S&P prévoit une croissance forte de la finance islamique au Maroc
La finance islamique pourrait représenter, d’ici trois à cinq ans, entre dix et 20 pour cent du système bancaire marocain, selon l’analyste économique Mohamed Damak, de l’agence de notation Standard & Poor’s.
Lafinance islamique
pourrait représenter, d’ici trois à cinq ans, entre dix et 20 pour cent du système bancaire marocain, selon l’analyste économique Mohamed Damak, de l’agence de notation Standard & Poor’s.
Il a déclaré à l’Usine Nouvelle que la finance islamique devrait se développer en Afrique à la faveur des besoins croissants de financements pour les projets d’infrastructures.
«
L’Afrique du Sud a émis des sukuks de 500 millions de dollars (391,7 millions d’euros). Il y a eu aussi des émissions en FCFA pour le Sénégal et en Gambie (…) On peut penser que les besoins significatifs en infrastructures du continent puissent être financés selon les principes de la loi islamique au fur et à mesure que les pays africains se familiarisent avec ce mode de financement
», a-t-il expliqué.
Il a cependant reconnu que l’encours total des
produits de finance islamique autorisés depuis 2007 ne dépasse actuellement pas 91 millions d’euros, faute d’un cadre règlementaire adéquat.
Ces propos font écho au rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) publié le 28 août dernier sur le projet de loi réglementant la finance islamique récemment adopté par le parlement.
L’institution estime qu’il est nécessaire de clarifier les rôles du Conseil national des oulémas et de la Banque centrale pour la supervision du secteur.
Le président du CESE, Nizar Baraka, a souligné l’importance de la création des banques islamiques, car elles permettront de renforcer le taux d’épargne du pays et d’augmenter le taux d’accès aux services bancaires au
Maroc, qui est aujourd’hui de 57 pour cent.