L'expansion des banques panafricaines pourrait augmenter le risque systémique

05 fév 2015

Le FMI estime que les capacités de surveillance des banques sont limitées.

L'expansion rapide de l'activité bancaire transfrontalière en Afrique ces dernières années pourrait augmenter le risque systémique, selon un nouveau rapport du Fonds monétaire international (FMI).

Les
banques
panafricaines ont une présence dans environ 36 pays et sont maintenant plus importantes que les banques européennes et américaines présentent depuis longtemps sur le continent.

Elles améliorent la concurrence, sont un moteur de l'innovation et apportent de nouvelles possibilités de diversification aux pays d'origine.

Mais le rapport indique que la capacité de surveillance de ces banques est limitée et qu’elles sont généralement sous-financées en Afrique, ce qui ouvre de nouveaux canaux de transmission des risques macrofinanciers et autres retombées entre les pays d'origine et d'accueil.

«
L'émergence de banques panafricaines est une évolution bienvenue compte tenu de la nécessité d'améliorer l'inclusion financière en Afrique. Cependant, l'expansion transfrontalière rapide de ces banques présente également de nouveaux défis réglementaires et de surveillance, et si rien n'est fait, ces derniers pourraient augmenter le risque systémique
», a déclaré Mauro Mecagni, directeur adjoint du département Afrique du FMI.

Cette expansion a créé un réseau de banques d'importance systémique, dont la santé financière dans certains cas n'est pas entièrement connue en raison de lacunes dans la surveillance.

Le document comprend une série de recommandations politiques, parmi lesquelles une haute priorité est donnée à la mise en œuvre d'une surveillance consolidée, au renforcement de la coopération sur la gestion et la résolution des crises ainsi qu'à la création d'un comité de surveillance des principaux régulateurs bancaires transfrontaliers afin de conduire le programme de réformes.ADNFCR-2976-ID-801774121-ADNFCR