Somalie : Du nouveau sur les transferts de migrants – Attention de ne pas se tromper de cible!

20 fév 2014

Interrompre les transferts de migrants vers la Somalie pourrait avoir des effets indésirables, avertit Sonia Plaza de la Banque mondiale dans un article récent : "Anti-Money Laundering Regulations: Can Somalia survive without remittances".

Interrompre les transferts de migrants vers la Somalie pourrait avoir des effets indésirables, avertit Sonia Plaza de la Banque mondiale dans un article récent : "Anti-Money Laundering Regulations: Can Somalia survive without remittances". [Réglementation en matière de lutte contre le blanchiment d'argent : la Somalie peut-elle survivre sans les transferts de migrants]. Cet article sera discuté par le groupe de travail sur «
Un corridor plus sûr pour les transferts de fonds entre le Royaume-Uni et la Somalie
» qui a commencé ses travaux le lundi 17 février. La Banque mondiale fait partie du groupe consultatif et du groupe de mise en œuvre technique de cette initiative. Cette réunion fait suite au lancement de ce groupe d'action sur les transferts de migrants par le gouvernement britannique. Si les entreprises de services monétaires (ESM) sont souvent associées au blanchiment d'argent, les principaux opérateurs de
transferts
de fonds (OTF) somaliens sont catégoriques
: ils respectent l’ensemble de la réglementation, se sont soumis à toute les inspections nécessaires et sont prêts à respecter une réglementation encore plus stricte. Selon Edward Paice, directeur de l'Institut de recherche en Afrique, la crise pour les envois de fonds somaliens a été causée par le dysfonctionnement du système bancaire et une réponse inadéquate des organismes règlementaires, non par les OTF somaliens. Il estime donc très important de maintenir les envois de fonds par les OTF existants, en l'absence d'un secteur bancaire qui fonctionne ou de circuits alternatifs.