S&P encourage l’Afrique du Nord à développer la finance islamique

08 jan 2013

L’agence de notation financière Standard & Poor’s a appelé les pays d’Afrique du Nord à favoriser le développement de la finance islamique afin de desserrer les contraintes de financement qui pèsent sur leurs économies.

L’agence de notation financière Standard & Poor’s a appelé les pays d’Afrique du Nord à favoriser le développement de la finance islamique afin de desserrer les contraintes de financement qui pèsent sur leurs économies. Elle estime que l’après printemps arabe et les facteurs économiques jouent en faveur du développement des banques islamiques en Egypte, Tunisie et Maroc, à condition que les régulateurs, responsables politiques et banques instaurent un climat de confiance, rapporte l’agence de presse Ecofin. Alors que la finance islamique est populaire dans les pays du Golfe, en Afrique du Nord, la pénétration de la finance islamique reste faible, ne représentant que cinq pourcent des actifs bancaires, selon S&P. C’est pourquoi l’agence n’attend pas de développement majeur de cette industrie avant deux à trois ans. Selon un rapport de la Banque Africaine de Développement intitulé "Islamic Banking and Finance in North Africa", ces chiffres peu élevés s'expliquent notamment par le manque d'offre, la faible notoriété de la finance islamique et l'absence de soutien gouvernemental. Plusieurs initiatives ont récemment été mises en place pour inverser cette tendance, avec notamment la signature d’un accord entre l’Agence française de développement (AFD) et la Banque Islamique de développement (BID) en début d’année. La BID va ainsi élargir son éventail d'outils financiers au secteur de la finance islamique, notamment au Maroc, en Tunisie et en Egypte. Cette coopération porte notamment sur les questions de microfinance et se fera par le biais de partage d’expériences, d’études et de projets pilotes. L'AFD espère ainsi participer à l’amélioration de l’accès au crédit en
l'Afrique du Nord.