Société Générale va investir quatre milliards d’euros pour son développement en Afrique

22 avr 2015

Le groupe a vu ces dernières années son influence diluée sur certains de ses marchés historiques.

Le groupe bancaire français Société Générale a annoncé son intention d'allouer quatre
milliards d’euros de fonds propres supplémentaires à ses activités africaines jusqu’à 2016.

Selon le journal Les Échos, cet investissement intervient alors que le groupe a vu ces dernières années son influence diluée sur certains de ses marchés historiques face à la concurrence des géants locaux, notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal ou au Cameroun.

«
L’environnement est très compétitif, les banques marocaines et panafricaines sont très agressives, si nous voulons réussir il faut accélérer la professionnalisation de nos filiales », a estimé Alexandre Maymat, responsable de la région Afrique, Méditerranée, Asie et outre-mer à la Société Générale.

Le groupe compte se focaliser sur le marché entreprises, qui pèse pour 55 à 90 pour cent de ses revenus selon le pays, et souhaite fournir une offre panafricaine
«
sophistiquée
» à destination des grandes entreprises internationales et locales.

Cet objectif passe notamment par la mise en place d’une salle de marchés régionale à Abidjan pour développer des produits de couverture et équiper ses filiales d’offres de gestion du cash ou d’affacturage.

Le groupe espère ainsi atteindre sept pour cent de croissance annuelle en moyenne et une rentabilité des fonds propres supérieure à 15 pour cent en Afrique.

Les banques d'Afrique subsaharienne peuvent s'attendre à une progression de leurs revenus de 15 à 20 pour cent, selon une récente étude du cabinet de conseil en stratégie Bain & Company.

Celui-ci estime que des pays comme l'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Angola, le Kenya et le Ghana, sont en passe de devenir de nouveaux «
eldorados
».

La région bénéficie d'un taux de croissance de huit pour cent alors que le taux de bancarisation ne se situe qu'entre 20 et 40 pour cent selon les pays, ce qui laisse une forte marge de progression, souligne l'étude.