Aperçu du secteur financier

Paysage économique

Le Soudan est classé parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure avec un PIB par habitant équivalent à 977,3 USD en 2018. Le pays a perdu 75% de ses réserves de pétrole estimées à 3,5 milliards de barils et plus de 75% de ses recettes fiscales, après sa séparation avec le Soudan du Sud en juillet 2011. Depuis lors, la situation économique du Soudan reste préoccupante. Après des épisodes de récession enregistrés en 2011 et 2012, le rythme de croissance de l’activité économique a de nouveau ralenti en 2018 (-2.3%), à la suite d’une situation macroéconomique défavorable : forte inflation (61,8% en 2018 contre 32,4% en 2017), suppression progressive des subventions à l’énergie et épuisement des réserves en devises en raison de la perte des revenus pétroliers. La dégradation des conditions de vie, alimentée par la hausse des prix et le déficit en produits de première nécessité, a suscité/engendré un vaste mouvement de protestations populaires qui a conduit, en avril 2019, à des changements à la tête de l’Etat. La dette publique qui pointe à 211,7% du PIB (en 2019 selon le FMI), constitue par ailleurs une autre source d’inquiétude. Bien que les États-Unis aient levé leurs sanctions en octobre 2017, le maintien du Soudan sur la liste rouge américaine entrave le traitement de la dette soudanaise et contribue à entretenir davantage la méfiance des investisseurs étrangers. À cette situation s’ajoute un climat des affaires très peu attractif. Selon le rapport Doing Business de la banque mondiale, le pays occupe la 171ème place en 2019 (sur 190 économies), un rang bien inférieur à celui de 2018 (162ème) et de 2012 (143ème). Les perspectives de reprise du Soudan se trouvent par ailleurs limitées par plusieurs facteurs, notamment les tensions sociales internes, l’insécurité et les conflits persistants dans la région (Sud-Kordofan et Nil Bleu), la nature insoutenable de la dette extérieure, le chômage élevé (12,9% en 2019 selon le FMI) et les faibles capacités institutionnelles du pays. La pauvreté reste répandue et les services sociaux sont insuffisants pour répondre aux besoins de la grande majorité de la population. Le Soudan possède pourtant de nombreux atouts, notamment le potentiel encore inexploité du secteur agricole (31% du PIB en 2018). La superficie des terres cultivables, estimée à 840 000 km2 et dont seulement 18% sont actuellement exploités, convient à une grande variété de cultures et d’élevage. Le territoire renferme en outre 67% du bassin du Nil, et demeure le premier producteur mondial de gomme arabique. Les autorités ont doté le pays d’un plan de développement à long terme sur la période 2007-2031, comprenant des engagements conformes aux Objectifs du Développement Durable et mis en œuvre à travers des programmes quinquennaux.    

Vue d’ensemble du secteur financier

Le secteur financier soudanais comprend 37 banques, 38 Institutions de microfinance (IMF) et 14 compagnies d’assurance. Le pays compte également 20 bureaux de change et 10 sociétés de transfert de fonds. La Bourse de Khartoum est le principal marché boursier du pays. Le Soudan a fait des progrès considérables pour remédier aux carences en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), puisqu’il a, en 2015, été retiré de la liste grise du Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI). Après l’introduction de la première banque islamique en 1978, le gouvernement a, en 1984, contraint l’ensemble des banques du pays à opérer selon les méthodes conformes à la Charia. 

Secteur bancaire

Structure du marché bancaire – Les banques soudanaises fonctionnent conformément aux principes de la finance islamique depuis 1984. En 2019, le secteur était composé de 37 banques (35 banques en 2012), dont 32 banques commerciales (une banque publique, 7 banques à capitaux étrangers représentant 23% du total des actifs bancaires et 24 banques à capitaux mixtes[1]) et 5 banques spécialisées parmi lesquelles 4 à capitaux publiques se concentrent sur l'octroi de crédits à des secteurs ciblés, tels que l'agriculture ou le développement des infrastructures. En novembre 2019, le total des actifs du secteur bancaire s'élevait à environ 505 milliards de livres soudanaises (SDG) (9,1 milliards USD), soit 25% du PIB selon le FMI. Les cinq plus grandes banques représentent 55% du total des actifs. Le nombre d’agences bancaires s’est accru, passant de 629 en 2012 à 778 en 2017.  

Structure des crédits et dépôts du secteur bancaire . Le crédit des banques commerciales accordé au secteur privé a atteint 156 002 millions SDG (2,8 milliard USD) en 2018, soit 11,4% du PIB et une hausse d’environ 59% par rapport à 2017. Les dépôts de la clientèle ont atteint 302 283 millions SDG (5,5 milliard USD) en 2018. La part des dépôts à vue dans le total des dépôts représentait 48,6% en 2018 contre 51,4% pour les d’épargne et à terme. Un fonds de garantie des dépôts a été créé (loi de 1996) et il vise à guarantir les dépôts bancaires, selon un mode de fonctionnement islamique. La valeur des contributions aux ressources de ce fonds s’est établie à 187 millions SDG en 2017 (3,8 millions USD), dont 48% en provenance des banques, 38% de la part des détenteurs des dépôts d'investissement, 7% de la banque centrale et 7% du Ministère des finances.  

Solidité financière du secteur bancaire – Les banques sont tenues de se conformer aux normes internationales prudentielles émises par le Conseil des services financiers islamiques (IFSB[2]), dans le cadre des exigences du Comité de Bâle. La levée des sanctions[3] américaines a certes contribué à l’amélioration des indicateurs de stabilité du secteur bancaire, mais des vulnérabilités persistent avec plusieurs banques sous-capitalisées. Le ratio d’adéquation des fonds propres a baissé de 16,2% en 2017 à 9,9% en 2018, bien en dessous de la norme minimale de 12%, alors qu’il était de 18,7% en 2016. Le ratio des prêts non-performants est passé de 5,2% en 2016 à 3,3% en 2017, puis à 3,2% en 2018, un niveau conforme seuil maximal de 6%. Le ratio des provisions aux prêts non performants a baissé, de 81,3% en 2017 à 72,1% en 2018, mais restent supérieur au niveau de 2016 (60%). Le ratio de liquidité est passé de 37,3% en 2017 à 51,6% en 2018, un niveau conforme à la norme comprise entre 30 et 40%. La rentabilité bancaire demeure positive. Le ratio des actifs (ROA) est passé de 3,8% en 2017 à 4,9% en 2018, tandis que le ratio des fonds propres (ROE) a presque doublé sur la même période, passant de 48% à 95%.

Inclusion financière

L'inclusion financière au Soudan demeure un réel défi. Selon le Global Findex de la banque mondiale (2014), 15,3% des adultes disposent d’un compte, un niveau nettement inférieur à la moyenne subsaharienne (34,2%). Les proportions sont plus faibles pour l’épargne et l’emprunt dans une institution financière formelle, 7,5% et 4,2% respectivement. Les autorités ont lancé diverses initiatives en vue de soutenir l'inclusion financière, notamment l’introduction du système de paiement numérique étendu particulièrement aux zones rurales, la mise en place d’un registre de garanties et la création d’une Agence de notation du crédit et de l'information (CIASA[4]) qui fournit aux banques et IMF des informations relatives aux clients dans le cadre de l’octroi de crédit. Récemment introduit (avril 2017), le mobile money contribue également à l’amélioration de l’inclusion financière. L’inclusion financière reste toutefois entravée par l’absence d'une stratégie globale et cohérente établissant des objectifs précis et sensibilisant les populations sur les avantages des services financiers formels.

Le secteur de la microfinance

Le secteur comprenait 38 institutions de microfinance (IMF) en 2017 (34 en 2016). Le nombre cumulé de clients de la microfinance est passé de 1,5 million en 2016 à 1,7 million en 2017. Un Conseil de coordination de la microfinance, composé de l'Unité de microfinance, la Société soudanaise de développement de la microfinance et l'Agence[5] de garantie de microfinance (TAYSEER), a été établi comme organe de coordination et de surveillance du secteur. Plusieurs initiatives ont été prises pour promouvoir le développement du secteur. Un règlement, promulgué en 2016, permet aux IMF d'accepter des dépôts en milieu rural dans le but d’améliorer la couverture de leur financement. Les IMF ont également été associées à un programme de financement de l’agriculture saisonnière, en collaboration avec le Ministère de l'agriculture et des forêts. Les banques commerciales opérant dans le pays sont par ailleurs tenues d’allouer 12% du total de leur portefeuille financier aux opérations de prêt des IMF agréées. Les allocations financières, conformément à cette politique, ont augmenté, passant de 9 477 millions SDG (190,9 millions USD) en 2016 à 14 426,5 millions SDG (290,1 millions USD) en 2017. Un financement, pour un montant de 39 millions SDG (786 818,5 USD), a été initié en faveur des petits producteurs de gomme arabique.

La présence des IMF demeure limitée dans les zones rurales qui constituent environ 90% du territoire soudanais. Cette situation résulte en partie du risque élevé prévalent dans ces zones (asymétrie d’information relativement importante). La faiblesse des infrastructures routières et de transport complique par ailleurs l’accès des populations aux IMF. Enfin, les produits de microcrédits offerts par les IMF restent peu variés.

Finance numérique

Les politiques poursuivies par la banque centrale visent à promouvoir et étendre les systèmes de paiement tout en développant le système financier par l'expansion des technologies électroniques modernes, en particulier dans le domaine du paiement et du règlement. Les paiements électroniques ont connu un dynamisme remarquable, à l’instar de la croissance des points de ventes et des portefeuilles électroniques dont l’effectif a respectivement atteint 3 905 et 1 483 106 en 2017, contre 370 et 6 861 respectivement en 2013. Les distributeurs automatiques sont passés de 903 en 2013 à 1 344 en 2017. Les services de mobile money, offerts par deux opérateurs de télécommunications (Zain et MTN) et 5 banques commerciales incluent les retraits et dépôt d'espèces, les transferts d'argent, le paiement des factures, et l’achat de crédit de communication. L’utilisation des moyens de paiement électronique pour le paiement des frais de services gouvernementaux, à travers diverses applications, a été approuvée en 2017. Un mécanisme de liaison entre les systèmes de paiement et un portail du gouvernement pour les services électroniques a été mis en place par le Centre national d'information, responsable des programmes électroniques gouvernementaux.

Financement des PME

Bien que le Soudan soit l’un des premiers de la région à prendre des mesures gouvernementales[6] spéciales pour la promotion des PME, le financement de ces dernières reste un problème majeur. Selon la banque mondiale[7], seulement 4,6% des entreprises soudanaises bénéficient d’un prêt ou ligne de crédit bancaire, un niveau inférieur à la moyenne subsaharienne (21,9%) et celle des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (30,5%). Ce taux est relativement élevé pour les entreprises de grandes tailles (9%), comparé aux petites entreprises (2,7%) et à celles de taille moyenne (6,7%). Les facteurs à la base de ce faible niveau de financement sont, entre autres, le faible niveau de formation, d’expérience et d’expertise des PME, et des garanties exigées par les banques encore au-delà de la capacité de ces dernières.

Les assurances

Le secteur des assurances comprend une compagnie de réassurance et 14 compagnies d'assurance directe dont 13 à capitaux privés et une compagnie publique. La majorité des compagnies d'assurance soudanaises sont des membres actifs de la Fédération générale arabe des assurances, de l'Organisation africaine des assurances et de la Fédération afro-asiatique des assurances. Le Soudan est l'un des premiers pays à appliquer les principes islamiques dans le domaine de l'assurance. Les primes d'assurance en 2017 s'élevaient à 4 996,5 millions SDG (100,5 millions USD), soit une croissance de 63,2% par rapport à 2016. Deux compagnies (Shikan Company et Islamic Company) détiennent 50% du des part du marché. La branche automobile, représentant 55% du total des primes souscrites, demeure la plus importante. La part revenant à la branche vie n'est que de 2%.

Le secteur des assurances au Soudan demeure étroit et le taux de pénétration limité (0,6% du PIB en 2017), en raison du bas niveau de revenu de la majorité des ménages et d’un faible taux de littératie financière. L’État reste fortement présent dans le secteur, à travers la compagnie publique d’assurance Sheikan représentant à elle seule environ 32% du total des primes émises. Cette situation conduit à des biais importants dans la concurrence dans le secteur. Même si les autorités s’efforcent à améliorer le cadre réglementaire, la majeure partie du marché de l'assurance n'est toujours pas conforme aux principes définis par l'Association internationale des contrôleurs d'assurance (IAIS[8]), en raison d’une absence d’indépendance totale de l'Agence de surveillance des assurances (ISA[9]). La présence, au sommet de la structure organisationnelle, d’un Conseil suprême de surveillance de la charia sur les assurances, rend difficile l’application des règles et normes internationales. Un projet de loi approuvé en mai 2017 par le Parlement soudanais redonne la possibilité aux compagnies d'assurance étrangères d'obtenir une licence d'exploitation, après la suspension de ces dernières depuis 1992. En outre, plusieurs compagnies ne respectent pas la limite de 15% imposée aux frais généraux par l'agence de contrôle. Enfin, le cadre législatif du secteur reste en partie nuancé, au regard de l’exemption d'impôt sur les bénéfices des entreprises d'assurance, une initiative du Conseil de surveillance suprême de la charia en rapport avec la loi islamique. Cette décision qui considère les compagnies d'assurance comme étant des institutions coopératives, n’est pas conforme à la loi sur les sociétés.

Le marché des capitaux

La société de services financiers du Soudan (SFSC[10]) est chargée de l'organisation des ventes par adjudications sur le marché des valeurs mobilières, des certificats Musharaka du gouvernement (GMC[11] ou Shahama), de certificats d'investissement gouvernementaux (GIC[12]) et d'autres titres. Les transactions sur les certificats GMC dominent la Bourse de Khartoum (KSE[13]) et y ont représenté environ 99,8% des échanges en 2016. Le nombre de certificats GMC vendus est passé de 41 110 428 (pour une valeur de 20 555,21 millions SDG, soit 413,2 millions USD)) en 2016 à 41 007 023 (pour une valeur de 20 503,21 millions SDG, soit 412,1 millions USD) en 2017. Les banques détenaient la plus grande part (47,8%) des GMC. L'indice général de la bourse de Khartoum est passé de 3 118,5 points en 2016 à 4 202,4 points, soit une hausse de 34,8%. Un système électronique de transactions, introduit en mars 2016, contribue à l’amélioration de la mobilisation des ressources intérieures telles que les sukuk qui sont des titres à long terme, et dont le Soudan dépend fortement pour le financement des infrastructures et services sociaux. Le volume des échanges sukuk sur le marché secondaire de la KSE est passé de 8,6 millions en 2016 à 21,1 millions, soit une hausse de 143,8%. Toutefois, le nombre de contrats exécutés a baissé, passant de 41 991 à 37 094. L'absence d'un marché interbancaire a conduit à des réserves excédentaires persistantes. Pour promouvoir les activités interbancaires et réduire les réserves excédentaires des banques, un fonds interbancaire de gestion de la liquidité a été créé en août 2015, les banques étant tenues de contribuer au capital initial à hauteur de 750 millions SDG, au prorata de la taille de leurs dépôts, dont 60% de ce fonds sous forme de titres publics et 40% en espèces. Il s’agit d’un instrument de gestion de liquidité conforme à la charia qui est effectivement entré en activité en septembre 2016. Son capital a augmenté en octobre 2016 pour atteindre 900 millions SDG, grâce à l'apport des banques. Pour couvrir les pénuries de liquidités, des emprunts au jour le jour peuvent être contractés par les banques à partir de ce fonds, moyennant des frais au taux de 0,1%.

Le marché des capitaux demeure encore à un stade embryonnaire. Les différentes lois sur la bourse de Khartoum et sur l'autorité de régulation des marchés de capitaux ont été adoptées seulement en 2017. La faible liquidité, l’absence de systèmes d'information fiables et les problèmes liés à la gouvernance d'entreprise entravent le développement du marché boursier. Le Soudan se classe 41ème sur 54 pays (39ème en 2016) dans le classement annuel relatif à l’indice de développement du marché obligataire africain et publié par l’Initiative des Marchés Financiers Africains.        

La sécurité sociale

Le secteur de la sécurité social comprend 2 principaux régimes couvrant les employés du secteur formel : Le Fonds national d'assurance sociale (NSIF[14]) pour les travailleurs du secteur privé et le Fonds des pensions de la fonction publique (PSPF[15]) réservé aux fonctionnaires et aux employés du secteur public. Ces deux régimes offrent des prestations à long terme (prestations de vieillesse, d'invalidité et de survivants) communément appelées prestations du régime de pension (PSB[16]) et des prestations pour accident du travail (employment injury benefits, EIB). Le taux de cotisation (25%) est le même pour les deux régimes. Un fonds d'assurance maladie existe également pour fournir des prestations d'assurance maladie aux fonctionnaires. Des filets de protection sociale sont mis en œuvre à travers plusieurs modalités : (i) des programmes de transfert monétaire inconditionnel destinés aux ménages pauvres identifiés, sur la base de critères de pauvreté établis par le ministère des Affaires et de la Sécurité sociales (MoWSS[17]) et la Chambre de la Zakat[18], (ii) un Fonds national d'assurance maladie (deuxième plus grand programme du MoWSS), conditionnel et contributif, et (iii) des projets sociaux destinés à des groupes cibles spécifiques et répondant aux besoins immédiats de groupes vulnérables tels que les sans-abri et les personnes déplacées. Plusieurs ménages souffrent des erreurs récurrentes d’exclusion dans la mise en œuvre de ces programmes qui, parfois, manquent de clarté dans les directives opérationnelles. Il s’agit particulièrement de celles relatives aux procédures impliquant les agences d'exécution des transferts monétaires. Par ailleurs, ces derniers ne font pas l’objet d’une évaluation externe et d’une surveillance véritable sur le terrain.

L’Autorité d’investissement de la sécurité sociale (SSIA[19]), créée par décret présidentiel (No 322 de 2004), a pour but de gérer, en investissant dans différents secteurs[20], les excédents financiers des principaux fonds (NSIF et PSPF) afin de faire face aux obligations futures du secteur. La SSIA a commencé ses activités en 2005.

 


[1] Il s’agit de banques dont le capital est commun aux banques locales (publiques ou privées) ou étrangères.

[2] Islamic Financial Services Board

[3] Ces sanctions avaient abouti à la rupture des relations entre les banques et leurs correspondants à l’extérieur du pays.

[4] Credit and Information Scoring Agency

[5] L'Agence de garantie de microfinance (Tayseer) est une agence financière d'intérêt public qui fournit des garanties aux PME opérant dans le domaine de la microfinance, lorsque ces dernières n'ont pas la capacité suffisante d’obtenir des financements auprès des banques. L'Agence a débuté ses activités en mars 2016, et la première lettre de crédit émise en septembre 2016.

[6] Il s’agit, entre autres de la création en 1988 d’une unité chargée des PME au sein du ministère de l'Industrie pour superviser le développement du secteur, et de la création en 1995 de l'Autorité suprême pour la promotion des PME, par le ministère de la Planification sociale, en coopération avec le ministère de l'Industrie, en vue pour coordonner les efforts en faveur des PME.

[7] Enterprises Surveys: Sudan Country Profile 2014

[8] International Association of  Insurance Supervisors

[9] Insurance Supervisory Agency

[10] Sudan Financial Services Company

[11] Government Musharaka Certificates appelées encore “Shahama”

[12] Government Investment Certificates

[13] Khartoum Stock Exchange

[14] National Social Insurance Fund

[15] Public Service Pension Fund

[16] Pension Scheme Benefits

[17] Ministry of Welfare and Social Security

[18] Terme utilisé dans la finance islamique pour désigner l'obligation pour un individu de donner une certaine proportion de sa richesse (2,5%) chaque année à des œuvres caritatives au profit des pauvres.

[19] SSIA: Social Security Investment Authority

[20] Il s’agit entre autres des secteurs suivants: finance, services, immobilier, industrie, tourisme et hôtellerie, agriculture, etc.


 

Liste des banques commerciales du Soudan

BANQUES

ADRESSE

TELEPHONE

EMAIL

SITE WEB

AGRICULTURAL BANK

P .O .Box 1263, Khartoum, Sudan, Extension of Gamhouria St, Mogran

(+249) 183777839

[email protected]

www.abs.sd/EN/

SAVINGS AND SOCIAL DEVELOPMENT BANK

Khartoum-Umam Motahida Squar 

(+249) 183774358

[email protected]

ssdbank.com/about-us.php?lang=en

INDUSTRIAL DEVELOPMENT BANK

Amarat Street, Block 21

(+249) 183-472151

[email protected]

idb.sd

NATIONAL BANK OF SUDAN

Block 1, Kasr Avenue, Khartoum.
P.O. Box: 1183, Khartoum, Sudan

(+249) 183778154

[email protected]

https://cbos.gov.sd/en

REAL ESTATES COMMERCIAL BANK

 P.O. Box 309, Khartoum, Sudan, Baladiya Avenue

(+249) 183782098

   

FAISAL ISLAMIC BANK

 P.O. Box 2415, Khartoum, Sudan, Faiha’a Building, Ali A/Lateef Street

(+249) 183777920

[email protected]

www.fibsudan.com/

SUDANESE FRENCH BANK

P.O. Box 2775, Khartoum, Sudan, Qasr Avenue

(+249) 183783798

[email protected]

www.sfbank.net

BLUE NILE MASHREQ BANK

 P.O. Box 984, Khartoum, Sudan, Barlaman Street

(+249) 183776092

 

www.bluemashreg.com/

SUDANESE ISLAMIC BANK

P.O. Box 6224, Peoples Assembly Hall, Khartoum, Sudan, Gama’a Avenue

(+249) 183783798

 

www.sib.sd

TADAMON ISLAMIC BANK

P.O. Box 3154, Khartoum, Sudan, Tadamon Tower, Baladiya Street

(+249) 183781709

[email protected]

tadamonbank-sd.com/index.php/en/contactus

AL NILE BANK

P.O. Box 62 Khartoum, Sudan, Isl . Co -op Bank’s Building,

(+249) 183780505

[email protected]

www.alnilebank.com/

BARAKA BANK

 P.O. Box 3583, Khartoum, Sudan, Baraka Tower, Zubair Pasha Street

(+249) 183785810

[email protected]

www.albaraka.com.sd

EXPORT DEVELOPMENT BANK

P.O. Box 3575, Khartoum, Sudan, Saleh El -Obeid Building, Gamhouria Avenue

(+249) 183777110

[email protected]

edbank.sd/

SAUDI SUDANESE BANK

 P.O. Box 1773, Khartoum, Sudan, Baladiya Street

(+249) 183780307

 

www.saudisb.sd

WORKERS NATIONAL BANK

P.O. Box 2589, Khartoum, Sudan, Baladiya Street

(+249) 183783216

 

www.wnb-sd.com

AL SHAMAL ISLAMIC BANK

P.O. Box 10036, Khartoum, Sudan El -Sayed A /Rahman Street

(+249) 183779474

 

https://cbos.gov.sd/en/content/al-shamal-islamic-bank

FARMER'S COMMERCIAL BANK

P.O. Box 11984, Khartoum, Sudan, Qasr Avenue

(+249) 183774194

[email protected]

www.fcbsudan.com

ONDURMAN NATIONAL BANK

 P.O. Box 11022, Khartoum, Sudan, Zubeir Pasha St . with Qasr Avenue

(+249) 183771431

[email protected]

https://www.onb-sd.com/

BYBLOS BANK

P.O. Box 8121, Khartoum, Sudan St . No21, Amarat, Khartoum

(+249) 183566444

[email protected]

www.byblosbankafrica.com

ALSALAM BANK

P.O. Box 139 Khartoum, Sudan Mamoun Elberair Building Gama’a Avenue

(+249) 183747000

[email protected]

www.alsalam-bank.net

SUDANESE EGYPTIAN BANK

P.O. Box 154 Khartoum, Sudan Alsalam Rotana Hotel

(+249) 183745583

 

www.sebank.sd/

UNITED CAPITAL BANK

 P.O. Box 8210 Khartoum, Sudan Obaid Khatim St, Khartoum East

(+249) 183247700

 [email protected]

www.bankalmal.net/

ALJASEERA SUDANESE JORDANIAN BANK

P.O. Box 424, Khartoum, Sudan, Cross of Qasr Avenue with Zubeir Pasha St.

(+249) 183741531

 [email protected]

www.aljazeerabank.com.sd/

FAMILY BANK

Khartoum - Northwest Farouq Cemeteries

(+249) 183489811

[email protected]

https://cbos.gov.sd/en/content/family-bank

FINANCIAL INVESTMENT BANK

P.O. Box 12046, El-Manar Building, El -Sayed A /Rahman Street

(+249) 183783850

 

www.fibaonline.com

ABU DHABI NATIONAL BANK

P.O. Box 2465, Khartoum, Sudan Atbara Street

(+249) 183774857

 

https://www.nbad.com

QATAR NATIONAL BANK

Khartoum, Sudan, St . No . 9, Amarat, Khartoum

(+249) 183480000

[email protected]

https://www.qnb.com

ARAB SUDANESE BANK

Dar Nizar Building, P.O. Box 955

(+249) 156550001

 

www.arabsudanesebank.com

NATIONAL BANK OF EGPYT

P.O. Box 7641, Khartoum, Sudan, St. No. 49, Amarat, Khartoum

(+249) 1870230

   

EL NILIEN BANK

P.O. Box 1722, Khartoum, Sudan, South of United Nations Square

(+249) 183781507

 

nileinuae.com/

TOTAL

30

     
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Source

En bref

En bref Source
Population (2019): 42 813 238
PIB par habitant (USD courant) - 2019 - (Moyenne mondiale:10 721,61): 441,50
Population détenant un compte dans une institution financière (%) (age: 15+) - (2014 vs 2017): 15% (2014)
Crédit dédié à l'agriculture (Agriculture, foresterie et pêche) / Part de l'agriculture dans le PIB (2015): 0,49 | 0,56
Stratégies d'inclusion financière: n/a
Domestic credit provided by financial Crédit domestique fourni par le secteur financier (% du PIB) - 2017(% of GDP) 2017: 23,33
Made or received digital payments in the past Paiements numériques effectués ou reçus au cours de l'année précédente (% age 15+) (2014 vs 2017)(% age 15+) (2014 vs 2017): 12% (2014)
Transferts d'argent reçus en % du PIB - 2017: 0,010
Taux d'intérêt hypothécaire / Durée du prêt hypothécaire (années): 14% | 10 ans

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