Aperçu du secteur financier

Paysage économique

Avec un Produit Intérieur Brut (PIB) de 129 100 milliards NGN (356,4 milliards USD) en 2018, le Nigéria se présente comme la première économie d’Afrique subsaharienne (ASS). Le pays représente 70% des exportations de la Communauté Economique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Avec une production de pétrole brut de près de 2 millions de barils par jour, le Nigéria est le plus grand producteur de pétrole d’Afrique et l’un des plus grands exportateurs de pétrole au monde. Le pétrole et le gaz représentent 90% des exportations et 75% des revenus budgétaires. Entre 2010 et 2017, le taux de croissance annuel moyen était de 4%, légèrement supérieur à celui de l’ASS (3,87%). Suite à l’effondrement des prix du pétrole, le pays était entré en récession en 2016, mais a renoué avec la croissance en 2017 grace à un plan de redressement conçu autour de l'amélioration de la stabilité macroéconomique, la croissance et la diversification de l'économie. L’économie a donc entamé une transformation dans les secteurs des services et de l’industrie qui a favorisé l’émergence d’une classe moyenne représentant environ 20% de la population. Toutefois, la pauvreté s’est accrue avec plus de 63 % de la population vivant avec moins de 1,4 USD par jour en parité de pouvoir d’achat (PPA). À cette situation s’ajoutent les problèmes sécuritaires dans les États du Nord-Est du pays. L’environnement des affaires s’est dégradé, au regard du rapport Doing Business de la Banque mondiale. Classé 137ème en 2010, le Nigeria s’est retrouvé à la 146ème position (sur 190 pays) en 2019, soit une perte de 9 places. La compétitivité économique du pays s’est cependant améliorée. Le pays est passé de la 127ème place en 2010 à la 115ème (sur un total de 140 pays), soit un gain de 12 places, selon le classement 2018 du Forum économique mondial sur la compétitivité.

Vue d’ensemble du secteur financier

En 2018, le secteur financier nigérian comprenait 27 banques agréées dont 21 banques commerciales, 5 banques d’affaires et 1 banque sans intérêt bancaire. Parmi les autres institutions financières, on dénombre 7 institutions de financement du développement, 35 banques hypothécaires primaires, 885 banques de microfinance, 69 sociétés de financement et 4 492 bureaux de change. Ces institutions sont sous l’autorité de la banque centrale (CBN) qui est l’organe régulateur. La Banque centrale a continué de renforcer le marché financier national en l'alignant sur les normes du marché financier international. La norme internationale d’information financière, IFRS 9, est entrée en application en janvier 2018, conformément aux orientations du Bureau international des normes comptables. Des directives de surveillance basée sur les risques et étendues à la cybersécurité ont été introduites en janvier 2019 pour les banques et les fournisseurs de services de paiement. Ces directives couvrent également la gouvernance, le système de gestion des risques et la résilience opérationnelle. Des codes de gouvernance d'entreprise pour les institutions financières de développement (IFD) et les sociétés de financement sont entrés en vigueur le 1er décembre 2018.

Secteur bancaire

Structure du marché bancaire - En 2018, les actifs des banques commerciales s’élèvent à 37 207 milliards NGN (102,7 milliards USD), soit 29,1% du PIB. Les actifs bancaires (en proportion du PIB) ont évolué de façon erratique entre 2012 et 2018, avec une baisse prolongée depuis 2016. Cette baisse est en partie imputable à la réduction du crédit au secteur privé et de l’encours des bons de trésor nationaux. En 2016, les 5 plus grandes banques représentaient 62,7% du total des actifs du secteur bancaire, tandis que les marges d'intérêts ont constitué l'essentiel de leurs bénéfices en 2018.

Structure des crédits et dépôts du secteur bancaire - Le crédit au secteur privé s’est établi à 15 134,2 milliards NGN (41,8 milliards USD) à fin 2018, soit 16,5% du PIB. Celui-ci s’est contracté en 2017 et 2018 en raison de leur préférence pour les titres à revenu fixe moins risqués, notamment ceux à court terme émis par l’Etat et qui offrent des rentabilités élevées. Le crédit à la consommation s’est quant à lui établi à 650,7 milliards NGN (1,8 milliard USD) en 2018, après une contraction significative de 15,1% en 2017 par rapport à 2016. L’augmentation des prêts non-performants, en particulier dans les secteurs pétrolier et gazier qui représentaient environ 30% du crédit bancaire en 2018, a accru la vulnérabilité des banques et accentué leur réticence à financer les secteurs clés de l’économie. Les dépôts reçus par les banques commerciales ont atteint 21 430 milliards NGN (59,2 milliards USD) en 2018, soit une hausse de 11,9% par rapport à 2017 ayant été partiellement imputable à la hausse du taux créditeur. Ils ont été dominés par les dépôts d’épargne et les dépôts à terme qui ont représenté 43,3% du total des dépôts en 2018.

La banque centrale a récemment publié une circulaire appelant les banques à progressivement respecter un ratio minimum prêts / dépôts de 60% afin de relancer de crédit à l’économie. Inférieur a 60%, le ratio de transformation des banques nigérianes est l’un des plus bas d’Afrique (78% en moyenne selon Bloomberg).

Taux d’intérêt créditeurs et débiteurs - La politique monétaire mise en œuvre accorde une priorité à la stabilité des prix, avec une fourchette cible de 6 à 9% fixée comme objectif par la banque centrale. L’inflation globale a atteint 15,37% en 2017 contre 18,6% en 2016, sous l’effet d’un resserrement de la politique monétaire. Le taux directeur a été revu à la hausse, passant de 11% en 2015 à 14% en 2016. Le niveau de l’inflation, supérieur à la fourchette cible fixée, a par ailleurs favorisé le choix d’une politique non expansionniste par la banque centrale qui a maintenu le taux directeur à 14%, avec un corridor asymétrique de +200/-500 points de base. Cette politique a contribué en partie à la hausse du taux débiteur moyen qui est passé de 16,9% en 2016 à 17,6% en 2017 bien que l’inflation ait baissé en fin 2018 pour s’établir à 11,44%. Le resserrement de la politique monétaire a également entraîné un ralentissement important des liquidités disponibles sur le marché bancaire. Le taux créditeur moyen s’est établi à 9,6% en 2017, soit une augmentation de 2 points de pourcentage par rapport à 2016 ; reflétant ainsi les efforts mis en œuvre en vue de stimuler la mobilisation de l’épargne intérieure.

Solidité financière du secteur bancaire - Le secteur bancaire demeure suffisamment capitalisé depuis 2013. Le ratio d’adéquation des fonds propres s’est maintenu au-dessus du minimum réglementaire de 8%. Toutefois, de 17,5% en 2015, ce ratio a baissé en 2016 et 2017 pour s’établir à 14,8 et 10,2% respectivement, en raison en partie de la baisse du capital éligible, consécutive à la dépréciation des prêts. Il s’est amélioré de 5 points de pourcentage en 2018 (15,3%), avec la mise en œuvre de la norme IFRS 9 qui a favorisé une réduction des besoins de provisionnement supplémentaires. Entre 2013 et 2017, le secteur est resté liquide, au regard du ratio de liquidité qui est supérieur au seuil réglementaire de 30%. Il s’est établi à 51,7% en 2018. Les banques ont enregistré une rentabilité positive entre 2013 et 2017. Après avoir baissé entre 2014 et 2016 du fait de la baisse de l’activité économique, le rendement des fonds propres (ROE) s’est régulièrement amélioré pour atteindre son niveau le plus élevé en 2017 (23,5%). Le rendement des actifs (ROA) est resté relativement stable, autour de 2%. La rentabilité bancaire réalisée en 2018 est toutefois restée légèrement inférieure à celle de 2017, en raison de la diminution des marges nettes d’intérêt et des rendements. Le ratio d’intermédiation, bien que conforme au maximum prescrit (80%) est en baisse depuis 2016, en raison de la réduction de la croissance des crédits qui n’a pas suivi le rythme à la hausse des dépôts. Depuis 2015, la qualité des actifs s’est dégradée en raison du contexte macroéconomique difficile occasionné par les chocs des prix du pétrole. La hausse des prêts non-performants est en partie imputable à l’exposition des banques au secteur pétrolier et gazier, représentant environ un-tiers du portefeuille des prêts. Le ratio des prêts non performants qui était inférieur au seuil maximum réglementaire de 5% en 2013 et 2014, a augmenté de façon continue pour s’établir à 14,8% en 2017. Il a toutefois baissé de trois points de pourcentage pour s’établir à 11,7% en fin 2018, à la faveur du raffermissement des prix du pétrole et de la cession de prêts non-productifs aux sociétés de gestion d'actifs dont l’AMCON (Asset Management Corporation Of Nigeria).

Inclusion financière

En 2012, la banque centrale a adopté une stratégie Nationale d’Inclusion Financière qui a été révisée en 2018 avec pour objectif spécifique la réduction de la proportion d’adultes financièrement exclus à 20% à l’horizon 2020 contre 46,3% en 2010. L’inclusion financière au Nigéria n’a pas connu de réels progrès entre 2014 et 2017. La proportion de la population adulte disposant d’un compte (tout type de compte) a diminué de 10,6%, passant de 44,4% en 2014 à 39,7% en 2017, un niveau nettement inférieur à la moyenne sub-saharienne (42,6%). Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce sombre tableau en matière d’inclusion financière. Le rythme d'adoption des services bancaires par les intermédiaires bancaires et la densité de ces derniers demeurent faibles, en raison en partie, d'un manque d’éducation financière. Par ailleurs, un grand nombre de nigérians ne disposent pas de cartes nationales d’identité. Sur 96,4 millions d'adultes nigérians en 2017, seulement 27,6 millions, soit seulement 28,6% d'adultes, avaient reçu un numéro d'identité national. Cette situation limite la capacité des fournisseurs de services financiers à satisfaire aux exigences de connaissance du client (Know Your Customer). En outre, les produits financiers demeurent faiblement adaptés en raison de plusieurs facteurs culturels et religieux. Cette situation est aggravée par les problèmes sécuritaires dans certaines régions du nord du pays.

Le secteur de la microfinance - Le secteur comptait 885 banques de microfinance (BMF) en 2018. Malgré le nombre important de BMF, 8 parmi elles à couverture nationale concentrent 38% des dépôts et détiennent 44% du marché nigérian. Le total des actifs du secteur s'élevait à 421,95 milliards NGN (1,2 milliard USD) à fin décembre 2018 (provisoire), contre 352,36 milliards NGN (972,7 millions USD) à fin décembre 2017. Les prêts et avances nets ont augmenté de 14,4% par rapport à 2017 pour atteindre 220,95 milliards NGN (609,9 millions USD) à fin décembre 2018. Les dépôts ont augmenté de 31,3% pour atteindre 213,25 milliards NGN (588,7 millions USD). Les réserves ont également augmenté de 45,1% pour s’établir à 28,81 milliards NGN (79,5 millions USD) à fin décembre 2018. Dans l'ensemble, le secteur de la microfinance demeure bien capitalisé, rentable et liquide. Le ratio d’adéquation de fonds propres s'est établi à 41,75% en 2018, contre 34,64% en 2017. Le rendement moyen de l’actif (ROA) a baissé, passant de 3,9% en 2017 à 1,2% en 2018, tandis que le rendement des fonds propres (ROE) a augmenté, de 7,6% en 2017 à 16,46% en 2018. Le ratio de liquidité s’est établi à 82,8% (91,7 en 2017), un niveau supérieur au minimum indiqué de 20%. Cependant, la qualité des actifs risqués continue de se détériorer. Le taux de risque du portefeuille est passé de 21,2% en fin décembre 2017 à 23,1% en fin décembre 2018. Le secteur demeure confronté à plusieurs défis. Les banques de microfinance ne sont pas encore connectées au commutateur national et la majorité d’entre elles ne sont connectées à aucun commutateur, ce qui augmente les délais et les coûts de traitement des opérations. Les systèmes de gestion des données demeurent inefficaces et les banques de microfinance sont confrontées à des problèmes de liquidité. La mauvaise qualité de service aux clients et le manque de confiance qui en découle sont en partie liés à la faiblesse de la réglementation dans le secteur. Les contraintes réglementaires limitent également la capacité des BMF à avoir un impact social et national plus large. Celles-ci restent moins compétitives en raison des taux d’intérêt élevés qu’elles pratiquent. Cette situation, associée à une transparence limitée et une taille relativement faible des BMF, représentant à peine 1% du total des actifs des banques de dépôts, constituent des obstacles importants dans l’extension des services financiers aux populations. Enfin, les banques de microfinance manquent de fonds suffisants et de savoir-faire pour mettre en place une infrastructure adéquate de services financiers numériques.

Finance numérique - Une Stratégie des systèmes de paiement, vision 2020 a été lancée en mars 2007 et revue en 2013 par la banque centrale. L’écosystème des paiements est plutôt diversifié, le secteur du mobile money enregistrant le plus grand nombre d’acteurs. En 2018, les paiements électroniques ont atteint 2 046,4 millions et 133 042 milliards NGN (368,5 milliards USD) respectivement en volume et valeur, soit une hausse respective de 38 et 34% par rapport à 2017. Les paiements aux guichets automatiques de banque ont dominé, à 42,8%, le volume des transactions électroniques. En valeur, les paiements automatiques des règlements interbancaires ont représenté 60,4% des paiements relatifs aux transactions électroniques. La contribution des paiements relatifs au mobile money reste encore faible, tant en volume qu’en valeur, avec une part respective de 2,9 et 0,9%. Les services financiers numériques n'ont pas encore réalisé tout leur potentiel au Nigéria en raison de plusieurs barrières existantes. Récemment autorisées par la banque centrale, les prestations de services financiers offertes par les opérateurs de réseaux mobiles demeurent peu diversifiées. En plus, les réseaux d'agents sont insuffisants pour permettre l'expansion des services financiers, en particulier dans les zones rurales. Le faible niveau de commissions perçues constitue, pour ces agents, des facteurs démotivants. En outre, les opérateurs de réseaux mobiles ne sont pas autorisés à utiliser les réseaux d’agents pour les services financiers numériques (sauf via la licence des super-agents). En 2017, le secteur n’enregistrait que 11 000 agents d'argent mobile (contre 140 000 au Ghana et 165 000 au Kenya). Cette faible couverture géographique explique en partie les difficultés d’inclusion financière/d’accès aux services financiers. Par ailleurs, de nombreux paiements du gouvernement à l’endroit des individus et vice versa ne sont pas encore numérisés.

Financement des PME - Le Nigéria est une économie entrepreneuriale comprenant environ 37 millions de micro, petites et moyennes entreprises (MPME). Leur contribution à la croissance économique est importante. Les MPME emploient environ 60 millions de personnes. L'accès des MPME au crédit demeure faible. Selon la banque mondiale, seulement 6,9% des entreprises nigérianes ont recours aux apports bancaires pour financer les investissements, un niveau nettement inférieur à la moyenne sub-saharienne (19,3%). Seulement 11,4% des entreprises au Nigéria disposent d’un prêt bancaire ou ligne de crédit, contre 20,7% pour l’ASS. La majorité MPME utilise des moyens alternatifs pour le financement de leurs activités. Environ 71% des micro-entrepreneurs ont recours à l’épargne personnelle, tandis que 14% des sources de financement proviennent des amis et de la famille. Les prêts contractés auprès de banques de dépôt et d’institutions de microfinance concerneraient respectivement 11 et 10% des micro-entrepreneurs. Le faible niveau d'instruction financière affecte la capacité des entrepreneurs à soumettre des projets bancables et à accéder aux financements à des conditions favorables. L’insuffisance de garanties et l’absence d'informations appropriées sur le demandeur demeurent les principaux problèmes lors de la demande des prêts. Les MPME sont également souvent confrontées à un accès restreint aux marchés et disposent de capacités techniques limitées qui ont une forte incidence sur leur viabilité.

Les assurances

La Commission nationale de l’assurance, en tant que principal organisme de contrôle du secteur des assurances, est habilitée à administrer, superviser, réglementer et contrôler les activités de l’assurance dans le pays. La Commission a, en Mai 2016, revu à la hausse le capital minimum requis pour toutes les catégories d’assurance à l’exception des sociétés de micro-assurance (référence NAICOM/DPR/CIR/25/2019). Les sociétés existantes ont jusqu’au 30 juin 2020 pour s’y conformer pleinement.

Les primes brutes du secteur des assurances s'élevaient à 371,8 milliards NGN (1 milliard USD) en 2017, soit une hausse de 14% par rapport à 2016. Le secteur est dominé par la branche non-vie dont la part dans les primes brutes totales était de 56,7%. La part de la branche vie gagne progressivement de l’importance. De 31,4% en 2015, elle est passée à 43,3% en 2017. La densité du secteur est de 6,2 USD par habitant. En 2018, les actifs du secteur des assurances au Nigeria s'élevaient à 1 300 milliards NGN (3,6 milliards USD). Bien que le secteur des assurances présente un réel potentiel de croissance, de nombreux défis sont à relever. Plusieurs compagnies d’assurance agréées demeurent encore sous-capitalisées, ce qui limite leur capacité à faire face aux risques élevés, notamment dans les secteurs pétrolier, gazier et dans l’aviation. En outre, le secteur demeure confronté à un important besoin en infrastructures numériques et technologiques modernes, nécessaires à l’accroissement de la pénétration de l’assurance dont le taux demeure à un bas niveau, soit 0,3% en 2018.

Marché des capitaux

Le marché des capitaux nigérian est réglementé par la Commission des valeurs mobilières et des changes dont les activités visent à garantir le fonctionnement efficace du marché des capitaux nigérian. La feuille de route pour les activités de cette Commission sont stipulées dans le Plan directeur du marché des capitaux nigérian, 2015-2025. Ce marché est organisé autour de plusieurs organismes dont les principaux sont : la Bourse du Nigéria, la Cotation de gré à gré sur les marchés financiers, l’Association nationale des courtiers en valeurs mobilières, et la Bourse des matières premières.

En 2018, 164 sociétés étaient cotées sur les 3 compartiments de la bourse nigériane (167 en 2017) pour une capitalisation totale équivalente à 17,1% du PIB, contre 20,1% en 2017. Le compartiment des actions comptait 170 actions (172 en 2017) pour une capitalisation de 11 730 milliards NGN (32,4 milliards USD), soit une hausse de 13,9% par rapport au niveau de 2017. Le nombre d'obligations cotées a nettement augmenté, passant de 80 à 108. 9 fonds se négociaient en bourse en 2018.  Six banques figuraient parmi les vingt (20) actions les plus capitalisées de la Bourse. Les banques représentaient 22,3% de la capitalisation boursière en 2018 (25,7% en 2017). L’introduction électronique en bourse (e-IPO) a été lancée en 2018 afin de faciliter l'automatisation de l'émission d'actions. Plusieurs initiatives ont été mises en œuvre dans le cadre du développement du marché des capitaux. Les obligations souveraines (sur 5 ans) du gouvernement fédéral, d’une valeur de 10,69 milliards (29,5 millions USD) émises en 2017 ont été admises à la Bourse. Cette initiative avait pour but d’offrir des opportunités d’investissement au public tout en élargissant les options en besoin de financement du pays. Une plate-forme de paiement électronique (application X-pay) a été introduite afin de permettre aux participants du marché d'effectuer des paiements relatifs aux produits et services offerts par la Bourse. Les introductions en bourse (IPO) entre 2010 et 2017 ont permis de mobiliser 851 millions USD de capitaux.

Malgré les progrès appréciables accomplis ces dernières années, de nombreux défis restent à être relevés. La profondeur du marché des capitaux du Nigeria demeure encore très faible (17%), contre 328% en Afrique du Sud. La base des investisseurs nationaux demeure également restreinte et les secteurs clés de l’économie (pétrole, gaz, télécommunications, etc.) y sont représentés de manière disproportionnée. En outre, l'absence de produits plus sophistiqués réduit la capacité du marché à diversifier les investissements.

La sécurité sociale

Le pays comptait en 2017, 51 opérateurs dans le secteur dont 21 administrateurs de fonds de pension, 4 dépositaires de fonds de pension, 7 administrateurs de fonds de pension fermé (AFPF) et 19 régimes existants approuvés (REA). Le nombre total d'adhérents à des régimes de pension s’est établi à 7 888 559 au 31 décembre 2017, soit une hausse de 6,4% par rapport à 2017. Les adhésions sont dominées par l'affiliation aux comptes d'épargne retraite (CER) qui enregistrait 7 823 911 membres, soit une part de 99,18%. Les régimes existants approuvés et les administrateurs des fonds de pension fermés représentaient ensemble 0,82% du total des adhésions. Le total des cotisations de retraite versées aux comptes d'épargne retraite par des employés des secteurs privé et public s'est établi à 610,84 milliards NGN (1,7 milliard USD). Le secteur public a représenté 42,09% du total des cotisations en 2017. La valeur totale des actifs des fonds de pension, a atteint 7 510 milliards MGN (20,8 milliards USD) en fin 2017. Les titres du gouvernement fédéral (obligations du gouvernement fédéral, bons du Trésor et obligations d’agence fédérale), représentant environ 70% du total des actifs du secteur. Les AFP/AFPF peuvent investir dans différentes catégories d'actifs (y compris investissements étrangers), mais dans les limites des directives fixées la Commission. Au moins de 60% des fonds de pension doit être investi dans des entreprises ou projets au Nigéria. Concernant les comptes d’épargne-retraite, l’investissement total de l’administrateur de fonds de pension (certificats internationaux représentatifs d’actions, certificats de dépôt libellés en Naira, eurobonds) ne doit pas excéder 10% de la valeur du portefeuille.


Liste des banques commerciales au Nigeria - 2018

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 UNION BANK PLC

 Head Office: Stallion Plaza, 36 Marina
P.O. Box: 2027
Lagos 

 (+234) 12 716 816

 

 
www.unionbankng.com

 UNITED BANK FOR AFRICA PLC

 57, Marina
Lagos, LAG, NGN.

 (+234) 01 2644651

 webmaster@ubaplc.com

 
www.ubagroup.com

 UNITY BANK PLC

 Plot 785, Herbert Macauly Way,
Central Business District,, ABU, NGN.

 (+234) 09-4616700

 nbm@nbmbank.com

 www.unitybankng.com

 WEMA BANK PLC

 Wema Towers 54, Marina Lagos Island
Lagos, LAG, NGN.

 (+234) 012669236

 

 
www.wemabank.com

 ZENITH BANK PLC

 Plot 84, Ajose Adeogun Street, Victoria Island, La
Victoria Island, LAG, NGN.

 (+234) 1 4618301

 

 
www.zenithbank.com

TOTAL

38

     
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Source

En bref

En bref Source
Population (2019): 200 963 599
PIB par habitant (USD courant) - 2019 - (Moyenne mondiale:10 721,61): 2 229,85
Population détenant un compte dans une institution financière (%) (age: 15+) - (2014 vs 2017): 44% | 40%
Crédit dédié à l'agriculture (Agriculture, foresterie et pêche) / Part de l'agriculture dans le PIB (2015): 0,17 | 0,16
Stratégies d'inclusion financière: National Financial Inclusion Strategy 2018-2020 (Revised) Oct 2018 EN
Crédit domestique fourni par le secteur financier (% du PIB) - 2017: 23,28
Paiements numériques effectués ou reçus au cours de l'année précédente (% age 15+) (2014 vs 2017): 37% | 30%
Transferts d'argent reçus en % du PIB - 2017: 0,061
Taux d'intérêt hypothécaire / Durée du prêt hypothécaire (années): 25% | 20 ans

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juil 22, 2020
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