Une campagne de promotion de la microassurance lancée en Tanzanie

01 juil 2016

Elle aidera les compagnies d’assurance à créer de nouveaux produits ciblant les populations à faibles revenus.

Une campagne de sensibilisation visant à stimuler le développement de la microassurance a été lancée cette semaine en Tanzanie par le Financial Sector Deepening Trust (FSDT), une organisation qui lutte pour que les pauvres puissent accéder aux produits financiers.

La campagne « Bima Challenge », qui s’étale sur 12 mois, aidera les compagnies d’assurance à créer de nouveaux produits ciblant les populations à faibles revenus.

« La campagne prend en charge la conception, les tests et le déploiement de produits d’assurance innovants et centrés sur le client qui rendront les services d’assurance abordables, accessibles et adaptés aux besoins de gestion des populations à faibles revenus », a déclaré le directeur exécutif de FSDT, Sosthène Kewe, cité par le journal The Citizen.

Il a ajouté que le taux de pénétration de l’assurance est actuellement de 13 pour cent en Tanzanie, mais que l’objectif du FSDT est d’augmenter ce taux à 30 pour cent d’ici 2017.

En mars, l’association régionale d’assurance ECASSA a déclaré qu’elle allait lutter contre la croyance selon laquelle l’assurance ne couvrirait que les employés dans l’emploi formel.

« Les institutions de sécurité sociale devraient couvrir tout le monde, indépendamment de leur profession, qu’ils soient journalistes, avocats ou agriculteurs… Tout le monde », a déclaré Patrick Ngwila, le directeur de la formation au sein de l’association.

Il a ajouté que l’ECASSA est en train de former des acteurs clés du secteur de la sécurité sociale en Tanzanie, au Rwanda, au Kenya et en Zambie sur la façon d’améliorer la prestation de service et la satisfaction du client, en attirant plus de clients du secteur informel et aux revenus faibles, et en fournissant des produits de sécurité sociale qui leur sont adaptés.

« Il est nécessaire pour les institutions membres d’étendre leur couverture en ciblant le secteur informel. Il faut construire de vraies relations avec ces clients afin d’améliorer la fidélité aux institutions », a-t-il souligné, cité par le New Times.