A loan to satisfy the clients

Nov 23, 2010

Omar Sagnon is a young Fasian who runs a small business in Ouagadougou. Even though his shop is small, the clients are demanding. Due to his lack of ressources, Omar decides to take a loan to respond to his clients' demands. (in French)

C’est un petit magasin de dix mètres carrés situé dans le quartier « Pissy » de Ouagadougou (secteur 17) qui est le lieu de travail d´Omar Sagnon. Il s’y rend tous les matins comme tout autre travailleur, car c’est autour de l’activité qu’il y mène qu’il prépare son avenir. « ETS SAGNON » peut-on lire sur une enseigne opaque qui surplombe le hangar bordant la devanture du magasin. La publicité fait penser à un établissement qui brasse des millions.

En jetant un coup d’œil à l’intérieur, on se rend vite compte de la taille réelle de cette entreprise; une entreprise qui se classe dans la catégorie « contribution du secteur informel » dans le système d’imposition fiscal du Burkina Faso. A l’intérieur du magasin, quelques sacs de riz local produit à Bagré et des sachets de produits dérivés d’autres céréales locales sont exposés sur des palettes en bois. Le reste du stock est exposé sous le hangar à l’extérieur. Le stock, très limité, est en réalité tout ce que ce jeune commerçant possède et se limite à deux produits: du riz et des dérivés de céréales locales. Ceci, bien que le domaine des céréales locales et des produits qui en dérivent offre une grande diversité.

La variété restreinte des produits d´Omar fait que sa clientèle reste elle aussi très limitée. Il arrive à Omar de passer une journée entière sans enregistrer un seul client. Face à cette situation, Omar, qui veut faire prospérer son commerce et satisfaire sa clientèle, entreprend des démarches pour diversifier son stock. Le manque de moyens financiers le conduit à s’adresser à un service financier extérieur. Il compte contracter un crédit de cinq cent mille francs (500 000) CFA pour apporter du sang neuf à son stock, comme de l’ huile alimentaire et d’autres variétés de riz local. Si le crédit lui est accordé, cela devrait lui permettre d’améliorer son commerce, de faire face à ses factures, de payer son loyer de trente mille francs mensuels, et éventuellement de refaire le local pour qu’il soit plus attrayant. Il a choisi de faire une demande de crédit à PRODIA (Promotion du développement industriel artisanal et agricole) une structure de micro finance.

Pour ce faire, il a dû fournir un dossier comprenant une demande manuscrite adressée au Directeur de PRODIA, une photocopie de la pièce d’identité, une photocopie de la pièce d’identité de son aval et le dernier bulletin de salaire de son aval . Dans cette structure, le remboursement commence un mois après l’octroi du crédit et s’étale sur quinze mois avec un taux d’intérêt de 10% sur la somme due. Exemple : pour un crédit de 500 000 CFA si au premier versement vous remboursez 200 000, au deuxième versement, le taux d´intérèt de 10% ne portera plus que sur 300 000 et non plus sur 500 000. Et ainsi de suite. Le système PRODIA octroie les crédits d’une manière évolutive : De 50 000 à 300 000 FCFA pour les nouveaux clients, puis jusqu’à 3 000 000. Abdoul Razak Idrissa et Jim M. Outtara