Rwanda : Le gouvernement fera de l'accès au crédit des PME une priorité en 2014

21 jan 2014

Le gouvernement du Rwanda a annoncé son intention de se concentrer sur l'amélioration de l'accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME) en 2014.

Le gouvernement du Rwanda a annoncé son intention de se concentrer sur l'amélioration de l'accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME) en 2014. Le président Paul Kagame a demandé aux institutions supervisant les PME de développer des moyens pour que les petites entreprises puissent plus facilement se voir accorder des prêts, rapporte East African Business Week. Livingstone Nkusi, responsable développement en charge des PME au Rwanda Development Board, a expliqué que le gouvernement va mettre en place de nouvelles réformes qui créeront un lien entre les PME et les différentes institutions financières pour offrir aux PME un accès rapide et facile au financement. Le gouvernement envisage également la création d'un partenariat avec des entreprises de capital-investissement qui permettront à de nombreuses PME de réaliser des opérations commerciales avec le secteur privé. Actuellement, le Rwanda compte environ 100
000 PME. Le secteur représente 98 pour cent des entreprises du pays et est considéré comme un segment essentiel de la croissance économique du Rwanda. Beaucoup de PME rwandaises sont confrontées à des problèmes pour accéder au crédit, et les experts estiment que le manque d'accès aux services de soutien aux entreprises ralentit les efforts visant à stimuler le secteur. Le consultant John Matovu a notamment déclaré au New Times que la plupart des PME ne peuvent pas accéder à des sources formelles de financement pour financer leurs activités, en raison de l'absence d'instruments nécessaires permettant aux institutions financières d'offrir du crédit. «
Les mesures visant à améliorer l'accès au financement doivent être instaurées en partenariat avec des actions pour élargir l'accès aux services de développement des affaires, afin d'assurer une approche holistique de la croissance et le développement des PME
», a-t-il expliqué.