Aperçu du secteur financier
Le Gabon est un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et le cinquième producteur de pétrole en Afrique. Le pays a connu une forte croissance économique au cours de la dernière décennie, tirée principalement par le secteur minier et les recettes pétrolières. Les investissements directs étrangers (IDE) dans le pays sont principalement orientés vers le secteur pétrolier, qui représente 80 % des exportations, 45 % du PIB et 60 % des recettes fiscales en moyenne entre 2014 et 2018. Au cours des dernières années et compte tenu de la baisse des réserves pétrolières, le gouvernement a, dans le cadre du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE), introduit des réformes visant à diversifier l'économie gabonaise et de réduire sa dépendance à l’égard du secteur pétrolier et des partenaires historiques (comme la France). Le pays met en œuvre une politique visant un développement durable d’ici 2025 en se dotant des moyens industriels nécessaires à la transformation des produits primaires et en devenant un leader régional dans le secteur des services, notamment les services financiers, les TIC, l'éducation et la santé. Le développement du secteur agricole figure également au cœur du PSGE. Même si le Gabon se remet progressivement de la conjoncture défavorable provoquée par la baisse des prix de l'énergie, la morosité du climat des affaires constitue un important obstacle à la stratégie de diversification économique. Le Gabon se classe au 169e rang sur 190 pays dans le rapport Doing Business 2018, alors qu'il occupait la 167e place en 2017. Les formalités d'enregistrement des biens fonciers et d'exécution des contrats sont particulièrement contraignantes. Parmi les mesures récemment prises pour améliorer le climat des affaires figurent la mise en place d'un guichet unique pour les investisseurs, l'instauration d'un cadre de partenariat public-privé (PPP), la création d'un tribunal arbitral national et l’introduction des codes pour le secteur des hydrocarbures et des mines.
Aperçu du secteur financier
Le Gabon appartient à une union monétaire, la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), et partage une monnaie commune avec d'autres États membres, dont le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, la République du Congo et la Guinée équatoriale. La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), dont le siège est au Cameroun, est la banque centrale de la CEMAC et la Commission bancaire de l'Afrique centrale (COBAC) est la commission bancaire régionale. La stabilité du secteur financier au Gabon dépend en grande partie du secteur bancaire, qui est fortement concentré et dominé par une banque privée locale (BGFI Bank) ; même si les filiales de groupes bancaires africains ont vu leur part de marché fortement augmenter durant la dernière décennie. Au 31 décembre 2017, le paysage financier national se composait de 8 banques commerciales, d'une bourse régionale (BVMAC), de 2 fonds de pension (CNSS et CPPF), de 9 compagnies d'assurance, de 16 institutions de microfinance (IMF) agréées et de 3 opérateurs de services de transfert d'argent par téléphone mobile.
Le Gabon et le Cameroun sont les principaux centres financiers au sein de la CEMAC. La Bourse des valeurs mobilières régionale de l'Afrique centrale (BVMAC) a été établie au Gabon et le Cameroun est le seul pays de la région CEMAC à avoir sa propre bourse (Bourse de Douala - DSX). Toutefois, sous l'impulsion des chefs d'État de la région et de la BEAC, les 2 bourses ont fusionné en juillet 2019: l’infrastructure du marché boursier a été domiciliée à Douala, au Cameroun, alors que le régulateur unique a été installé à Libreville, au Gabon. La chute des prix du pétrole a conduit à une rationalisation des ressources et à la suspension par le gouvernement d’un système de garantie des crédits à la consommation et autres prêts accordés aux particuliers. A travers ce système, l’Etat garantissait les prêts et remboursait les créanciers en prélevant directement les mensualités sur les salaires des fonctionnaires, dont le niveau élevé d’endettement a induit la suspension de ce mécanisme de garantie. Le régime de retraite du Gabon, fondé sur un système par répartition, est quant à lui soumis à d’importantes pressions budgétaires. Deux fonds de pension sont respectivement consacrés aux fonctionnaires (Caisse des pensions et prestations familiales des agents de l'État - CPPF) et aux agents du secteur privé (CNSS - Caisse nationale de sécurité sociale).
En juin 2018, Moody's a abaissé la note de la dette de premier rang non garantie du gouvernement du Gabon de B3 à Caa1. La dégradation de la notation s'explique par la persistance des arriérés de l'État envers les créanciers et les fournisseurs, indiquant ainsi des pressions accrues sur les liquidités publiques et des faiblesses institutionnelles. La dette devrait rester stable et soutenable en 2018 (59,1 % du PIB hors arriérés de paiement) avant d'enregistrer une baisse en 2019.
Secteur bancaire
Au 31 décembre 2017, le secteur bancaire gabonais était composé de 8 banques commerciales dont l'encours des prêts aux secteurs privé et public s'élevait à plus de 1712,9 milliards de francs CFA (3,14 milliards d’USD), soit 20,6 % du PIB de cette même année. En 2015, ce taux était de 15,6 %. En valeur relative, les prêts bancaires au secteur privé en 2017 ont représenté 65,4 % du volume total des prêts, tandis que les créances bancaires nettes sur l'État ont été multipliées par dix entre 2015 et 2017, traduisant une augmentation significative des actifs bancaires consacrés aux dépenses publiques durant cette période. Ces créances bancaires nettes sur l'État sont passées de 55,7 milliards de francs CFA (92,2 millions d'USD) à 592,3 milliards de francs CFA (1,08 milliard d'USD). Après la Guinée équatoriale, le Gabon est le deuxième pays de la CEMAC où les créances bancaires sur le secteur public ont le plus augmenté durant cette période. Cette situation s'explique essentiellement par la forte dépendance du secteur public aux revenus pétroliers, qui ont considérablement diminué au cours de la dernière décennie. Une des conséquences de la crise du secteur pétrolier a été l’accroissement significatif des prêts non productifs (PNP) qui sont passés de 5,3 % à 9,1 % entre 2015 et 2017. Les provisions bancaires pour les PNP se situent à un niveau tout à fait satisfaisant en 2017 (81,7 %). En ce qui concerne la structure des échéances de crédit, les crédits à court terme dominent le portefeuille bancaire, représentant 56,9 % du volume total en 2017, tandis que les crédits à moyen et long terme représentaient respectivement 40,8 % et 2,3 % du montant total des crédits à l'économie.
La stratégie d'expansion déployée ces dernières années par des prêteurs panafricains, a conduit 3 groupes bancaires d'Afrique subsaharienne (ASS) à s’implanter sur le marché gabonais. Ces groupes se sont rapidement développés et détiennent une part cumulée atteignant environ 20 % du marché domestique en 2018. Dans le cadre de l’examen de l'accord élargi réalisé en décembre 2018 par les équipes du FMI, il a été recommandé au gouvernement d'accélérer la liquidation des trois banques publiques en difficulté et de résorber rapidement les excédents de prêts non productifs (PNP) afin de favoriser la stabilité financière, promouvoir les facilités de crédit au secteur privé et la croissance. À court terme, le succès du secteur bancaire restera tributaire des cours mondiaux du pétrole. Toutefois, les efforts de réforme du gouvernement concernant les banques publiques devraient contribuer à stabiliser le secteur à long terme, et les projets de création d'un nouveau registre des incidents de paiement et d'un bureau de crédit devraient également améliorer les méthodes de paiement et l'offre de crédit au cours des prochaines années. Depuis plusieurs années, les bailleurs plaident en faveur de la création d'un registre du crédit. Ce registre comporterait deux éléments : une base de données centrale appelée CIP Collect, qui rassemblera des informations sur les incidents de paiement au sein des six pays de la CEMAC, et un système appelé Allo-Incidents, qui transmettra ces informations aux banques et autres prêteurs ainsi qu'aux commerçants et autres bénéficiaires des paiements.
Inclusion financière
Le Gabon a réalisé d'importants progrès dans l'amélioration des niveaux d'inclusion financière. Selon la Banque mondiale, 58,6 % des adultes étaient titulaires d'un compte bancaire en 2017, contre 33 % en 2014. Le taux d'inclusion financière au Gabon est supérieur à la moyenne de l'Afrique subsaharienne (42,6 %), mais inférieur à celui des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Cette amélioration résulte en grande partie des efforts déployés par le gouvernement pour inciter les citoyens à ouvrir des comptes bancaires, notamment de la décision prise en 2014 de verser les salaires des fonctionnaires (et les pensions dans le cas des retraités) par virement bancaire, et la mise en place d'une mesure similaire en 2015 pour les bourses d'études. Le secteur de la microfinance commence à peine à émerger dans le pays. Peu d'institutions de microfinance réglementées sont enregistrées, et une faible proportion de la population bénéficie de leurs services. Toutefois, on estime qu'un nombre important d'institutions informelles et non réglementées sont en activité. Afin d'améliorer l'accès au financement, le Gabon a récemment soutenu la création d'un fonds de développement et de croissance pour financer les petites et moyennes entreprises : le FODEX (Fonds de développement et d'expansion des PME-PMI) ; ainsi que la création d'une agence spécialisée dans la promotion des investissements privés : l'APIP (Agence de promotion des investissements privés). Avec un taux de souscription aux services de téléphonie mobile atteignant 131,5% en 2017, le Gabon a également connu un développement rapide des systèmes bancaires et de paiement mobiles.
Microfinance
Au 30 juin 2017, le Gabon comptait 16 institutions de microfinance (IMF) agréées. Le Gabon est le troisième marché de la microfinance dans la zone CEMAC avec un actif total de 42,7 milliards de francs CFA (78,2 millions d'USD) : 5 % de l'actif total régional, après le Cameroun (53 %) et le Congo (39 %). Sur la même période, les dépôts des institutions de microfinance au Gabon s'élevaient à 33,6 milliards de francs CFA (61,6 millions d'USD) - 5 % du volume régional - et l'encours des crédits représentait 7 % du volume total régional : 28 milliards de francs CFA (51,3 millions d'USD). Le nombre de clients d’IMF a également augmenté de 10,5 % entre 2016 et 2017, passant de 121 448 à 134 273, tandis que le nombre d'agences de microfinance a sensiblement diminué, passant de 48 à 28 (- 41,7 %). En ce qui concerne les coûts de financement dans le secteur de la microfinance, les taux d'intérêt créditeurs et débiteurs moyens étaient respectivement de 3,4 % et 15,4 % en 2017, tandis que les taux débiteurs et créditeurs moyens régionaux se situaient à 1,9 et 10,7 % respectivement. Selon la Commission bancaire régionale (COBAC), le Gabon est le pays de la CEMAC où les dépôts sont les mieux rémunérés, mais le moins attractif en termes de taux d'intérêt débiteur pour le microcrédit.
Du fait d’une demande en hausse toujours insatisfaite, le nombre d'IMF au Gabon ne cesse d'augmenter. Toutefois, le ministère de l'Économie a décidé de lutter contre les institutions non réglementées. En 2016, on dénombrait plus de 231 IMF, dont seulement 19 étaient agréées. La même année, le ministère de l'Économie a gelé les activités de 50 institutions qui ne disposaient pas d'agrément. Les IMF sont régies par une réglementation régionale depuis 2002. La loi s'applique à toutes les IMF, quel que soit leur modèle institutionnel, et définit des ratios prudentiels et des normes de reporting relativement complètes. Selon la COBAC, les IMF de la région se trouvent dans une situation précaire sur le plan prudentiel. Cette situation se caractérise par la non-conformité aux différentes normes, et plusieurs IMF présentent une position nette défavorable ou déficitaire en termes de fonds propres et de liquidités
Finance numérique
En 2017, 43,6 % des adultes gabonais disposaient d'un compte de mobile money, contre 6,6 % en 2014. Avec un volume de transactions équivalant à 23,1 % du marché régional, le Gabon est le deuxième marché du mobile money de la zone CEMAC après le Cameroun (72,6 %). Les transactions financières par téléphonie mobile ont enregistré une croissance rapide entre 2015 et 2017, passant de 232,1 milliards de francs CFA (384,2 millions d’USD) à 1 086,5 milliards de francs CFA (1,99 milliard d’USD). Au 31 décembre 2017, le solde des comptes de mobile money au Gabon atteignait 19,2 milliards de francs CFA (35,2 millions d'USD), soit 21,6 % du volume régional. A la même date, on dénombrait plus de 1 264 485 comptes, dont plus de 50,6 % étaient actifs, le taux le plus élevé au sein de la CEMAC. À la lumière de ces données et au regard de la taille de la population, le Gabon peut être considéré comme le leader régional en matière de services financiers mobiles. Trois des quatre plateformes mobiles du pays ont été mises au point par des opérateurs mobiles en partenariat avec des banques locales, tandis qu'une filiale bancaire, la BICIG, a conçu sa propre plateforme. Le segment poursuit son développement, l'opérateur de télécommunications Airtel ayant lancé en juin 2016 un système de paiement sans contact.
Secteur de l’assurance
Le Gabon est membre de la CIMA - Conférence interafricaine des marchés d'assurance - depuis sa création. La CIMA est un marché sous-régional d’assurance qui regroupe 15 pays africains, 160 millions de clients potentiels à assurer, 190 compagnies d'assurance, avec un niveau de primes brutes émises estimé en 2018 à 1,8 milliard d’USD. Malgré sa faible population, le Gabon dispose d'un marché d'assurance relativement important, en raison notamment de son revenu par habitant élevé. Ce secteur s'est contracté en 2018 sous l'effet de la baisse des cours du pétrole, mais les perspectives de développement à long terme, en particulier dans les segments vie et de la microassurance, sont prometteuses. Le Gabon est le quatrième marché de la zone CIMA, après la Côte d'Ivoire, le Cameroun et le Sénégal, avec des primes totales avoisinant 119 milliards de francs CFA (197 millions d'USD) en 2015 (CIMA, 2018). Le niveau des primes collectées a connu une baisse entre 2014 et 2018, en raison de mauvaises conditions macroéconomiques. « Le secteur a réalisé un chiffre d'affaires de 94,145 milliards de francs CFA (164,161 millions d'USD) en 2018 contre 93,38 milliards de francs CFA (170,524 millions d'USD) l'année précédente. L'assurance vie et l'assurance non-vie étaient en baisse. » En 2018, les compagnies d'assurance vie représentaient 21,5 % du chiffre d'affaires du secteur, tandis que les compagnies d'assurance non-vie représentaient la plus grande part du marché, soit 78,5 % de l'actif total.
Le paysage gabonais de l'assurance compte également un réassureur, la Société commerciale gabonaise de réassurance (SCG-Re), dans lequel les autorités gabonaises détiennent une participation de 69 % par l'intermédiaire de deux entités publiques, les 31 % restants étant détenus par les compagnies d'assurance domestiques. SCG-Re a été créé en 2012 dans le cadre d'une initiative des autorités visant à accroître la fidélisation des assurés. Les entreprises gabonaises sont tenues de céder au moins 10 % de leurs primes vie et 15 % de leurs primes d’assurance non-vie à SCG-Re. En avril 2016, le Conseil des ministres des Assurances de la Conférence interafricaine des marchés d'assurance (CIMA) a décidé que le capital minimum requis pour toutes les entreprises d'assurance opérant dans la zone serait porté de 1 milliard de francs CFA (1,8 million d'USD) à 5 milliards de francs CFA (9,2 millions d'USD). Cette mesure est immédiatement entrée en vigueur pour les nouvelles entreprises, tandis que les entreprises existantes sont tenues de porter leur capital à 3 milliards de francs CFA (5,5 millions d'USD) d'ici 2019 et au montant total en 2021. La téléphonie mobile est aussi en passe de devenir un canal de distribution pour les services d'assurance. En août 2015, Axa et l'opérateur mobile gabonais Airtel ont finalisé un accord permettant aux clients d'Axa de payer leurs primes d'assurance et de recevoir des indemnisations via la plateforme de services financiers mobiles d’Airtel.
Marchés de capitaux
Depuis 2008, le Gabon abrite le marché boursier régional de la CEMAC, la Bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale (BVMAC). La BVMAC fusionnera avec la Bourse de Douala (DSX) pour créer une bourse commune qui sera basée à Douala lorsqu'elle deviendra opérationnelle. La bourse régionale est supervisée par la COSUMAF (Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale), qui devrait être le futur régulateur unique du marché financier de la CEMAC après la fusion de la BVMAC et de DSX. Depuis sa création, 11 émissions obligataires ont été cotées en bourse, pour une valeur totale de 439,6 milliards de francs CFA (703 millions d'USD). Ces obligations ont été émises notamment par les gouvernements du Gabon et du Tchad, des bailleurs de fonds régionaux et internationaux, des banques de développement et quelques entreprises privées.
Il n’existe qu'une seule ligne de titres sur le compartiment des actions en bourse : celle de SIAT Gabon, filiale de la société agro-industrielle belge SIAT, qui a été introduite en bourse en 2013. Au cours de la période 2008-2017, et sur la base des données de la COSUMAF, la BVMAC a levé plus de 800 milliards de francs CFA (1,5 milliard d'USD) sur le marché de la CEMAC. En outre, les autorités ont des projets ambitieux pour la BVMAC, visant à porter la capitalisation boursière régionale de 0,4 % à 20 % du PIB de la CEMAC, et à faire en sorte que 20 entreprises au moins soient cotées en bourse au cours des cinq prochaines années. Parmi les défis à relever pour atteindre cet objectif figurent notamment la coexistence de deux bourses rivales dans la région de la CEMAC, la lenteur des procédures de cotation, le manque de formation des acteurs du marché, les tarifs élevés, l'absence de cadre fiscal harmonisé et la méconnaissance des avantages fiscaux des émetteurs potentiels.
Système de retraite
Le Gabon est membre de la CIPRES (Conférence interafricaine de prévoyance sociale), une organisation régionale regroupant 16 pays. Le système national de retraite est géré par deux institutions. La Caisse des pensions et des prestations familiales des agents de l'État (CPPF) est le fonds de pension des fonctionnaires et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est une institution privée gérant quatre branches de la sécurité sociale, dont un régime de pension pour les travailleurs du secteur privé. L'âge légal de la retraite est fixé à 60 ans au Gabon, bien qu'il existe un régime spécial pour certains travailleurs, notamment les techniciens agricoles et de la construction (55 ans) et les professeurs d'université (65 ans).
La CPPF a entrepris des réformes, notamment la réévaluation des prestations de retraite dans le cadre du régime public, la réduction des délais de traitement des dossiers et l'extension de la couverture sociale standard des fonctionnaires à des régimes optionnels de pension complémentaire et à la prise en compte des risques professionnels. En avril 2018, le ministre d'État chargé du budget et des comptes publics a présenté au Parlement un projet de loi portant modification du système de retraite de l'État. Le taux de cotisation cumulé est de 7,5 % dans le régime de retraite de la CNSS, dont 2,5 % au titre de la cotisation des employés et 5 % au titre de la cotisation de l'employeur. Le système de retraite de la CNSS permet également aux travailleurs ayant au moins 20 ans de cotisations et 120 mois de couverture au cours des 20 années précédant la retraite de bénéficier des prestations de retraite. Dans un contexte marqué par l'augmentation des coûts des retraites et de l'aide aux personnes handicapées, le gouvernement gabonais encourage la grande majorité des travailleurs et employeurs de l'économie informelle à cotiser pour leur retraite (soit 50 % de l'activité économique officielle, selon les chiffres de l'État). Au terme de négociations entre le gouvernement et les organisations syndicales locales, l'âge de la retraite devrait être relevé à 63 ans afin de renforcer la viabilité à moyen et long terme du système national de retraites.
Liste des banques commerciales du Gabon
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BANQUES |
ADRESSE |
TELEPHONE |
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SITE WEB |
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BANQUE GABONAISE DE DEVELOPPEMENT |
Centre ville, rue Alfred Marche |
(+241) 01 76 24 29 |
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BANQUE INTERNATIONALE POUR LE COMMERCE ET L'INDUSTRIE DU GABON |
AVENUE DU COLONEL PARANT, BP: 2241, Libreville |
(+241) 01 76 26 13 |
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BGFI BANK |
Boulevard de l’indépendance Libreville, BP: 2253 Libreville |
(+241) 01 76 23 26 |
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BANQUE DE L'HABITAT DU GABON |
BLVD. DE L'INDEPENDANCE, IMMEUBLE DELTASSUR, BP 574 LIBREVILLE |
(+241) 01 76 99 98 |
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CITIBANK GABON |
BP: 3940 Libreville |
(+241) 01 73 03 83 |
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ORABANK |
BP 20333 LIBREVILLE |
(+241) 01 79 15 00 |
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UNION GABONAISE DE BANQUE |
Avenue du Colonel PARANT B.P. 315 Lbv - GABON |
(+241) 01 77 70 00 |
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ECOBANK |
214 AVENUE BOUET, 9 ETAGES Montagne Sainte. B.P. 12111 Libreville GABON |
(+241) 01 76 12 70 |
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UNITED BANK FOR AFRICA |
B P:12035 LIBREVILLE-GABON 282 AVENUE MARQUIS DE COMPIEGNE CENTRE VILLE |
(+241) 01 77 85 15 |
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TOTAL |
9 |
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