L'intégration financière régionale progresse dans la Communauté de l’Afrique de l'Est

08 nov 2016

Toutefois, les déficits budgétaires doivent être réduits pour répondre aux critères de convergence.

Bien que la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) ait fait des progrès considérables sur les systèmes de paiement et l'intégration des marchés financiers, les déficits budgétaires doivent être réduits pour répondre aux critères de convergence et assurer la stabilité de la future union monétaire, selon les experts. Lors d'une conférence organisée la semaine dernière par le Secrétariat de l'EAC, l'Union européenne et le Fonds monétaire international à Arusha, en Tanzanie, les participants ont mis en évidence des coûts de conformité élevés dus aux différences de réglementations dans les pays membres. En outre, ils ont noté que des progrès supplémentaires étaient nécessaires dans l'harmonisation des données statistiques ainsi que des cadres et des opérations de politique monétaire, rapporte Tanzania Daily News. À cette fin, la CAE a été encouragée à créer de nouvelles institutions qui joueront un rôle clé pour la mise en œuvre et la résilience de l'union. Le Protocole pour la création de l'Union monétaire de l'Afrique de l'Est (Eamu) a été signé à Kampala, en Ouganda, en Novembre 2013 lors du Sommet des chefs d'Etat de l'EAC. Il a depuis été ratifié par cinq États membres de la Communauté. Son objectif est de promouvoir et de soutenir une zone de politique monétaire saine et des politiques budgétaires prudentes pour renforcer les politiques monétaires.