MFW4A et l'ABCA ont organisé un atelier de formation sur " la gestion de crise et la résolution bancaire " à Abuja

14 fév 2017

La Banque Centrale du Nigeria (CBN) a accueilli un atelier de formation sur " la gestion de crise et la résolution bancaire " à Abuja, au Nigeria, du 16 au 20 janvier.

Cet atelier organisé avec l'appui du Macroeconomic and Financial Management Institute of Eastern and Southern Africa (MEFMI) dans le cadre des activités de la Communauté des Superviseurs Bancaires Africains (CSBA), une initiative conjointe du Partenariat pour la Finance au Service de l'Afrique (MFW4A) et de l'Association des Banques Centrales Africaines (ABCA). Cet atelier de formation a été conçu pour examiner les aspects clés de la gestion de crise et de la résolution bancaire. La récente crise financière mondiale a procuré de nombreux enseignements aux décideurs. En particulier, elle a montré que la faillite des banques, en particulier des grandes banques, complexes et opérant dans plusieurs pays pouvait être coûteux, avec des effets négatifs sur le secteur financier et sur l'économie réelle. Le Comité de Bâle sur la Supervision Bancaire (CBSB) a initié des réformes réglementaires destinées à accroître la résilience des banques. Les orientations du CBSB relatives à l'identification et la gestion des banques fragiles soulignent l'importance d'une démarche rapide et d'actions correctives spontanées pour résoudre les causes sous-jacentes aux difficultés de cette banque. Les banques en difficulté doivent être traitées sans complaisance sur le plan de la réglementation et de la supervision. Avec Bâle III, le niveau et la qualité du capital ainsi que le seuil de de liquidité ont été renforcés. Les volants de sécurité en matière de fonds propres et de liquidité rendront les banques plus résilientes et mieux préparées à absorber d'éventuels chocs. En outre, Bâle III renforce davantage les cadres microprudentiels et macroprudentiels, lesquels contribuent de manière significative à l'établissement de banques résilientes et au renforcement de la stabilité financière. Il est par conséquent essentiel de mettre en place dans toutes les juridictions des mécanismes/cadres de redressement/sauvetage et de résolution efficaces. Des plans de redressement, conçus par les banques elles-mêmes, les préparent mieux à faire face à des chocs idiosyncratiques ou systémiques. Il revient aux autorités de supervision d'évaluer ces plans de redressement afin d'en identifier les faiblesses et de suggérer aux banques des actions correctrices.
Cet atelier avait pour but de contribuer à la diffusion des normes internationales et à la diffusion des bonnes pratiques internationales dans le contexte africain. Elle a été très appréciée des participants, essentiellement des cadres expérimentés issus des départements en charge de la supervision bancaire et de la stabilité financière de vingt-trois (23) banques centrales et agences de supervision bancaire africaines. La première partie de cet atelier de formation était consacrée aux politiques visant l'amélioration de la résilience des banques pour limiter l'occurrence des crises. Les sessions ont abordé plusieurs sujets, parmi lesquels : les réformes post-crises pour renforcer la résilience bancaire ; le cadre de Bâle III sur la composition du capital, les volants de sécurité et le ratio de levier ; les politiques macroprudentielles : leurs outils et cadres. La seconde partie s'est intéressée aux politiques et cadres visants à limiter les l'impact d'une crise, avec des sessions portant sur : les stress tests (tests sensibilité), les plans de redressement et d'intervention précoce : comment gérer les chocs idiosyncratiques et systémiques ? Les banques transfrontalières : supervision, redressement et résolution ; les mécanismes de résolution : critères du CSF, TLAC (capacité maximale d'absorption des pertes), MREL (ratio d'exigence minimum en fonds propres et passifs éligibles) de l'UE ; ainsi qu'une table ronde sur les dispositifs nationaux pour faire face d aux banques en difficulté, les fonds de garantie, la gestion des crises et la résolution bancaire. Cette session a également proposé deux études de cas sur : (1) Bâle III et les interactions entre les fonds propres, les volants de sécurité et le ratio de levier ; (2) la supervision des activités bancaires transfrontalières. Enfin, l'atelier de formation a également permis de consulter les participants sur le programme de travail 2017-2019 de la CSBA. Les participants ont encouragé le Partenariat MFW4A et l'ABCA à poursuivre leur collaboration. ____________________________________________________________________ À propos de la Communauté des superviseurs bancaires africains Pour information, la CSBA a été mise en place pour contribuer aux efforts actuels de renforcement des cadres réglementaire et de supervision bancaires sur le continent africain. Ses membres sont des représentants/employés des banques centrales et des autorités de supervision bancaire africaines.