Aperçu du secteur financier
Paysage économique
La République Démocratique du Congo (RDC) est le plus grand pays francophone d’Afrique avec 90 millions d’habitants, 80 millions d’hectares de terres arables, et des ressources naturelles et minières abondantes. La RDC pourrait devenir l’une des économies les plus riches et les plus performantes du continent africain si la stabilité politique et sécuritaire y est garantie sur au moins une décennie. Après un ralentissement de la croissance économique de 6,9 % en 2015 à 2,4 % en 2016 (le taux de croissance économique le plus faible du pays depuis 2001), la croissance du PIB réel s’est de nouveau accélérée, passant de 3,7 % en 2017 à 4 % en 2018. Cette croissance du PIB est soutenue par l’augmentation des prix des produits de base et de la production minière nationale, notamment le cuivre et le cobalt, qui représentent 80 % des recettes d’exportation. La croissance devrait s’établir à 4,5 % et 4,6 % en 2019 et 2020, respectivement. Dans le secteur de l’agriculture, de nombreuses études de faisabilité concernant les parcs agro-industriels sont en cours. Ceux-ci devraient contribuer à la diversification de l’économie nationale qui est fortement tributaire du pétrole et des différents produits miniers. Le Plan national stratégique de développement en cours de finalisation vise à hisser la RDC dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire d’ici 2022 grâce à la transformation du secteur agricole. Le gouvernement a lancé des réformes sectorielles pour renforcer la gouvernance et la transparence dans les industries extractives (secteurs forestier, minier et pétrolier) et améliorer le climat des affaires. En 2018, la RDC se classait 184e sur 190 pays dans le classement Doing Business de la Banque mondiale, un rang similaire à ceux occupés en 2016 et en 2017, avec néanmoins une légère amélioration par rapport à 2015 où elle venait en 187e position.
Vue d’ensemble du secteur financier
Le système financier de la RDC connaît une croissance qui reste tout de même fragile. Le système dans son ensemble est contrôlé par la Banque Centrale du Congo (BCC). Selon le rapport 2017 de la BCC, le secteur financier de la RDC comprenait 17 banques commerciales, 1 réseau de caisses d’épargne dénommé CADECO (Caisse générale d’épargne du Congo), 1 compagnie d’assurance publique (SONAS), 1 institution de gestion des pensions (CNSS), 3 institutions financières spécialisées dont 1 banque de développement (SOFIDE), 4 opérateurs de services mobiles de transfert d’argent, 79 coopératives d’épargne et de crédit et 18 Institutions de microfinance agréées (IMF). Étant donné la forte dollarisation de l’économie, il existe 23 bureaux de change agréés par la BCC. Les activités bancaires et financières sont principalement concentrées dans les grands centres urbains, y compris, Kinshasa, le Kongo central et le Haut Katanga. Le système bancaire de la RDC est dominé par cinq banques locales, suivies des banques panafricaines, qui, du fait de leurs antécédents historiques et des réseaux d’agences répandues dans le pays, détiennent une forte part du marché domestique. Par ailleurs, les banques commerciales sont majoritaires dans le système financier national dont elles détiennent plus de 90% du total des actifs.
Le marché financier intérieur est sous-développé et dominé par les émissions d’obligations du trésor. Il n’y a pas de bourse de valeurs opérationnelle dans le pays, mais un petit nombre d’entreprises de capital-risque investit dans l’industrie minière. La base des investisseurs institutionnels est peu développée, avec seulement une compagnie d’assurances et un fonds de pension public. La Banque centrale du Congo (BCC) a développé un marché pour les obligations à court terme principalement émises par le Trésor public, et la plupart de ces obligations sont achetées et détenues par les banques locales congolaises.
Les banques sont de plus en plus réticentes à accorder des prêts à long terme du fait de la faiblesse des mesures de protection juridique, de la fragilité du climat des affaires et des défaillances du marché interbancaire. Les possibilités de financement des projets de grande envergure avec le franc congolais (CDF), la monnaie nationale, sont limitées. Les banques locales ont des portefeuilles limités en CDF et les dépôts en devises étrangères représentent près de 90 % de la trésorerie bancaire. La consolidation et le renforcement de la microfinance, combinés aux réformes des sous-secteurs de l’assurance et de la retraite, devraient faciliter l’expansion des services financiers et attirer les investisseurs à long terme.
Secteur bancaire
Au 31 décembre 2017, le système bancaire de la RDC était composé de 18 banques dont 3 en situation de liquidation en raison de faiblesses majeures dans leur gouvernance. Il s’agit de FIBANK, BIAC et BYBLOS. Malgré le potentiel économique du pays, la couverture territoriale du système bancaire est très faible et tourne autour de 6%. Alors que l’agriculture occupe 70% de la population active, seulement 2% du volume de prêts bancaires sont dédiés au secteur agricole. Rawbank est la première banque du pays avec plus de 26 % du total des actifs du secteur bancaire en 2017, tandis que les cinq plus grandes banques, dont 4 banques locales et 1 filiale d’une banque étrangère, détiennent près de 65% des dépôts bancaires et plus de 60 % du total des actifs bancaires. Les opérations de banque sont fortement dollarisées et essentiellement basées sur des dépôts à vue. Entre 2010 et 2018, les actifs totaux du système bancaire ont augmenté de 235,4% pour atteindre 7,7 milliards USD (10,2% du PIB). Les dépôts ont augmenté à 4,6 milliards USD, soit une hausse de 191%, tandis que les crédits à l’économie ont augmenté de 293% et culminait à 2,9 milliards USD.
Par ailleurs, entre 2016 et 2017, le total des actifs du secteur bancaire en RDC a augmenté de 50% en monnaie locale contre seulement 14% en USD. En effet, les crédits et les dépôts étant majoritairement libellés en USD, la dépréciation de la monnaie locale (CDF) par rapport au dollar américain entraîne de facto une augmentation du niveau des crédits et des dépôts en monnaie locale. L’accroissement du niveau des crédits et des dépôts en monnaie locale, entre 2016 et 2017, s'est donc avéré moins importante après conversion en USD. Entre 2013 et 2017, le total des actifs du secteur bancaire est passé de 3 250 milliards de CDF (3,6 milliards USD) à 8 377 milliards de CDF (5,35 milliards USD) quand les crédits et les dépôts représentaient respectivement 3 000 milliards de CDF (1,9 milliard USD) et 5 803 milliards de CDF (3,7 milliards USD). Bien que l’année 2017 ait été marquée par un renforcement des fonds propres bancaires par rapport à 2016, le niveau des provisions a augmenté de 18% tandis que les profits du secteur ont en moyenne été négatifs et en baisse. Les transactions avec les banques correspondantes internationales constituent une partie substantielle des opérations bancaires. Les comptes de correspondance représentent plus de 30% des actifs bancaires et plus de 95% des activités liées au marché interbancaire. Ils permettent aux banques d’effectuer des transactions en dollars, ce qui reflète les efforts déployés pour limiter les risques. Les données de la BCC indiquent que le financement de l’économie par les banques ne représentait que 7% du PIB en 2017 contre 9,4% en 2016. Les crédits et les dépôts en monnaie locale comptent respectivement pour seulement 7,4% et 10,6% des crédits et dépôts gérés par les banques.
Le taux directeur de la Banque centrale congolaise (BCC) a augmenté de 7% en 2016 à 20% en juin 2017. Le taux du marché interbancaire est quant à lui resté inférieur au taux directeur au cours de ces deux années, passant de 3,5% à 14,4%. En 2017, les taux d'intérêt effectifs des crédits et des dépôts sont restés négatifs en moyenne, en raison d’une forte hausse de l’inflation. Toutefois, le taux directeur de la BCC a chuté à 14% en avril 2018, avant de passer à 9% en mai 2019.
Par ailleurs, il convient de préciser que les taux d’intérêt dans le système bancaire de la RDC varient en fonction de la monnaie de base : CDF ou USD. En 2017, les taux des prêts libellés en monnaie locale et en USD étaient respectivement de 21,47 % et de 15,57 % contre des taux de dépôts de 4,13 % et 3,64 %, respectivement.
Inclusion financière
L’inclusion financière est l’une des composantes essentielles de la croissance inclusive en RDC. Dans ce pays où les services financiers sont historiquement faibles, quelques progrès ont été observés ces dernières années. Selon les données de la banque centrale, les taux de pénétration de la détention de comptes bancaires et de l’inclusion financière étaient respectivement de 8% et 33,7% en 2018, dont seulement 15% de clients actifs à l’échelle nationale. Une étude récente de FinMark Trust révèle que sur environ 40 millions d’adultes en RDC, plus de 25 millions sont financièrement exclus alors que 7 millions ont accès à des services financiers formels. Par ailleurs, seulement 1,1 million de personnes utilisent au moins 2 types de services financiers. L’exclusion financière touche autant les populations à faible revenu que celles de la classe moyenne. Plus de 900 000 adultes avec un salaire de plus de 200 USD par mois n’ont pas accès aux services financiers formels, tandis que 1,5 million d’adultes qui gagnent entre 100 et 200 USD par mois sont financièrement exclus. Il semble aussi qu’en moyenne, les hommes aient plus accès à ces services que les femmes : 13 % d’hommes adultes ont accès aux services financiers (contre 10 % de femmes) et 27 % sont financièrement exclus (contre 36 % de femmes). À la lumière de ces chiffres, la RDC apparaît comme l’une des économies les moins performantes de la région en matière d’inclusion financière.
Par ailleurs, un système national de paiements et une règlementation adaptée sont en cours d’élaboration afin de résoudre les problèmes liés à l'interopérabilité des systèmes de paiement, encourager les partenariats en matière de paiement, et fournir un meilleur un accès aux systèmes de paiement et aux infrastructures de télécommunication. Les opérateurs de mobile money renforcent également leurs capacités dans le pays ; par exemple, le nombre d’agents-prestataires de services de mobile money pour l'opérateur Vodacom est passé de 3 000 en 2013 à près de 30 000 en 2017, couvrant ainsi une plus grande partie du territoire. Cependant, le système financier de la RDC dans son ensemble doit faire face à des obstacles liés à l’accès et à l’utilisation des services financiers, dont : une infrastructure de distribution déficiente, des coûts de transaction élevés en raison de la faible densité des agences bancaires et des guichets automatiques, une crise de confiance entre le secteur et les consommateurs et des difficultés liées à la faible capacité et sensibilisation.
Microfinance
Malgré les développements rapides enregistrés depuis 2011, le secteur de la microfinance en RDC reste encore sous-développé. Bon nombre d’IMF et de coopératives de crédit ont été confrontées à des problèmes de gouvernance. En 2013, 37 d’entre elles ont fait faillite et 63 licences d’exploitation ont été retirées par la BCC et au cours de la dernière décennie, le nombre d’institutions de microfinance a connu une baisse de 26,6%.
Au 31 décembre 2017, le secteur de la microfinance comptait 102 institutions, dont 20 institutions de microfinance et 82 coopératives d’épargne et de crédit. Le nombre d’institutions est resté le même qu’en 2016, mais nettement inférieur à celui de 2015 (128) du fait des retraits de licences par la banque centrale. La majorité des IMF se concentre dans 3 régions : Nord-Kivu, Sud-Kivu et Kinshasa avec des parts de 25,5%, 23,5% et 19,6% respectivement. Le secteur compte 1,93 millions de comptes actifs dont 48,3% appartenant à des femmes. Le total des actifs du secteur s’élève à 234,3 millions USD, soit 4,5 % des actifs de l’ensemble du système financier. L’encours des microcrédits a atteint 121,8 millions USD tandis que le montant des dépôts s’élève à 175,2 millions USD en 2017.
Finance numérique
Selon l’édition 2017 du Global Findex, le nombre d’adultes possédant un compte de mobile money a augmenté de 6,9% entre 2014 et 2017, passant de 9,2% à 16,1%. Ces chiffres sont néanmoins inférieurs à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Grâce à l’adoption croissante des services de mobile money à travers le pays, les opérateurs de services de mobile money peuvent explorer, sur le moyen et le long terme, l’opportunité commerciale que représentent les échanges monétaires P2P (de personne à personne) qui prédominent en RDC. En 2018, le pays comptait 6,9 millions de comptes de mobile money, avec seulement 18% de comptes actifs. GSMA a soutenu les efforts déployés par les législateurs pour actualiser la règlementation dans certains domaines clés. Le taux de pénétration de la téléphonie mobile a atteint 26% avec 21 millions d’abonnés. Le nouveau projet de loi sur les télécommunications - adopté en mai 2018 – constitue également une étape importante dans la modernisation de la règlementation dans l’industrie des services mobiles.
Concernant l'infrastructure bancaire de paiement, la densité des guichets automatiques est très faible (0,19 GAB pour 1 000 km2). Sur un effectif de 32 000 employés enregistrés en 2016, 8 000 étaient des agents-prestataires de services de mobile money.
Transfert d’argent
Les transferts d’argent en RDC proviennent essentiellement de 9 pays : l’Angola, la Belgique, le Burundi, le Canada, le Congo-Brazzaville, la France, le Rwanda, l’Afrique du Sud et les États-Unis. Le total des transferts en provenance de ces 9 pays s’élève à 305 millions USD par an, dont 81% probablement acheminés par des moyens informels. L’Angola représente le marché principal des envois de fonds, suivi de la France et du Congo-Brazzaville. 58 % des transferts proviennent des autres pays africains.
Secteur des assurances
En 2017, le taux de pénétration des assurances était de 0,29%. Le marché est peu développé et le total des primes collectées avoisine 80 millions USD. Le secteur des assurances en RDC a longtemps fonctionné sous le monopole de la SONAS - Société nationale d’assurances - créée en 1967. C’est seulement en mars 2019 qu’il s’est libéralisé avec l’entrée de 6 nouveaux opérateurs privés sur le marché national. Bloomberg estime la valeur potentielle de ce marché à près de 500 millions USD par an. Une série de réformes a été lancée en 2012 et la nouvelle législation relative aux assurances, la Loi No. 15/005 du 17 mars 2015, a été adoptée pour libéraliser le secteur et attirer les compagnies d’assurance privées. Cette législation a permis d’établir de manière effective l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances, connue sous l’acronyme ARCA, et auprès de laquelle au moins 16 compagnies ont manifesté leur intérêt d’obtenir des licences. Cependant, le rythme de la mise en œuvre a été lent et l’adoption de la réglementation a accusé un retard du fait de la mise en place de nouvelles structures.
En vertu de la nouvelle loi, les compagnies d’assurance devront conserver 25 % des primes totales au Congo, ce qui constituera un atout supplémentaire pour une meilleure liquidité du système financier domestique.
Régime de retraite
Le système de retraite en RDC est géré par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), précédemment connue (avant 2016) sous le nom d’Institut national de sécurité sociale (INSS). La nouvelle loi concernant la sécurité sociale est entrée en vigueur le 16 juillet 2017 et prévoit : i) l’harmonisation de l’âge de retraite entre les hommes et les femmes, fixé à 60 ans, sous réserve de la satisfaction des exigences relatives aux cotisations sociales ; et ii) l’introduction de la retraite obligatoire à 65 ans. Cette loi permettra également aux entreprises privées et aux travailleurs indépendants d’être pris en compte dans le régime national des retraites, qui couvre moins de 10% de la population active. Le taux des cotisations au titre du régime de retraite est fixé à 10 %, tant pour l’employé que pour l’employeur.
Liste des banques commerciales en République Démocratique du Congo
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BANQUES |
ADRESSE |
TELEPHONE |
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SITE WEB |
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BANQUE COMMERCIALE DU CONGO (BCDC) |
Boulevard du 30 juin Immeuble Bcdc Gombe - Kinshasa |
(+234) 81 88 45 704 / (+243 ) 81 95 00 752 / (+243) 81 05 78 335 |
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BANQUE INTERNATIONALE POUR L'AFRIQUE AU CONGO |
87, Boulevard du 30 juin |
(+243) 815554000 |
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BANQUE INTERNATIONALE POUR LE COMMERCE |
121, Avenue de l'Equateur |
(+243) 99 91 79 711 / (+243) 998429145 |
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BANQUE INTERNATIONALE DE CREDIT |
Banque International de Credit |
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CITIGROUP |
Gombe, Kinshsha |
(+243) 81 884 00 15 |
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STANDARD BANK CONGO |
Avenue de la Mongala No 12, Kinshasa, RDC B P 16297, Kinshasa 1, RDC |
(+243) 817006000 / (+234) 99 899 9000 |
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RAWBANK |
Boulevard du 30 juin 3487 - BP 2499 - Kinshasa |
(+243) 996016300 |
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ECOBANK |
3642 Blvd. du 30 juin Imm. Future Tower Gombe - KINSHASA, RDCongo |
(+243) 996016000 |
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EQUITY BANK |
4b, Avenue des Aviateurs, |
(+243) 81 830 27 00 |
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FRANSABANK |
BP 9497, Avenue du Port, 14/16 Immeuble Zaïre-Shell, Kin. 1, Kinshasa/Gombe |
(+243) 12 201 19 |
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PROCREDIT |
Avenue des Aviateurs 4b; Kinshasa/Gombe; |
(+243) 81 830 25 00 |
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AFRILAND FIRST BANK |
Boulevard du 30 juin, Commune de la Gombe, Kinshasa |
(+243) 997693176 / (+243) 815215816 |
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ACCESS BANK |
158 Avenue de la Démocratie (ex Huilleries) |
(+243) 825652664 |
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BYBLOS BANK |
4 Av. du Marché, Gombe - KINSHASA, RDCongo |
(+243) 817070701 |
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FBN BANK |
191 Av. de l'Equateur, Gombe - KINSHASA, RDCongo |
(+243) 815558858 |
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SOFIBANQUE |
4258-Avenue Kabasele Tshamala 4258 (Ex Flambeau) |
(+243) 817300200 / (+243) 817300201 |
sofibanque.com/bank/ |
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ADVANS BANQUE |
4, Avenue Bas-Congo, |
(+243) 81 71 11 140 |
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|
BANK OF AFRICA |
22, Avenue des Aviateurs - Kinshasa-Gombe - RDC |
(+243) 99 300 46 00 |
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UNITED BANK OF AFRICA |
1853 Avenue de la Libération, Kinshasa, République démocratique du Congo |
(+243)99 200 66 80 |
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BGFI BANK |
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(+243) 99 583 33 33 / (+243) 86 61 80 000 |
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STANBIC BANK |
12, avenue de la Mongala |
(243) 817 00 60 13 |
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TRUST MERCHANT BANK |
1223, avenue Lumumba – Centre ville - Lubumbashi |
(+243) 997023000 |
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TOTAL |
22 |
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