Les marchés africains davantage exposés aux crises financières, selon le FMI
Le FMI estime que l’afflux des investissements étrangers en Afrique subsaharienne expose de plus en plus le continent aux éventuels chocs sur la scène financière internationale.
Le FMI estime que l’afflux des investissements étrangers en Afrique subsaharienne expose de plus en plus le continent aux éventuels chocs sur la scène financière internationale. La mise en garde intervient alors que les «Marchés Frontières
» du continent comme le Nigeria, le Ghana et le Kenya expriment des inquiétudes sur les effets secondaires de l’ajustement de la politique monétaire aux États-Unis, rapporte l'agence de presse Ecofin. Les pays africains connaissent un succès croissant auprès des investisseurs. À l'exception de l'Afrique du Sud, les pays subsahariens ont été totalement absents des marchés financiers internationaux jusqu'en 2007. Depuis, une dizaine d'entre eux ont émis un volume total dépassant les cinq milliards d'euros en Côte d'Ivoire, le Sénégal et la Tunisie. Cet engouement est lié au fait que les investisseurs cherchent une alternative à la faiblesse des taux servis par les pays développés. Pour le Fonds monétaire international (FMI), ces émissions successives sont une reconnaissance du fort potentiel de rendement de l'Afrique subsaharienne, lié «
à l'abondance des ressources naturelles, à l'amélioration des politiques macroéconomiques et à de bonnes perspectives de développement
». Mais selon Abebe Selassié, directeur adjoint du département Afrique au sein du FMI cité par Ecofin, les marchés africains doivent rester vigilants et anticiper sur la volatilité et l’envolée des coûts dont pourront faire l’objet ces financements à mesure que les banques centrales d’Europe et d’Amérique sortent de leurs politiques d’ajustements.