Tunisie : Un rapport recommande une série de réformes pour améliorer l'accès au crédit

19 mar 2015

Afin d'alléger les coûts des banques, le rapport appelle à la création d'une nouvelle forme de titres hybrides.

Malgré les réformes en cours, le
secteur bancaire
tunisien souffre d'insuffisances en matière de qualité de crédits, de suivi des risques et de gouvernance, selon une étude élaborée par l'Institut arabe des chefs d'entreprises.

L'étude, citée par le journal La Presse, estime entre autres que les banques
tunisiennes
connaissent un déficit de liquidités et que le secteur bancaire est de faible taille avec des actifs estimés à 115 pour cent du PIB. «
Le marché obligataire demeure sous-développé, avec un rôle très limité dans le financement de l'économie
», ajoute le rapport.

Selon l'Institut, mettre un terme à la situation de déficit de liquidité des banques dépendra de plusieurs facteurs structurels
: le niveau de réserve en devises, la confiance du public dans le système bancaire et la croissance économique et le développement des moyens de paiement.


Des facteurs qui devront être insérés dans des politiques à long terme, «
dont certaines doivent être mises en place rapidement, comme la création d'un dispositif de garantie et d'une fiscalité progressive des revenus des sociétés
».

Et afin d'alléger les coûts des banques, le rapport appelle à la création d'une nouvelle forme de titres hybrides, «
à mi-chemin entre les actions et les obligations, appelées obligations convertibles contingentes, permettant de mobiliser des fonds
».

Des problèmes d'ordre légal et institutionnel font également obstacle au financement des petites et moyennes entreprises, note l'étude. Il s'agit notamment de l'actuelle loi sur les procédures collectives, l'absence de réglementation bancaire contraignante en matière de «
risk management
», ainsi que l'absence d'un système efficace de partage de l'information sur le risque de crédit.ADNFCR-2976-ID-801780307-ADNFCR