Aperçu du secteur financier

Paysage économique

État d'Afrique du Nord situé au Maghreb, le Royaume du Maroc se classe parmi les économies à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. La mise en œuvre d’une politique publique volontariste de soutien à la consommation des ménages et à l’investissement public a permis de réaliser un taux de croissance moyen du PIB d’environ 5% sur la décennie 2000-2010. Les effets du repli des activités agricoles et d’une conjoncture mondiale défavorable ont contribué à faire baisser le rythme de cette croissance à 3,3% (environ 3% pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord) entre 2012 et 2018. Les autorités ont récemment accéléré les réformes économiques et institutionnelles afin de promouvoir la concurrence, la bonne gouvernance et l'efficacité du secteur public. Ces réformes portent notamment sur l’approbation de la nouvelle loi sur les entreprises en difficulté en Avril 2018, le fonctionnement effectif du Conseil de la concurrence et la dématérialisation des procédures administratives. Le pays occupe le 60ème rang en 2018 dans le classement Doing Business de la Banque Mondiale, gagnant ainsi 37 places par rapport à 2012. Le Maroc occupe la 75ème place en 2018 sur 141 économies, dans le classement mondial sur la compétitivité du Forum économique mondial. Avec un taux de chômage avoisinant 10%, le Maroc figure parmi les pays où le chômage de longue durée est des plus élevés. Le chômage des jeunes est particulièrement plus élevé et reste une préoccupation majeure des politiques économiques. L’ambition de se hisser au rang des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure passe nécessairement par la réalisation d’une croissance économique plus forte et inclusive, mais aussi génératrice de plus d’emplois.

 

Vue d’ensemble du secteur financier

Le Maroc a atteint un niveau de développement financier relativement élevé avec un système bancaire sophistiqué qui s'est rapidement développé tant au niveau national qu’à travers le continent africain. Le paysage financier du Maroc comprend 19 banques commerciales dont 7 à capitaux majoritairement étrangers et 5 majoritairement détenues par l’Etat, 5 banques participatives agréées, 28 sociétés de financement, 6 banques offshore, 13 associations de micro-crédit et 13 établissements de paiement. Le pays compte, au plan local, 6 503 agences bancaires et 7 289 guichets automatiques.   

Relevant de la finance islamique, les banques participatives ont effectivement démarré leurs activités en 2018. Le Maroc a procédé cette année-là à l’émission de son premier Sukuk souverain destiné au marché intérieur et portant sur un montant de 1 milliard de dirhams (MAD), soit 103,8 millions USD. La norme internationale d'information financière (IFRS 9) a été introduite le 1er janvier 2018.

Secteur bancaire

Structure du marché bancaire – Le secteur bancaire marocain figure parmi les plus performants d’Afrique, avec un réseau à l’étranger qui s’étend sur 35 pays dont 27 en Afrique, 7 en Europe et un en Asie. Le secteur compte 45 filiales et 15 succursales disposant de près de 1 427 points de vente hors du pays. En 2018, le total-bilan du secteur bancaire s’est établi à 1 341 milliards MAD (139,4 milliards USD), soit 122% du PIB, une hausse de 5,5% par rapport à 2017. La part des trois premières banques dans le total-actif du secteur s’est établie à 64,3% et celle des cinq plus grandes banques s’est située à 78,7%. La densité bancaire mesurée par le nombre de guichets pour 10 000 habitants s’établit à 2 contre 1 il y a quinze ans. Le taux de bancarisation est de 74%.

Structure des crédits et dépôts du secteur bancaire – Le crédit bancaire a atteint 891 milliards MAD (92,6 milliards USD), soit 81% du PIB, en hausse de 6,5% par rapport à 2017. Cette hausse est soutenue par les opérations de financement du crédit de TVA intervenues en 2018. Le crédit bancaire au secteur privé a atteint 765 milliards MAD (79,6 milliards USD) soit 69,5% du PIB, en progression de 2,4% sur une année. Les crédits sont majoritairement alloués aux ménages dont la part represente environ 32% (284 milliards MAD, soit 29,5 milliards USD) du total des credits octroyés par le secteur bancaire. Les crédits au secteur public se sont chiffrés à 126 milliards MAD, soit 13,1 milliards USD. Les dépôts collectés auprès de la clientèle ont totalisé 928 milliards MAD (96,5 milliards USD), une hausse de 2,9% par rapport à 2017. En 2018, Les dépôts à vue et à terme ont respectivement représenté 61% et 18,3% du total des dépôts, tandis que la part des comptes d’épargne s’est établie à 17,1%. La majorité (50%) de dépôts auprès des banques est effectuée par des particuliers.

Taux d’intérêt créditeurs et débiteursLa politique monétaire est restée accommodante dans un contexte d'inflation modérée. La banque centrale a maintenu son taux directeur inchangé à 2,25% depuis mars 2016. Les taux débiteurs ont légèrement baissé passant de 5,5% en 2017 à 5,2% en 2018. Malgré la pénurie de liquidité sur le marché monétaire, les taux d’intérêt créditeurs se sont repliés de 3 et 9 points de base pour les dépôts à 6 et 12 mois respectivement entre 2016 et 2017.

Solidité financière du secteur bancaire

La banque centrale a achevé les dispositions transitoires de l’adéquation des fonds propres conformément aux accords de Bâle III. Le secteur maintient des niveaux de capitalisation et de liquidité adéquats. Les ratios de solvabilité et de fonds propres Tier 1 demeurent supérieurs aux minimas réglementaires de 12 et 9% respectivement. Le coefficient[1] de liquidité à court terme s’est établi à un niveau moyen de 135% en 2018, au-dessus du niveau requis de 90%. Le ratio de prêts improductifs reste relativement élevé (6,8% en 2018), mais les niveaux de provisionnement demeurent adéquats (environ 70%). Bien qu’offrant des possibilités de diversification et de profit, l’activité transfrontalière des banques marocaines, principalement en Afrique, constitue également un canal potentiel de transmission du risque représentant environ 20 à 30% du total de leurs actifs et un tiers de leurs bénéfices. La rentabilité bancaire demeure positive malgré la diminution du produit net bancaire et le renchérissement du coût du risque. Le rendement des actifs (ROA) et celui des fonds propres (ROE) sont demeurés stables à 0,9 et 9,5% respectivement en 2017 et 2018.

Inclusion financière

Bien que le nombre de points d’accès bancaires ait plus que doublé depuis 2010, passant de 4 800 points à près de 12 700 en 2017, les résultats du Global Findex illustrent le faible niveau d'inclusion financière au Maroc. La proportion des adultes disposant d’un compte est de 28,8%, un niveau bien inférieur à la moyenne des pays à revenu intermédiaires de la tranche inférieure (57,8%). Le niveau d’inclusion est encore plus bas sur différents segments de la population notamment chez les femmes (16,8%), les ménages à bas revenu (19,3%) et les ruraux (20%), comparé à des moyennes de 53%, 50,7% et 57,6% respectivement dans les pays comparables.

Les principaux freins à l’inclusion financière sont, entre autres, le faible niveau de revenus, des offres inadaptées aux besoins des segments à faible revenu et l’exclusion socio-culturelle des femmes. Le secteur informel est pesant (11% du PIB) et les services financiers qu’il offre (famille, tontine, avances des petits commerces, etc.) sont fortement utilisés : 15% pour l’épargne et 23% pour le crédit contre 6 et 3% respectivement pour les services formels. Pour combler ce gap, le pays s’est doté en 2019 d’une stratégie nationale d'inclusion financière dont l’objectif est de réduire les écarts d’inclusion les plus significatifs.

Le secteur de la microfinance

Le secteur compte 13 associations de microcrédit (AMC) avec un réseau de 1 767 points de vente et 890.000 clients dont près de la moitié sont des femmes. La Banque centrale est le régulateur du secteur et la Fédération nationale des associations de microcrédit en est le représentant. Le secteur finance des microprojets générateurs de revenus dans plusieurs domaines, notamment le commerce, l’agriculture, l’artisanat et les services. Les prêts accordés à la clientèle ont totalisé un encours brut de près de 6,8 milliards MAD (705 millions USD) en 2018 dont près de 92% sont accordés par les trois plus grandes associations. 88% du total des crédits sont accordés aux microentreprises et près de 76% des crédits sont concentrés au niveau du milieu urbain. Les créances en souffrance ont baissé de 8% pour s’établir à environ 204 millions MAD en 2018 (21,2 millions USD). Cette amélioration reflète les opérations de radiation de créances en souffrance. Le taux de couverture de ces créances par des provisions s’est renforcé à 86% contre 82% en 2017. Les rendements des actifs et des fonds propres se sont respectivement établis à 2,4 et 6,6% en 2018.

Le secteur s’est remis de la sévère crise intervenue entre 2008 et 2011 grâce aux efforts de rationalisation et d’adaptation des offres par rapport au marché, au renforcement des capacités, et à l’adoption d’une approche collaborative forte entre tous les acteurs du secteur.  En 2012, le secteur s’est doté d’une stratégie nationale de la microfinance dont l’un des objectifs est d’atteindre à l’horizon 2022, un effectif de 3,2 millions de bénéficiaires actifs. Le Maroc est aujourd’hui considéré comme le premier marché de la microfinance dans la région MENA.

Malgré ces progrès, les AMC ne servent que 10% à 20% du marché cible. En plus, les financements obtenus par les Institutions de Microfinance auprès des banques contribuent à rehausser les taux d’intérêt qui se situent entre 30 et 35%. Par ailleurs, les mauvaises pratiques dans la gestion du risque constituent un autre aspect des défis à surmonter. À cet effet, une circulaire n°3/W/2018 a été édictée en juillet 2018 par la banque centrale. Elle impose de nouvelles exigences portant sur l’adaptation du dispositif de gestion des risques, de contrôle interne et de gouvernance et à la nature, la complexité et au volume d’activité des AMC.

Finance numérique

Les infrastructures des marchés financiers sont composées d’un système interbancaire de paiement de gros montants et de 2 systèmes de paiement de détail (le switch monétique et le système interbancaire marocain de télé-compensation). La Bourse de Casablanca et le Dépositaire Central Maroclear sont dédiés à la compensation et au règlement ou livraison des titres.

Le nombre de paiements par carte, y compris les paiements sur GAB et ceux en ligne, s’est établi à 56,1 millions pour une valeur de 24 milliards MAD (2,5 milliards USD), soit une augmentation de 24,6% respectivement entre 2016 et 2017. Cette progression est essentiellement imputable à l’accroissement du nombre de Terminaux de Paiement Electroniques (TPE) et à l’augmentation du commerce électronique à travers les services de paiement des factures (téléphone, eau, électricité, etc.) et de recouvrements fiscaux (vignette, impôt, etc.). Les services e-gov lancés dans le cadre du plan Maroc Numéric 2013 et visant la modernisation de l'administration et des collectivités locales représentent à ce jour environ 12,6% des paiements en ligne, en très nette progression au cours des récentes années (+98,2% entre 2016 et 2017). En dépit de ces avancées, les services financiers numériques restent limités. Le ratio[2] de paiement demeure assez faible (moins de 17% en volume et 9,03% en valeur en 2017), du fait principalement d’importants retraits d’espèces constituant l’essentiel des opérations effectuées par cartes bancaires. Près de 90% des paiements sont effectués en espèces et environ un tiers des envois de fonds sont directement payés en espèces sans recours au système bancaire. Les raisons tiennent aux habitudes encore fortement orientées vers l’utilisation du cash et à la méconnaissance des services financiers rattachés au mobile money. Moins de 1% des adultes dispose d’un compte mobile money contre 5,3% en moyenne dans les économies similaires.

Financement des PME

Les PMEs représentent 93% des entreprises actives au Maroc, plus de 38% du PIB, 46% de l’emploi total, 50% des investissements et 30% des exportations. Elles enregistrent un taux de survie de 62% cinq ans après leur création et peinent à croitre en taille. Le financement des PME est en général assuré par les banques.

Les prêts bancaires aux PME représentent environ 17% du PIB. Ce niveau est relativement élevé par rapport à la moyenne prévalant dans la région du Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MOANAP). Cependant, l’accès au financement continue d’être un obstacle pour les PMEs. Leur faible rentabilité et incapacité à répondre aux exigences des institutions financières sont en partie responsable de cette difficulté d’accès. Pour les micros, petites et moyennes entreprises (MPME), le déficit de financement représente 31,4% du PIB contre une moyenne de 11,4% pour le MOANAP. Le degré relativement élevé de concentration du crédit en faveur des grandes et entreprises publiques explique en partie ce gap. Seulement 42 et 57% respectivement des petites et moyennes entreprises ont bénéficié d’un prêt ou d’une ligne de crédit bancaire, un taux atteignant 76 % pour les grandes entreprises. Le nombre de microentreprises ayant accès au financement bancaire est encore plus bas (6% selon FMI). 91 % des prêts accordés par les banques aux PME sont conditionnés par des garanties dont ne disposent pas toujours ces MPME. Par ailleurs, les longs délais de paiements de la part de la clientèle augmentent les besoins de financement en fonds de roulement des PME. Le financement par le marché boursier reste encore très timide.

Plusieurs initiatives ont été récemment mises en œuvre pour accroître le crédit aux PME et améliorer leur accès au crédit. Il s’agit notamment de la révision à la hausse du plafond des micro-crédits, de 5 000 USD à 15 000 USD et de l’extension, jusqu’à 100 000 USD, des garanties publiques des prêts bancaires aux PME, par l'intermédiaire de la Caisse centrale de garantie. Une autre initiative est celle de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) qui propose des formules de crédit appropriées permettant de financer les projets d’investissement et les besoins en trésorerie des PME. La CDG et la Banque Centrale Populaire ont signé, en 2019, une convention de refinancement en faveur des PME, d’un montant de plus d’un milliard MAD (103,5 millions USD).

Les assurances

En 2017, le secteur comptait 23 entreprises d’assurance et de réassurance, 1 865 intermédiaires, dont 1 416 agents et 449 courtiers. Le secteur présente un potentiel important. Considéré comme le deuxième marché africain en termes de volume des primes, il a enregistré 41,4 milliards MAD (4,3 milliards USD) de primes émises en 2018 (une hausse de 6,3% par rapport à 2017) dont 56% réalisés par l’assurance non vie. L’assurance automobile s’attribue la grande part de la branche non vie, avec 48,1% des émissions. En raison de son caractère obligatoire et de l’accroissement du parc automobile, l’assurance automobile connait une évolution régulière. Les assurances vie et capitalisation dédiées essentiellement à l’épargne (80,4%) continuent de se développer grace à la bancassurance. Le secteur demeure financièrement viable avec un rendement des fonds propres (ROE) qui se situe à un niveau appréciable de 9,4% pour une moyenne sur les cinq dernières années de 9,7%. La marge de solvabilité s’est établie à 414%, soit plus de quatre fois le minimum réglementaire requis.

Les revenus demeurent concentrés : les 5 premiers assureurs collectent près de 69,6% du chiffre d’affaires et seulement 2% des intermédiaires réalisent 53% du chiffre d’affaires du marché. L’implication croissante des banques dans le secteur pourrait aggraver cette situation. Bien que des efforts aient été faits dans le sens de la dématérialisation (possibilité pour les agents et courtiers de renseigner leurs déclarations en ligne), ces derniers restent limités du fait des difficultés liées à la signature digitale nécessaire sur les polices d’assurance. Il en résulte une rupture dans la dématérialisation de la procédure de souscription, le contrat physique étant encore indispensable à certains niveaux. Par ailleurs, la modernisation du secteur et la mise en conformité aux normes internationales ont affiché des retards importants. Le Maroc occupe la première place dans le monde arabe en termes de taux de pénétration d’assurance. Ce dernier reste toutefois relativement bas (3,74% contre 3,66% en 2017), comparé à ceux des pays développés.

Le marché des capitaux

Le marché des capitaux marocain est étroit. Tout comme en 2016, le Trésor s’est financé principalement par le biais des émissions à moyen terme (55,8% des levées totales en 2017). La volonté de cette institution est de gérer sa dette intérieure dans le moyen terme tout en anticipant sur la baisse des taux longs. Sur le marché de la dette privée, les émissions se sont élevées à 76,6 milliards MAD (7,9 milliards USD) en 2017, une hausse de 52% par rapport à l’année 2016 résultant de la progression conjointe des titres de créances négociables et des obligations privées. Le volume d’émissions obligataires privées a atteint 24,8 milliards MAD (2,6 milliards USD) en 2017. La prépondérance des émissions obligataires par le secteur bancaire, représentant 52% du total des émissions provenant du secteur bancaire, ne favorise pas la diversification du risque et constitue de ce fait un frein au développement de ce compartiment. Le Maroc se classe 8ème (6ème en 2016) dans le classement annuel relatif à l’indice de développement du marché obligataire africain et publié par l’Initiative des Marchés Financiers Africains.

Sur le marché boursier, l’indice MASI (Moroccan All Shares Index) a, après une performance annuelle de 30,46% enregistrée en 2016, clôturé l’année 2017 sur une progression de 6,39%. Les offres publiques initiales (IPO) ont été rares au cours des dernières années, contribuant à l’atonie du marché primaire de la bourse de Casablanca. Au total, 6 introductions en bourse ont permis de mobiliser l’équivalent de 498 millions USD entre 2014 et 2018. Comparé à d’autres pays, le marché boursier reste peu développé. Sa liquidité est structurellement faible, avec un ratio de liquidité établi à 10,35 en 2017 contre 25,74 et 30,71 respectivement pour l’Afrique du Sud et l’Égypte. L’écart est plus important avec les bourses émergentes comme celles du Brésil (67,02%) et de la Turquie (165,76%). La capitalisation boursière, bien qu’importante dans l’économie affiche une évolution à la baisse (de 74% du PIB en 2010 à 57% du PIB à 2017) imputable en partie au recours sporadique du secteur privé à la bourse, tant pour les stratégies de sortie que pour les augmentations de capital. Le marché boursier demeure concentré (cinq valeurs ont représenté en 2017 plus de 57% de la capitalisation boursière) et fortement tributaire des secteurs ayant une évolution cyclique, ce qui expose le marché à de fortes perturbations. Le développement de l’offre d’actifs et l’implication accrue des investisseurs institutionnels au niveau de la demande demeurent d’autres défis à relever pour la dynamisation du marché.

La sécurité sociale

En 2018, les cotisations collectées par les régimes[3] de retraite ont atteint 50,5 milliards MAD (5,2 milliards USD), soit 4,4% du PIB, pour 4,6 millions d’actifs cotisants représentant 42,3% de la population active occupée. Les prestations se sont établies à 56,7 milliards MAD (5,9 milliards USD), soit 5% du PIB et les réserves constituées se sont situées à 310 milliards MAD (32,2 milliards USD) soit une hausse de 5,5% par rapport à 2017. Les placements des régimes de retraite ont atteint 305,9 milliards MAD (31,7 milliards USD), une hausse de 4,8% par rapport à 2017. La structure de ces placements est caractérisée par la prépondérance des titres obligataires avec une part de 70% du total actif.

Ces régimes composent un système qui, sous bien des aspects, demeure limité. Le taux de couverture reste faible, près de 60% de la population active n’étant couverte par aucun régime de retraite. Le système est également caractérisé par un traitement inégal des pensionnés. La pension moyenne de retraite servie par la CNSS est de 1 924 MAD (environ 200 USD) contre 4 861 MAD (504 USD) par le RCAR et 6 875 MAD (713 USD) par la CMR. Les contraintes tiennent aussi à la pluralité des tutelles techniques et des organismes de contrôle, et au faible degré de coordination. Enfin, la viabilité financière de certains régimes est remise en cause. C’est le cas de la CMR qui, malgré la réforme paramétrique initiée en 2016, fait face à des pressions qui continuent de menacer sa pérennité à court terme. Son déficit global s’est creusé d’un milliard MAD (104 millions USD) par rapport à celui enregistré en 2017 tandis que ses réserves se sont réduites de 1,7 milliard MAD (176 millions USD) en moyenne sur les deux dernières années. La date d’épuisement des réserves de la CMR est projetée pour 2027.

 

[1] Ce coefficient mesure la quantité d’actifs liquides de haute qualité à la disposition des banques pour couvrir, en cas de crise, des sorties de trésorerie sur une période d’un mois.

[2] Calculé en rapportant les transactions de paiements sur le total des transactions par carte bancaire.

[3] Le Maroc compte 5 régimes de retraite à caractère général dont la Caisse marocaine de retraite (CMR) ayant en charge 2 régimes (le Régime de pension civile (RPC) et le Régime de pension militaire (CMR)), le Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR) pour les salariés du secteur semi public, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour les salariés du secteur privé, et la Caisse interprofessionnelles marocaine de retraite (CIMR) en tant que régime facultatif supplémentaire des entreprises du secteur privé.


Liste des banques commerciales au Maroc - 2018

BANQUES

ADRESSE

PHONE

EMAIL

WEBSITE

 ARAB BANK MAROC

 174, Boulevard Mohamed V - Casablanca

 (+212) 5 22 22 31 52 / (+212) 22-20-32-10

   Abdrahim.saher@arabbank.ma

 www.arabbank.ma/

 ATTIJARIWAFA BANK

 2, Boulevard Moulay Youssef – Casablanca 

  (+212) 522 46 97 37

 a.benahmed@attijariwafa.com

 www.attijariwafabank.com/

 AL BARID BANK

 798, Angle Boulevard Ghandi et Boulevard Brahim Roudani - Casablanca 

 (+212) 537 210 202

 

 https://www.albaridbank.ma

 BANQUE CENTRALE POPULAIRE

 101, Boulevard Mohamed Zerktouni – Casablanca 

 (+212) 5 22 20 25 33

 meljai@cpm.co.ma

 www.gbp.ma 

 BANQUE MAROCAINE DU COMMERCE EXTERIEUR

 140 Hassan Avenue 2
13425
Morocco
Casablanca
20000

 (+212) 522-421542

 

 https://www.bmcebank.ma

 BANQUE MAROCAINE POUR LE COMMERCE ET L'INDUSTRIE

 26, Place des Nations Unies – Casablanca 

 (+212)5 22 46 10 00

 

 https://www.bmci.ma/

 CITIBANK MAGHREB

 Lotissement Attaoufik- Imm. I – Ensemble immobilier Zenith Millénium -
Sidi Maârouf - Casablanca 

 (+212) 522489600

  hasna.boufkiri@citi.com

 https://www.citigroup.com/citi/about/countries-and.../morocco.

 CREDIT IMMOBILIER ET HOTELIER BANK

  187, avenue Hassan II – 20000 Casablanca

 (+212) 522 479 000 

 a.alaoui@cih.com.ma

 www.cihbank.ma

 CREDIT DU MAROC

 48-58, Boulevard Mohamed V – Casablanca

 (+212) 5 22 47 70 00

 

 https://www.creditdumaroc.ma

 SOCIETE GENERALE MAROCAINE DE BANQUES

 55, Boulevard Abdelmoumen - Casablanca

 

 sgmaroc@socgen.com

 https://www.sgmaroc.com

 UNION MAROCAINE DES BANQUES

 36, Rue Tahar Sebti – Casablanca 

 (+212) 522 20 01 82

 

 

 CFG BANK

 5, rue Ibn Tofaïl
20340 Casablanca
Maroc

 (+212) 5 22 25 50 50.

 

 https://www.cfgbank.com/

 CAIXA BANK

 179, Boulevard d’Anfa - Casablanca 

 (+212) 5229-79340

 

 https://www.lacaixa.ma

 CREDIT AGRICOLE DU MAROC

 137, Avenue Allal Ben Abdellah – 10 000 Rabat 

 (+212) 5 37 26 92 65

 holdagro@creditagricole.ma

 https://www.creditagricole.ma/

 BANCO SABADELL

 Twin Center, Tour Ouest, 12éme étage - Casablanca 

 (+212) 520 15 14 15

 

 https://www.bancosabadellcasablanca.com

 BANK AL AMAL

 288, Boulevard Mohamed Zerktouni - Casablanca 

 (+212) 522 22 69 26

 bankalamal@menara.ma

 www.baa.ma

 CDG CAPITAL

 Place Moulay El Hassan – Immeuble Mamounia – Rabat

 (+212) 5229-23100

 

 www.cdgcapital.ma/
 

 CASABLANCA FINANCE MARKETS

  5-7, Rue Ibnou Toufail – Casablanca

 (+212)  5 20 30 03 80

 contact@casablanca-bourse.com

 www.casablancafinancecity.com

 FONDS D’EQUIPEMENT COMMUNAL

 Angle Avenue Ben Barka et Avenue Annakhil – Hay Ryad – Rabat

 (+212) 5375-66090

 

 https://www.fec.org.ma/

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19

     
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En bref

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Population in thousands (2019): 36 471 769
GDP per capita (current US$) 2019 - World Average 10,721.61: 3204,09
Account (%) age 15+) - (2014 vs 2017): 29% (2017)
Agriculture Orientation Index - Credit ( Agriculture, Forestry and Fisheries share of GDP) (2015 vs 2016): 0.34 | 0.32
Financial Inclusion Strategies: n/a
Domestic credit provided by financial sector (% of GDP) 2017: 108.83
Made or received digital payments in the past year (% age 15+) (2014 vs 2017): 17% (2017)
Remittances % of GDP for 2017: 0.058
Mortgage Interest Rate / Mortgage Term (years): 8% | 20

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nov 17, 2020 | Ecofin Agency
La valeur des sociétés cotées sur la Bourse de Casablanca a connu une des baisses les plus importantes de ces cinq dernières années.