L'Ouganda reporte son emprunt obligataire de la diaspora sine die

23 déc 2015

L'opération devait contribuer à financer les infrastructures du pays.

L'emprunt obligataire de la diaspora est reporté sine die en raison d'un niveau de sensibilisation trop faible, a annoncé la Banque de l'Ouganda (BoU).

« Il n'est pas possible d'émettre des obligations de la diaspora, car l'étude a révélé l'absence d'une masse critique pour souscrire pleinement à cet emprunt de la diaspora », a déclaré Arnold Bagubwagye, l'un des directeurs de la BoU, cité par le journal The East African.

L'opération devait contribuer à financer les infrastructures du pays et à réduire l'emprunt auprès d'institutions financières externes.

Les Ougandais à l'étranger auraient bénéficié de conditions préférentielles sur la dette du gouvernement ainsi que d'un moyen sûr d’envoyer de l'argent à leur pays d’origine.

Cependant, selon M. Bagubwagye, le gouvernement a dû faire face à une insuffisance de données sur ses ressortissants à l'étranger ainsi qu'à leur manque de connaissances sur certains instruments financiers tels que les obligations.

Le gouvernement intensifie actuellement ses efforts de sensibilisation et un réseau de distribution spécial est en cours d'élaboration à cet effet.

« Lorsque nous atteindrons une masse critique, un emprunt de la diaspora pourra être considéré », a déclaré M. Bagubwagye.

Les pays africains misent sur les envois de fonds en tant que sources de financement. Les estimations de la Banque mondiale révèlent que les envois de fonds des migrants devraient atteindre 516 milliards de dollars (472 milliards d’euros) mondialement en 2016.

Les Ougandais de l'étranger envoient actuellement autour de 900 millions de dollars par an dans leur pays d'origine.