Tunisie: Mise en place d'une nouvelle législation pour stimuler le secteur de la microfinance

23 nov 2011

Un décret-loi pour la microfinance vient d’être adopté en Tunisie par le ministère des Finances.

Un décret-loi pour la microfinance vient d’être adopté en Tunisie par le ministère des Finances.

Cette loi intervient dans un contexte postrévolutionnaire qui a vu l'activité des associations de microfinance se réduire, avec environ un tiers d'entre elles se contentant de collecter les recouvrements de crédits sans octroyer de nouveaux prêts, rapporte le journal La Presse.

Une récente étude d'évaluation des mécanismes de financement de la microentreprise en Tunisie, réalisée par le ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle, révèle par ailleurs que le taux de recouvrement qui était de l'ordre de 89 pourcent fin janvier est passé aujourd’hui à 84 pourcent.

C'est pour inverser cette tendance et stimuler l'activité du secteur que la nouvelle loi a été créée. Elle va permettre d’organiser davantage les activités des institutions de microfinance, promouvoir le développement régional et à permettre aux catégories sociales démunies d'accéder aux services financiers, a expliqué Souhir Taktak, directrice chargée du financement sectoriel auprès du ministère, citée par le journal Investir en Tunisie.

Les IMF pourront notamment commercialiser des produits de micro assurance afin de toucher un plus grand nombre de personnes et élargir le spectre de leurs activités.

La loi prévoit également une nouvelle autorité de contrôle qui va veiller à l’application de ce nouveau cadre juridique et sera chargée de la supervision du secteur de la microfinance en Tunisie.

La Banque tunisienne de solidarité, qui a été créée en 1997 en vue de développer la microfinance, s'inscrit également dans le cadre des réformes.

Elle a pour objectif de financer les promoteurs ne disposant pas de garanties réelles en leur octroyant des crédits sur la base de critères d'éligibilité liés à leur qualification professionnelle ainsi qu'à la rentabilité des projets.