RDC: La FENAPEC appelle l'Etat à s'investir davantage dans la normalisation du secteur financier

05 sep 2011

La Fédération Nationale des Artisans et des Petites et Moyennes Entreprises Congolaises (FENAPEC) a alarmé le gouvernement de la RDC sur les difficultés auxquelles les PME faisaient face, particulièrement pour l'accès au crédit bancaire, lors d'une conférence de presse le 27 août dernier à Lingwala.

La Fédération Nationale des Artisans et des Petites et Moyennes Entreprises Congolaises (FENAPEC) a alarmé le gouvernement de la RDC sur les difficultés auxquelles les PME faisaient face, particulièrement pour l'accès au crédit bancaire, lors d'une conférence de presse le 27 août dernier à Lingwala.

La fédération estime que la loi sur la micro finance seule ne suffit pas. Pour rappel, cette loi, votée cette année, doit réglementer l’activité de la microfinance en RDC, en facilitant notamment l’accès aux services financiers.

L'un de ses objectifs est de répondre aux problèmes du manque d’intégration du secteur informel dans l’économie réelle.

La FENAPEC a lancé un appel afin que l'Etat devienne acteur de la normalisation du secteur financier, suggérant notamment la création d'une banque publique, rapporte le journal Le Potentiel.

Elle juge par ailleurs que les taux d'intérêts sont trop élevés et s'étonne que les étrangers "seuls règnent en maîtres sur le secteur bancaire au Congo ".

La Banque mondiale fait écho à ces critiques, avec la publication, mardi 7 juin dernier, d'un rapport sur la situation économique de la RDC.

Il énonce trois défis pour la RDC: l'inefficacité dans les actions de l’état, le manque d’infrastructures et le climat des affaires et des investissements non reluisant, rappelle Radio Okapi.

Les chercheurs estiment que seules les grandes entreprises en RDC connaissent une croissance de l’emploi au détriment des PME, pourtant véritables créatrices d’emplois.

L'Administrateur-délégué de la Fédération des entreprises du Congo (Fec), Jean Kalalale, estime inacceptable, alors que le secteur privé congolais est dominé par les PME, que celles-ci peinent à trouver un financement.

"Les entreprises du secteur formel contribuent à plus de 80 pourcent des recettes publiques alors qu’elles ne manipulent que 30 pourcent de flux financiers réels au niveau du pays", a-t-il déclaré, cité par Le Potentiel.ADNFCR-2976-ID-800717122-ADNFCR