Tunisie: Vers un nouveau cadre législatif pour la finance islamique?

21 juil 2011

Une conférence sur la finance islamique et les opportunités pour la région du Maghreb arabe s'est tenu les 15 et 16 juillet dernier à Gammarth, en Tunisie.

L'objectif de cette rencontre est de promouvoir ce mode de financement dans la région, qui pour le moment est relativement peu utilisé en Tunisie, où la banque Zitouna, créée en 2009, est la seule institution à investir dans le financement islamique. Au niveau mondial, ce type de financement s'est progressivement imposé comme une alternative intéressante au financement traditionnel, notamment parce qu'il a relativement bien résisté à la crise financière. Il attire aujourd'hui près de 1.000 milliards de dollars sur le marché international, rapporte le journal La Presse. L'un des obstacles à son développement en Tunisie serait lié à un cadre législatif peu adapté, notamment en ce qui concerne la question de la fiscalité, a expliqué M. Jalloul Ayed, ministre tunisien des Finances, qui a appelé à la création d'un nouveau cadre. "L'investissement en Tunisie requiert des mécanismes de cofinancement et non pas de l'emprunt traditionnel", a quant à lui déclaré Mahfoudh Barouni, président du conseil d'administration de la Banque Zitouna, dont les propos ont été repris par l'agence de presse TAP. "Les fonds et les banques islamiques sont capables de fournir un financement basé sur la participation pour impulser l'investissement", a-t-il ajouté.