Through AFAWA, the Bank seeks to bridge the $42 billion financing gap faced by women-empowered businesses

05 aoû 2020 | Ecofin Agency

Marieme Esther Dassanou est la coordinatrice du programme « Discrimination positive en matière de financement pour les femmes d’Afrique » (Affirmative Finance Action for Women in Africa, AFAWA en anglais) , une initiative phare de la Banque africaine de développement dont l’objectif est de combler le déficit de financement de 42 milliards de dollars américains qui pèse sur les femmes entrepreneures d’Afrique.

Mme Dassanou a dirigé auparavant les programmes  en faveur de l’inclusion des femmes dans les secteurs de l’assurance et des finances de la Société financière internationale (IFC).

Dans cette interview, elle décrit les progrès accomplis par l’initiative AFAWA et dresse les perspectives du programme.

Vous êtes récemment arrivée à la Banque africaine de développement en tant que coordinatrice d’AFAWA. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce programme ?

AFAWA est une initiative panafricaine lancée en mai 2016 par la Banque africaine de développement lors de son Assemblée annuelle tenue à Lusaka, en Zambie, pour promouvoir un financement inclusif axé sur les femmes d’Afrique afin de les aider à libérer leur potentiel en matière d’entrepreneuriat. Avec AFAWA, la Banque cherche à combler un déficit de financement de 42 milliards de dollars qui pèse sur les entreprises dirigées par des femmes en Afrique. La Banque déploie des outils de financement plus adaptés à leurs besoins en crédits afin qu’elles puissent développer leurs entreprises.

Ces outils financiers sont associés à une assistance technique aux institutions financières pour leur permettre de mieux répondre aux besoins des WEB. AFAWA fournit en outre un renforcement des capacités des femmes entrepreneures pour les aider à améliorer leur rentabilité et leur « bancabilité ». AFAWA dispose également d’une composante « environnement des affaires » pour veiller à ce que les réglementations facilitent le renforcement des capacités des institutions financières et que ces dernières puissent prêter aux femmes. A travers AFAWA, la Banque compte débloquer jusqu’à 5 milliards de dollars de financement au cours des six prochaines années en faveur des femmes entrepreneurs. 

Pourquoi est-il important pour la Banque d’avoir un tel instrument ou dispositif en place ?

Le développement et la croissance des entreprises appartenant aux femmes sur le continent est une priorité pour la Banque africaine de développement. Les femmes entrepreneures du continent créent des entreprises plus rapidement que partout ailleurs dans le monde et, dans la plupart des pays, elles représentent au moins 30 % des entreprises officiellement enregistrées. En prenant en compte l’économie informelle, on pourrait facilement affirmer que ce sont les femmes qui ont la plus grande représentativité dans le secteur des PME. Par conséquent, avoir pour objectif de développer notre continent sans elles n’aurait économiquement aucun sens. Elles sont les moteurs essentiels et importants d’une croissance économique durable et d’une prospérité générale et inclusive.

Il est important d’aider ces entreprises à se développer avec des outils financiers et commerciaux adéquats. AFAWA, grâce à son programme « Garantie pour la croissance » (Guarantee for Growth), soutenu par le G7, les Pays-Bas, la Suède et le Rwanda, constitue une bonne base de départ. Mis en place conjointement avec le Fonds africain de garantie (AGF), ce programme réduit les garanties exigées aux femmes lorsqu’elles font un prêt. L’AGF est un organisme financier panafricain qui apporte aux institutions financières des systèmes de garantie et divers produits spécifiquement destinés à soutenir les petites et moyennes entreprises d’Afrique... Lire davantage sur Agence Ecofin

Source: Agence Ecofin