Les ministres de la CEDEAO prennent une série de mesures de lutte contre le blanchiment d'argent

11 mai 2012

Un souffle nouveau va être donné à la lutte contre le blanchiment d'argent dans les pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Un souffle nouveau va être donné
à la lutte contre le blanchiment d'argent dans les pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Les ministres de la CEDEAO se sont engagés lors d'une réunion du 2 au 5 mai dernier à Abidjan à renforcer la lutte contre la corruption,
notamment par le biais d'un d'appui plus important aux structures nationales de lutte contre le blanchiment d’argent mais aussi par une action judiciaire renforcée, rapporte le site d'actualité
Abidjan.net. Ils se sont également prononcés pour la mise en place de formations destinées au personnel des cellules nationales du renseignement financier, avec notamment un appui technique pour optimiser les méthodes de recherche de données. Le ministre de l’intérieur Ivoirien, Hamed Bakayoko a de plus appelé à promouvoir une approche intégrée sous-régionale de lutte à travers une meilleure mutualisation des expériences. Le Directeur général adjoint du Groupement international d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA), N'Dèye Elisabeth Diaw, a expliqué lors des débats que le blanchiment d'argent fait peser un risque sur le système financier des pays ouest-africains, rapporte l'agence de presse APA. Elle estime que les institutions financières qui s'ouvrent au blanchiment en acceptant des fonds illicites ne peuvent pas compter sur la pérennité de ces capitaux, d'où un risque systémique bancaire si le blanchiment est pratiqué à grande échelle. "Les commerces locaux et entreprises locales risquent de ne pas tenir la concurrence face aux "sociétés écrans" ou "de façades" crées pour blanchir des fonds et qui pratiquent des prix en deçà des prix du marché ", a-t-elle ajouté.