Un financier somme les institutions financières camerounaises de passer "au ratio Mc Donough"

15 avr 2011

Un séminaire sur la réforme Bâle II, qui régule depuis 2007 le secteur bancaire camerounais, a été organisé à Douala le 7 avril dernier.

Le financier Octave Jokung s'est exprimé au sujet des risques bancaires et ce qui, selon lui, freine la progression des institutions de crédit au Cameroun, rapporte le journal Le Potentiel.
Les difficultés rencontrées par ces institutions seraient dues aux risques opérationnels, à la fraude et aux pannes de système.
"Une banque doit respecter certains ratios prudentiels. Quand vous prêtez de l’argent, il faut avoir un fonds de garantie", a-t-il déclaré.
Ce fonds de garantie est appelé le "ratio Cooke": les fonds propres de la banque divisés par les engagements de crédit doivent être supérieurs à huit pourcent.
M. Jokung souhaite sensibiliser les banquiers sur la nécessité de quitter le ratio Cooke pour le Mc Donough, préconisé par la réforme Bâle II, afin de renforcer leur progression sur le marché Camerounais.
Le "ratio McDonough" fixe une limite à l'encours pondéré des prêts accordés par un établissement financier en fonction de ses capitaux propres.
Le niveau d'engagement des banques est ainsi limité par leur propre solidité financière. Contrairement au ratio Cooke, il prend en compte la variation du risque entre les différents prêts accordés.