Une proposition de loi sur la finance islamique bientôt soumise au parlement Marocain
Au Maroc, le PJD, parti actuellement au pouvoir, va présenter une proposition de loi visant à autoriser au Maroc l’exercice de la finance islamique, rapporte l'agence de presse Xinhua.
Au Maroc,le PJD,
parti actuellement au pouvoir, va présenter une proposition de loi visant à autoriser au Maroc l’exercice de la finance islamique, rapporte l'agence de presse Xinhua. Le texte propose trois types d’établissement : la banque islamique, l’institution financière assimilée à une banque islamique et l’institution financière islamique. Les banques marocaines qui le souhaitent auront la possibilité de se convertir en banque islamique de manière complète ou partielle. La soumission de ce projet de loi intervient alors que le secteur de la finance islamique est en pleine expansion: il
pèse aujourd'hui près de 1.000 milliards de dollars (766,5 milliards €) et devrait atteindre 1.800 milliards de dollars en 2016, selon des chiffres de la Banque Africaine de Développement.Cette engouement serait lié au fait que, selon la loi islamique, le crédit ne doit pas être une source de profit: l’intérêt est donc proscrit. Le FMI estime que ce succès peut également s'expliquer par le fait que les banques islamiques semblent avoir mieux résisté à la crise économique de 2008 que les banques conventionnelles, notamment parce que la finance islamique repose sur le nantissement d'actif et le partage du risque. Selon Slaheddine Kanoun, administrateur provisoire de la Banque islamique Zitouna, cité par le journal L'Economiste Maghrébin, la contribution de la finance islamique dans l'économie "se situe principalement au niveau de l’enrichissement et la diversification des ressources de financement". Cependant, en Afrique du Nord, ce type de financement reste encore peu développé, notamment à cause du développement limité des activités bancaires de détail,
de la faible familiarisation des clients potentiels avec les services bancaires islamiques et du manque de soutien de l’Etat, selon un rapport de la Banque Africaine de Développement, publié en décembre dernier.