Ouganda : les taux d’intérêt des banques commerciales continuent de baisser, selon les banquiers

28 avr 2017

L’association des banquiers d'Ouganda (UBA) se dit optimiste quant à la tendance baissière des taux d’intérêt débiteurs, dans la mesure où elle est conforme aux orientations de politique monétaire de la banque centrale.

Bien que la baisse des taux d'intérêt débiteurs des banques commerciales soit plus lente que ce qui était prévu par les autorités publiques, l'association des banquiers d'Ouganda (UBA) reste optimiste quant à la tendance baissière des taux dans la mesure où elle est conforme aux orientations de politique monétaire de la banque centrale. Par définition, le taux d'intérêt est une commission, exprimée en pourcentage d'un montant initial prêté et dénommé principal, qui s'applique à un emprunteur utilisant des fonds émis par un prêteur. Ainsi, lorsque les taux d'intérêt baissent, il devient moins onéreux pour le grand public d'emprunter sur les marchés financiers. Cette baisse des taux d'intérêt tend à augmenter les dépenses de consommation et les investissements, entrainant ainsi une augmentation de la demande globale dans l'économie dont le résultat est une croissance économique plus forte. Dans une interview accordée à la presse le mercredi dernier, Fabian Kasi, le président du patronat bancaire ougandais (UBA) et directeur général de Centenary bank, s'est exprimé en ces termes : " Nous sommes confiants que les taux d'intérêt des prêts baisseront davantage. Les banques ont commencé à réduire leurs taux depuis novembre de l'année dernière. Il y'a quelques banques dont le taux d'intérêt préférentiel est à l'heure actuelle à 18 et 19 %. " Il apparait en somme que Bank of Uganda (BoU) a fait le choix d'une réduction significative de son taux directeur depuis avril de l'an dernier, cependant les banques commerciales ont très peu baissé leurs taux d'emprunt pour le moment. Le président du patronat bancaire a justifié cela par le fait qu'il existe un certain retard dans la transmission des variations de taux directeur aux marchés bancaires et financiers, tout en précisant que les banques ougandaises disposaient encore de marges significatives pour baisser leurs taux d'emprunt.