million de clients pour les banques. En mars 2018, le pays représentait 15,1% des dépôts des IMF en circulation dans l’UEMOA (au 3ème rang après le Sénégal et la Côte d’Ivoire), et 12,7% des encours de microcrédit ; soit le 4ème rang après le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Les taux d’intérêt débiteurs des IMF en 2017 ont oscillé entre 5% et 24%, tandis que les taux créditeurs ont varié entre 3,5% et 7%. Enfin, les dépôts collectés par les IMF ont atteint 174,1 milliards FCFA en mars 2018, soit 10,7% du volume total des dépôts bancaires en 2017. Les crédits octroyés en mars 2018 ont atteint environ 145 milliards FCFA, avec une part majoritaire dédiée au commerce et à l’immobilier.

En somme, les IMF au Togo font face à certains défis dont la supervision partielle du secteur (limitée à une vingtaine d’IMF), l’importance des réseaux financiers informels, les retards enregistrés dans la transformation numérique des IMF, les carences des systèmes d’information et de gestion des IMF, ainsi que l’impact de l’engagement des IMF dans les activités du FNFI sur leurs ratios de capitalisation.

Finance numérique

Le développement rapide du secteur bancaire a favorisé celui de l’infrastructure des guichets automatiques de paiement: les GAB. On en dénombrait 284 en 2017 (contre 104 en 2010), soit pratiquement 4 GAB pour 100 000 habitants. Toutefois, l’émergence de la finance numérique est assez récente au Togo et est principalement portée par les Opérateurs de téléphonie mobile (OTM) fournissant des services de mobile money. Le pays bénéficie d’une infrastructure de qualité en matière de télécommunications et de connectivité à Internet, bien que les coûts d’accès demeurent relativement élevés. Les règlements en espèces constituent la forme de transaction la plus répandue. La proportion de détenteurs adultes (plus de 15 ans) de comptes de mobile money a fortement augmenté en l’espace de 3 années passant de 1,4% de la population en 2014 à 21,5% en 2017, un niveau sensiblement supérieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne (20,9%) et à celle des pays à faible revenu (17,6%) en 2017. Le Togo compte 2,98 millions de comptes mobiles (dont 35% de comptes actifs) en 2017, contre 1,44 million en 2016 ; soit une progression de plus de 100% en l’espace d’une année. La valeur annuelle des transactions a aussi connu un développement important entre 2014 et 2017, en passant de 5 milliards FCFA à 263,1 milliards FCFA en 2016 et 394,3 milliards FCFA en 2017. A l’échelle sous-régionale, le pays ne représente que 6% du nombre de comptes de mobile money et 3% de la valeur des transactions en 2017 ; la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso étant les principaux marchés de l’UEMOA.

Secteur de l’assurance

Le Togo est membre de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA), une organisation panafricaine regroupant 14 pays, qui est en charge de la supervision des activités des compagnies d’assurance et du développement du secteur dans les pays-membres. En 2017, le total des primes « vie et non-vie » émises au Togo s’élevait à 57,7 milliards FCFA (103 millions USD), soit 2,1% du PIB de la même année, un niveau de pénétration du secteur les plus élevés de la région UEMOA, devant celui du leader économique sous-régional : la Côte d’Ivoire (1,4% en 2017). Les primes « non-vie et vie » représentaient respectivement 58,6% et 41,4% du total des primes émises. Malgré sa modeste taille, le secteur connait une croissance plutôt encourageante. Entre 2009 et 2017, le niveau des primes a augmenté de 140,4% : il s’agit de la seconde meilleure performance de l’UEMOA après le Burkina Faso. Le secteur éprouve néanmoins quelques difficultés au niveau du respect des assurances obligatoires qui n’est pas encore effectif. Par exemple, seulement 30 à 50% d’automobilistes au Togo souscrivent aux polices d’assurances obligatoires.

Marché de capitaux

Le Togo abrite une antenne locale de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) dont le siège est en Côte d’Ivoire. Créée en 1996, la BRVM comprend les 8 pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA): Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. Des antennes nationales de la BRVM sont opérationnelles dans les autres pays-membres afin d’assurer l’effectivité des ordres de transaction des résidents en temps réel sur le marché boursier régional. La BRVM est considérée comme la 6ème place boursière africaine, selon le critère de la capitalisation. Au 31 décembre 2018, seulement 2 institutions bancaires ayant leur raison sociale au Togo étaient cotées à la BRVM. Le marché financier local est principalement animé par les émissions de titres d’endettement du Trésor public, auxquels les banques togolaises ont significativement souscrits. Les avoirs en titres d’Etat des banques au Togo atteignent pratiquement 15% de leurs actifs totaux en 2017.

Le marché du capital-investissement est encore embryonnaire au Togo. Entre 2013 et 2018, le Togo n’a enregistré que 2% des 282 transactions de capital-investissement en Afrique de l’Ouest,  pour seulement 1% de la valeur de ces transactions: soit 108 millions USD. Les principaux marchés de capital-investissement dans la région sont le Nigéria et le Ghana qui représentaient respectivement 73% et 20% de la valeur des transactions.

Système de prévoyance sociale

Les décideurs publics togolais ont mis en place en 2013 une stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi (SCAPE) dont le troisième axe stratégique est partiellement dédié à la protection sociale, en vue d’en faire un instrument-clé de la lutte contre la pauvreté dans le pays. Le système de retraite togolais est géré par 2 institutions dont : la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) qui couvre les travailleurs du secteur privé, et la Caisse de retraites du Togo (CRT) qui gère le régime de retraites des fonctionnaires et des forces armées publiques (police, gendarmerie, armée). Le Togo fait également partie de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES) qui est un organisme régional couvrant 17 pays africains et dont l’objectif est de promouvoir un cadre commun de gestion et l’efficacité de la protection sociale dans les pays-membres. Le siège de la CIPRES se trouve à Lomé, sa capitale. L’âge légal de la retraite est de 60 ans (55 ans dans certains cas), et le versement des indemnités de retraite est conditionné par une obligation de cotisation de 15 ans au minimum. Le taux de cotisation à la CNSS est réparti comme suit : 12,5% (employeur) et 4% (salarié) ; soit un taux de 16,5% au total. Pour la CRT, le fonctionnaire cotise 7% de son salaire de base tandis que l’Etat contribue à hauteur de 20% du salaire de base du fonctionnaire : soit un total de 27%.

Il apparait ainsi que la CRT affiche l’un des taux de cotisation les plus élevés de l’Afrique francophone concernant les caisses de retraite dédiés au secteur public, après le FNR au Sénégal et la CMR au Maroc. Idem pour la CNSS qui affiche un taux de cotisation relativement élevé pour les employeurs, légèrement au dessus de la moyenne des pays d’Afrique francophone (15,96%). Pour le secteur privé, les coûts liés aux systèmes de retraite peuvent nuire à la compétitivité des entreprises et aux avantages comparatifs d’un pays en matière d’investissements étrangers. Les 2 caisses de retraite fonctionnent enfin selon un système par répartition, cependant dès 2014, la CNSS a entamé des travaux préliminaires en vue de l’adoption d’un régime complémentaire par capitalisation.

Read More
Source

En bref

En bref Source
Population (2017): 7 797 690
PIB par habitant (USD courant) - 2017 - (Moyenne mondiale:10 721,61): 610,15
Population détenant un compte dans une institution financière (%) (age: 15+) - (2014 vs 2017): 18% | 45%
Crédit dédié à l'agriculture (Agriculture, foresterie et pêche) / Part de l'agriculture dans le PIB (2015): 0,01 (2015)
Stratégies d'inclusion financière: n/a
Crédit domestique fourni par le secteur financier (% du PIB) - 2017: 48,5
Paiements numériques effectués ou reçus au cours de l'année précédente (% age 15+) (2014 vs 2017): 7% | 31%
Transferts d'argent reçus en % du PIB - 2017: 0,087
Taux d'intérêt hypothécaire / Durée du prêt hypothécaire (années): 9.13% | 5 ans est.2013

Base de données de projets des bailleurs

Projects

Latest News & Events

aoû 16, 2019 | Lejecos; All Africa
Au cours de l'année 2018, les montants des dépôts à terme à l'ouverture de comptes dans les places de l'Union ont enr
27
oct
oct 27, 2019
Abidjan, Côte d'Ivoire
Organisé sous le thème: " Réguler et Superviser les Transactions Transfrontalières dans l’Espace CEDEAO dans une Perspective d’Intégration des…

Dernières publications

26 juil 2019 | Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO)
11 juin 2019 | BCEAO | Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO)
11 juin 2019 | F-E. Erraji et F-Z. Benjdya | CDG Capital
11 juin 2019 | Atlas Conseil International (ACI) | FANAF
31 déc 2018 | Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) | BCEAO