Les PME stimuleront la croissance de la finance islamique en Afrique, selon les experts

13 oct 2016

La part de la finance islamique reste faible en Afrique subsaharienne.

La demande des petites et moyennes entreprises (PME) pour des méthodes alternatives de financement et la démographie croissante vont booster la croissance de la finance islamique en Afrique, ont déclaré à CNBC les experts Samira Mensah, de Standard and Poor et Ameen Hassen, de la Standard Bank. Toutefois, ils estiment que certains obstacles à la croissance de la finance islamique persistent, tels que des perspectives économiques relativement faibles, la complexité de l'émission des sukuks par rapport aux obligations classiques, ainsi que l'absence d'une harmonisation des régimes réglementaires et fiscaux. Dans un récent rapport, le FMI a déclaré qu'au cours des deux dernières décennies, la part de la finance islamique est restée faible en Afrique subsaharienne. Les produits financiers islamiques ne représentaient que 15 pour cent des actifs financiers à la fin de l'année 2014, et les comptes dans la région ne représentaient seulement qu'un pour cent des actifs mondiaux de la finance islamique. Cette faible proportion, alors que la population musulmane est importante sur le continent, indique un important potentiel de croissance, selon le rapport.