L’inclusion financière est cruciale pour la croissance en Afrique, selon les experts

26 mar 2015

Ils ont appelé à la promotion de nouvelles technologies permettant de progresser vers plus d’inclusion.

Près de 200 experts présents à la conférence sur l’inclusion financière le 23 mars dernier à Brazzaville au Congo
ont conclu que l’accès aux services financiers peut jouer un rôle déterminant dans la réduction des inégalités et la promotion de la croissance économique.
«
Un meilleur accès aux services financiers permet aux populations démunies de s’affranchir des contraintes rigides des transactions effectuées en espèces, de commencer à épargner et de recevoir des microcrédits pour investir
», a déclaré la directrice adjointe du département Afrique, du Fonds monétaire international (FMI), Anne-Marie Gulde-Wolf, citée par l'Agence d'information d'Afrique Centrale. Organisée conjointement par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et le FMI, la conférence se tenait sur le thème «
Finance pour tous
: Promouvoir l’inclusion financière en Afrique centrale
». Les participants ont énuméré les obstacles à l’accès aux services financiers, avec notamment des garanties complexes, des coûts d’intermédiation bancaire élevés, ainsi que des cadres juridiques et institutionnels ne répondant plus aux transactions financières actuelles. De plus, à cause du risque élevé, les petites et moyennes entreprises font face à des coûts élevés pour accéder au crédit. Face à tous les obstacles, les intervenants ont appelé à la promotion de nouvelles technologies permettant de progresser vers plus d’inclusion, notamment les services bancaires mobiles, la signature électronique et l’identification biométrique. «
Pour que la croissance soit inclusive, au-delà des mesures que la banque centrale peut prendre, il faut améliorer le climat des affaires
», a souligné le gouverneur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama.