Aperçu du secteur financier

Paysage économique

Autrefois l'un des pays les plus avancés de l'Afrique subsaharienne, Le Zimbabwe a traversé une crise profonde qui a fragilisé son économie. La réforme agraire, initiée depuis la fin des années 90, a occasionné une chute de la production agricole et une baisse de la productivité, tandis que des déficits publics excessifs ont entraîné d’importants arriérés de paiement extérieurs. Entre 2000 et 2008, l’économie s’est fortement contractée, le taux de croissance annuel moyen se situant à -7,29%.  La crise d’hyperinflation de 2008-2009 qui a suivi a entraîné l'abandon du dollar zimbabwéen et la mise en place d’un système de multidevises composé du dollar américain, du rand sud-africain et d’autres monnaies internationales qui avaient cours légal. Depuis juin 2019, le pays a adopté une nouvelle monnaie, le dollar zimbabwéen. L’utilisation des devises étrangères a été interdite par les autorités, dans le but de relancer l’économie. Des résultats positifs ont toutefois été enregistrés entre 2010 et 2017, le taux de croissance annuel moyen s’étant établi à 7,53%, supérieur à celui de l’Afrique subsaharienne (3,87%). L’économie zimbabwéenne, est fondée sur l’exploitation de ressources minières (or, diamant, nickel, cuivre, fer, platine, etc.) et agricoles (maïs, tabac, coton). La perception élevée du risque-pays a, depuis 2014, entrainé la perte de plusieurs relations de correspondance avec des banques basées au Zimbabwe. Il en est résulté une diminution financement extérieur à l’endroit des banques nationales. La compétitivité de l’économie Zimbabwéenne s’est légèrement améliorée, au classement mondial sur la compétitivité du Forum économique mondial. Le Zimbabwe est passé de la 136ème place en 2010 à la 128ème en 2018, sur 140 pays. En dépit de l'amélioration enregistrée en 2017, l'économie continue de faire face à des défis structurels tels que des niveaux élevés d'informalité, une demande intérieure faible, une dette publique élevée, une faible confiance des investisseurs et un environnement politique difficile. Le pays traverse par ailleurs une crise de liquidité qui est la résultante de distorsions structurelles. Néanmoins, certains progrès ont été accomplis pour améliorer le climat des affaires, mais les défaillances en matière de gouvernance persistent. Le rapport 2018 du Doing Business de la Banque mondiale octroie la 155ème place au Zimbabwe (sur 190 pays), une amélioration de 2 places par rapport à 2010.  

Vue d’ensemble du secteur financier

Les institutions bancaires dominent le secteur financier du Zimbabwe. Le total des actifs détenus par les 13 banques commerciales que compte le pays représente près de 50% du PIB. Près de 24% de ces actifs sont détenus par les 6 banques à capitaux étrangers qui représentent 42% du marché. En moyenne, 50% du revenu des banques provient des intérêts, et environ 40% de frais et de commissions (FMI, 2017). En fin 2018, le pays comptait 5 établissements de financement du logement, et une caisse d’épargne, 199 institutions de microfinance (IMF) de crédit et 6 IMF de dépôt. Le secteur financier non bancaire comprenait également 11 compagnies d’assurance vie, 21 compagnies d’assurance non-vie, et 1 100 fonds de pension placés sous la supervision de la Commission de l’assurance et des pensions.

Secteur bancaire

Structure du marché bancaire - Le secteur bancaire est dominé par les banques commerciales qui, en fin 2017, détenaient 82,51% des actifs, 82,90% des dépôts et 72,45% des prêts. Le secteur est concentré autour de cinq principales institutions bancaires qui ont représenté 58,82% des actifs, 61,11% des dépôts et 57,57% des prêts et avances en 2016. Les actifs du secteur bancaire se sont établis à 11,27 milliards USD en fin 2017, soit une hausse de 29,1% par rapport à 2016. La croissance des actifs, à partir de 2014, est en partie imputable à la hausse des placements financiers, principalement sous forme de bons de Trésor. Ces derniers ont augmenté de 62% entre 2016 et 2017, reflétant la dépendance des besoins de financement du gouvernement vis à vis du secteur bancaire.

Structure des crédits et dépôts du secteur bancaire - L’hyperinflation a accentué la crise de liquidité bancaire et de facto pénalisé le crédit au secteur privé qui a également souffert de l’accumulation subséquente des bons du Trésor par les banques Le crédit bancaire au secteur privé dont la croissance n’a cessé de baisser jusqu’en 2016 se situe à 16,8% du PIB de 2017, soit  3,7 milliards USD. Les prêts et avances bancaires ont représenté 33,72% des actifs du secteur, en baisse par rapport à 2016 (42,27%), en raison de la préférence des banques pour les investissements à court terme moins risqués. Les banques commerciales octroient environ les 3/4 des crédits au Zimbabwe. 73,64% du portefeuille des prêts bancaires ont été octroyés aux secteurs productifs de l'économie, les plus grandes parts revenant à l’industrie manufacturière (17,29%), l’agriculture (15,34%) et l’immobilier (13,16%). Le secteur bancaire demeure cependant limité dans la satisfaction des besoins de financement à long terme caractérisant certains secteurs à forte intensité capitalistique tels que la construction et l’exploitation minière. Les dépôts bancaires s’elevaient à 8,48 milliards USD en 2017, soit une augmentation de 26,47% par rapport à 2016. Ils sont majoritairement constitués de dépôts à vue (67,95%) et, dans une moindre mesure, de dépôts à terme (19,37%).

Taux d’intérêt créditeurs et débiteurs - La Banque centrale s’est engagée à instaurer une politique de crédit abordable en vue faciliter le financement des secteurs productifs de l’économie. Les initiatives mises en œuvre à cet effet portent sur la limitation, depuis le 1er avril 2017, des taux d'intérêt sur les prêts hypothécaires et les frais bancaires liés aux prêts à des maxima respectifs de 12% et 3%. Les taux d'intérêt débiteurs moyens ont baissé, passant de 11,5% en 2012 à 6,9% en 2017. Les taux d’intérêt créditeurs sont quant à eux passés de 6,7% en 2015 à 3,2% en 2017.

Solidité financière du secteur bancaire - Le secteur bancaire demeure bien capitalisé, les ratios d’adéquation des fonds propres et Tier 1 sont restés conformes aux minima règlementaires de 12 et 8% respectivement, et supérieurs aux niveaux atteints en 2016. L'augmentation progressive du ratio de fonds propres est, depuis 2014, imputable à un ensemble de facteurs, notamment la croissance organique du capital, une approche prudente en matière de prêts et une préférence pour les titres négociables. L’ensemble des banques commerciales demeure en conformité avec l’exigence minimale en capitaux propres (25 millions USD pour un objectif de 100 millions USD en 2020). Le ratio de liquidité est resté au-dessus du minimum règlementaire de 30%, en raison, en partie, de l’approche prudente en matière de crédit adoptée par les établissements bancaires. Toutefois, les bons du Trésor détenus par les banques nationales ne s’avèrent plus liquides et sans risque, les taux d’escompte auxquels ils sont soumis pouvant aller jusqu'à 45%. Le secteur demeure en outre confronté à une pénurie de devises étrangères en raison de difficultés structurelles de l'économie. Le ratio des prêts non performants, régulièrement en baisse depuis 2014, s’est affiché à 7,08% en fin 2017. Cette amélioration progressive de la qualité des actifs est le résultat d’une gestion améliorée du risque de crédit, de l’utilisation du registre de crédit par les banques, ainsi que de la cession des prêts non productifs à la Société de gestion des actifs du Zimbabwe. Le secteur agricole a concentré une des plus fortes proportions des prêts non-productifs, soit 23,36% du stock total. Quant aux rendements bancaires, ils sont restés positifs et continuellement en hausse depuis 2014, en raison de la mise en œuvre de mesures visant à accroître les revenus, notamment la finance numérique, l’intensification des réseaux d’agences et la réduction des coûts. Le système bancaire demeure confronté à des faiblesses dues au ralentissement économique et à une crise de liquidité qui ont aggravé le risque de crédit et freiné l’intermédiation financière. En 2017, le ratio d’intermédiation financière s’est établi à 44,79% contre 56,64% en 2016.

Inclusion financière

Une Stratégie nationale d’inclusion financière a été lancée en 2016. L’objectif général de cette stratégie est d’améliorer le niveau d’accès aux services financiers formels et abordables, de 69% en 2014 à au moins 90% en 2020, et de faire passer le taux de bancarisation de la population adulte de 30% à au moins 60% sur la même période. L’inclusion financière a connu une évolution généralement positive entre 2014 et 2017. En 2017, 55,3% de la population adulte disposait d’un compte, soit une augmentation de 70,7% par rapport à 2014. La plupart des banques ont mis en place des politiques d’acquisition de comptes à coûts réduits, ciblant les groupes à faibles revenus, accompagnées de faibles exigences en matière de connaissance de la clientèle (Know your customer) et de frais de gestion de comptes minimisés. Le nombre de comptes à coûts réduits ouverts par les banques est passé de 1,2 millions en décembre 2016 à 3,02 millions en décembre 2017, soit une hausse de 151,6%. L’accroissement des agences de microfinance a également constitué un facteur favorable à l’inclusion financière. L’approbation, par la banque centrale du modèle d’intermédiaires bancaires, a conduit à l’établissement de plus de 4 000 points d'accès ayant contribué à l’amélioration de la portée des services financiers. Le mobile money a significativement contribué à la promotion de l’inclusion financière. La proportion des adultes disposant d’un compte mobile money a augmenté de 125% pour s’établir à 48,6%, largement au-dessus de la moyenne en Afrique sub-saharienne (20,9%). Nonobstant ces améliorations, la famille et les amis restent la source de crédit la plus répandue. Environ un tiers de la population (32% des hommes et 37% pour les femmes) ont recours au secteur informel pour la satisfaction de leurs besoins de liquidité.    

Le secteur de la microfinance - Le secteur de la microfinance comptait, au 31 décembre 2018, 205 institutions agréées de microfinance (IMF) dont 199 IMF de crédit et 6 IMF de dépôt. Les institutions de microfinance ont souffert de la contraction de l'économie au Zimbabwe. Plus de 30 institutions de microfinance (IMF) ont cessé leurs activités en 2015, confrontées à des contraintes de liquidité et à un manque de soutien financier de la part des bailleurs. Le nombre d’agences des IMF était de 750 (682 en 2017), tandis que le nombre de clients s’établissait à 349 341 en fin 2018. Les actifs du secteur ont atteint 490,27 millions USD cette année-là, soit une augmentation de 47,1% par rapport à 2017. La qualité des actifs s’est progressivement améliorée. Le portefeuille à risque des IMF n’a cessé de baisser depuis 2013 pour s’établir à 7,34% en 2017. Cette amélioration est attribuée en partie à l’utilisation effective du système de registre de crédit, conformément à la vérification de la solvabilité des emprunteurs. Le rendement des actifs et celui des fonds propres sont restés positifs, bien qu’ayant baissé jusqu’en 2017. Ils se sont respectivement établis à 14,19% et 7,17% en fin 2018. Le déficit de financement durable et adéquat entrave néanmoins la profondeur du secteur et continue d’être un obstacle majeur au développement de la microfinance. En janvier 2017, la banque centrale a invité les IMF à baisser leurs taux de sorte à maintenir leurs taux débiteurs effectifs à des niveaux inférieurs à 10%.

Finance numérique - En 2017, le pays a connu une relative amélioration dans l’utilisation des moyens de paiement électroniques. Les transactions en volume et en valeur se sont établies à un milliard et 93,9 milliards USD, soit des augmentations respectives de 169% et 52%, par rapport à 2016. Le secteur comptait 5 opérateurs de services financiers mobiles. La valeur des transactions de services financiers mobiles s'est établie à 18 milliards USD, soit 71,66% de l’ensemble des transactions de paiement de détail, en augmentation de 210% par rapport à 2016. Le volume de transactions a également augmenté de 153%, passant de 298,6 millions en 2016 à 754,7 millions en 2017. Le nombre d’abonnés aux services financiers mobiles a atteint 4,6 millions en 2017, soit une hausse de 41% par rapport à 2016. La majorité des banques ont tiré profit du taux de pénétration élevé de la téléphonie mobile (plus de 100%) afin de proposer, en partenariat avec les opérateurs de réseau mobile, des gammes variées de services financiers numériques. Les abonnés de la banque en ligne ont atteint 277 674 en 2017, soit une augmentation de 65% par rapport à 2016. Malgré ces progrès importants, l‘interopérabilité limitée des systèmes de paiement entrave le développement de produits innovants.

Financement des PME - Les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) représentent plus de 60% du PIB. Des progrès notables ont été accomplis en matière d’accès aux services financiers formels par les MPME. La valeur des prêts octroyés aux MPME a augmenté de 16,24% par rapport à 2016 pour s’établir à 169,9 millions USD, soit 3,94% du total des prêts accordés par les institutions bancaires et institutions de microfinance. En outre, 100 644 MPME disposaient d’un compte bancaire en fin 2018. Des facilités de financement, d’une valeur totale de 90 millions USD, ont été mises à la disposition des MPME à travers différents mécanismes de financement. Malgré les efforts accomplis, le financement des PME demeure problématique. Selon la banque mondiale, seulement 7,8% des entreprises de 5 à 19 employés ont accès à un prêt bancaire ou une ligne de crédit contre 20,7% pour l’Afrique Sub-saharienne). Ce taux est encore plus faible pour les très petites entreprises (4%). Les concours bancaires sont utilisés par 8,2% des petites entreprises comme fonds de roulement et par 14,8% d’entre elles pour le financement des investissements. Ces taux sont respectivement de 25,4 et 18,1% pour les entreprises de taille moyenne. Plusieurs facteurs expliquent ce faible financement. Les PME présentent des modèles économiques peu viables : environ 85% d’entre elles échouent au bout de 3 années (60% dès la première année et 25% durant les trois premières années). La gouvernance d'entreprise reste également préoccupante et la plupart des PME ne sont pas en mesure de fournir les garanties demandées par les banques. Enfin, le caractère informel de la plupart des PME contribue à aggraver leurs difficultés d’accès au financement.

Le marché du capital-investissement

Le total des fonds sous gestion du secteur s'élevait à 3,9 milliards USD en 2017, les 5 premières institutions détenant 86,54% des fonds. Les sociétés de gestion de placements en titre sont tenues de maintenir un capital de 150 000 USD. La bourse des valeurs du Zimbabwe (ZSE), principale institution du marché des capitaux, est passée à un système de négociation automatisé depuis le 6 juillet 2015. Le total des actifs détenus s’est établi à 3 353 millions USD en fin 2017, soit une hausse de 21% par rapport à 2016. Les pénuries de liquidité et de devises étrangères ont continué d'affecter les performances du marché boursier en 2017. En réponse aux craintes suscitées, des mesures de couvertures ont été prises par les investisseurs. La capitalisation boursière a atteint 15 milliards USD, soit 68,1% du PIB. Les capitaux et réserves du dépositaire[1] sont en nette augmentation de 26,98% par rapport 2017.

Les assurances

Le secteur de l’assurance vie comptait, au 30 septembre 2018, 11 assureurs, 5 réassureurs composites et 1690 agents. L’assurance non-vie était composé de 21 assureurs, 2 compagnies de micro-assurance, 8 réassureurs, 32 courtiers en assurance et 35 évaluateurs de sinistre. Le total des actifs du secteur des assurances (vie et non-vie) a augmenté de 7,30% sur une année pour s’établir à 476,84 millions USD. Les primes brutes de l’assurance vie se sont établies à 300,69 millions USD, en hausse de 13,06% par rapport à septembre 2017. Cette hausse est imputable à la forte croissance des activités d’assurance funéraire. Le total des actifs de l’assurance vie s'élevait à 2,80 milliards USD. La base d'actifs des sociétés d’assurance est dominée par 2 classes d'actifs, notamment les actions et les placements immobiliers qui représentaient respectivement 52,32 et 24,33% du total des actifs en septembre 2018. La hausse des cours boursiers a occasionné des placements en actions dont la valeur a excédé la limite de 45% imposée aux proportions des classes d’actifs. Le total des primes brutes de l’assurance non-vie s'est établi à 198,45 millions USD, soit une hausse de de 16,88% par rapport à 2017, en raison du dynamisme des branches « automobile » et « incendie » représentant respectivement 47,43% et 17,65% des primes brutes. Les actifs des assureurs non-vie se chiffraient à 279,72 millions USD, soit 58,66% du total des actifs du secteur des assurances. Les actifs des sociétés de réassurance non-vie s’établissaient à 167,08 millions USD, soit 35,04% de l'actif total du secteur. Tous les réassureurs non-vie agréés disposaient de fonds propres supérieurs au minimum requis de 5 millions de dollars. Le taux de pénétration de l’assurance au Zimbabwe est de 3,37% et la densité assurantielle de 36,44 USD par habitant.

La sécurité sociale

Le Zimbabwe comptait au 30 septembre 2018, 1100 régimes de pension professionnels, composés de 1 051 régimes à cotisations définies et 49 régimes à prestations définies. L’effectif des membres s’est établi à 790 562. Le total des actifs du secteur s’est affiché à 4,65 milliards USD au 30 septembre 2018, soit une croissance de 7,8% par rapport à 2017 attribuable à l’augmentation des cotisations perçues et aux revenus des investissements dont les valeurs respectives se sont établies à 241,3 millions et 228,6 millions USD. Les actions cotées et les placements immobiliers totalisaient 2,86 milliards USD, soit 61,50% du total des actifs. Les investissements dans les actifs prescrits se sont établis à 434,87 millions USD, portant le ratio des actifs prescrits à 9,35%, les exigences réglementaires minimales étant fixées à 10%. Plusieurs obstacles subsistent dans le secteur des fonds de pensions. Les dépenses administratives excessives se font au détriment de l'investissement. Les dépenses effectuées (en dehors du paiement des avantages) représentaient en moyenne 81% du total des primes et des contributions, ne laissant que 19% pour l’investissement au cours de la période post-dollarisation. Le cadre législatif et réglementaire est encore faible. C’est le cas des accords de gestion et de répartition de profit des fonds à but lucratif qui ne sont régis par aucune réglementation. Les arriérés de contributions, en compromettant les avantages à percevoir par les retraités, demeurent une préoccupation majeure. Ils se sont établis à 633,14 millions de dollars, représentant 13,61% des actifs du secteur.

 

[1] Société dépositaire Chengetedzayi établi en mars 2015.


Liste des banques commerciales au Zimbabwe

BANQUES

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 AGRICULTURAL BANK OF ZIMBABWE

 15 th Floor, Hurudza House,
Harare
 

 (+263) 4 774429

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 BANCABC

 

1 Endeavour Crescent

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 (+263) 4369260 / (+263) 3380019

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 BARCLAYS BANK

 1st Street/Jason Moyo Avenue,

Harare
 

 (+263)  4758280 / (+263) 4758324

 [email protected]

  zw.barclays.com

 COMMERCIAL BANK OF ZIMBABWE

 3rd Floor Union House,

60 Kwame Nkrumah Avenue,

Harare

 (+263) 4748050

 [email protected]

 www.cbz.co.zw

 CABS BANK

 Northend Close
Northridge Park
Highlands,
Harare

 (+263) 242 883823

 [email protected]

 www.cabs.co.zw/

 ECOBANK

 Borrowdale Office

Sam Levy Office Park

Block A, Piers Road

 

 (+263)  4 851642

 

 www.ecobank.com

 FBC BANK

 6th Floor, FBC Centre

45 Nelson Mandela Avenue



Harare,

Zimbabwe

 (+263) 4761300

 [email protected]

 www.fbc.co.zw

 NEDBANK

 14 Floor, Old Mutual Centre
Corner Jason Moyo & 3rd Street
CBD
 

 (+263) 4701636

 [email protected]

 www.nedbank.co.zw

 MERCHANT BANK OF CENTRAL AFRICA

 Shamrock House, 30 King George Road
P.O Box A537 Avondale
Harare

 (+263) 433 25 40

 [email protected]

 
www.mbca.co.zw

 METROPOLITAN BANK OF ZIMBABWE

 Metropolitan House,

3 Central Avenue,

Harare

 

 (+263) 4700789 / (+263) 4700445

 [email protected]

 www.metbank.co.zw

 NMB BANK

 First Floor, Unity Court,
Cnr Kwame Nkrumah Ave/First Street,
Harare

 (+263) 4759651 / (+263) 4759601

 

 www.nmbz.co.zw

 NATIONAL BUILDING SOCIETY

 14th Floor Social Security Centre
        Harare

 (+263) 4 700161

 [email protected]

 www.nbs.co.zw

 PEOPLE'S OWN SAVING BANKS

 Corner Third Street /Central Avenue,

Harare

 (+263)4 793831

 

 www.posb.co.zw

 STANBIC BANK

 59 Samora Machel Avenue,

Harare

 (+263) 4759471

 [email protected]

 www.stanbicbank.co.zw

 STANDARD CHATERED BANK

 1st Floor, Africa Unity Square Building
P.O. Box 373, Harare

 (+263) 4 752852-8

 [email protected] 

 www.standardchartered.com

 STEWARD BANK

 2nd Floor, 101 Union Avenue Building,
Kwame Nkruma Avenue, P.O.Box 5220,
Harare

  (+263) 4253 672

 [email protected]

 www.stewardbank.co.zw

 TETRAD INVESTMENT BANK

 Arundel Office Park, 1st Floor, Building 5, Norfolk Road

 (+263) 704 27 15

 [email protected]

 www.tetrad.co.zw

 ZB BANK

 46 Speke Avenue,

Harare

 (+263) 4 757471

 [email protected]

 www.zb.co.zw

 TOTAL

18

     
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Source

En bref

En bref Source
Population (2019): 14 645 468
PIB par habitant (USD courant) - 2019 - (Moyenne mondiale:10 721,61): 1463,98
Population détenant un compte dans une institution financière (%) (age: 15+) - (2014 vs 2017): 32% | 55%
Crédit dédié à l'agriculture (Agriculture, foresterie et pêche) / Part de l'agriculture dans le PIB (2015): n/a
Stratégies d'inclusion financière: • National Financial Inclusion Strategy (2016-2020) EN• SADC Financial Inclusion Strategy 2016-2021 EN
Crédit domestique fourni par le secteur financier (% du PIB) - 2017: n/a
Paiements numériques effectués ou reçus au cours de l'année précédente (% age 15+) (2014 vs 2017): 30% | 53%
Transferts d'argent reçus en % du PIB - 2017: 0,059
Taux d'intérêt hypothécaire / Durée du prêt hypothécaire (années): 12% | 16 ans

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