Les institutions de microfinance de la CAE invitées à demander le statut d'observateur
Elles pourront ainsi influencer les décisions politiques, selon les experts.
Les institutions de microfinance peuvent bénéficier de l'intégration régionale si elles demandent un statut d'observateur auprès du secrétariat de la Communauté est-africaine (CAE), estime lnnocent Safari, le secrétaire permanent aux affaires communautaires du Ministère de l'Afrique de l'Est. Avec ce statut, ces institutions «seront en mesure d'influencer la prise de décision
et le suivi de leurs efforts d'intégration
», a-t-il déclaré, cité par le New Times. Être un observateur permettrait au secteur de participer à certaines réunions de la Commission tripartite permanente et d'autres institutions de la CAE. Jamarie Vianney Nzagahimana, le président de l'Association des institutions de microfinance au Rwanda, estime que celles-ci pourront ainsi encourager les décideurs politiques à traiter des questions urgentes et à s'attaquer aux défis qui entravent le secteur. «
Nous sommes maintenant en train de passer de systèmes de microfinance individuels à la construction de systèmes financiers bien intégrés à la région
»,
a-t-il ajouté. Cette annonce intervient après que les représentants des institutions de microfinance dans la CAE aient appelé à l'harmonisation des législations et des cadres réglementaires qui les régissent, lors d'une conférence de deux jours à Kigali en décembre. Ils ont déclaré que ceci permettra au secteur de fonctionner d'une manière plus organisée et d'attirer plus d'investisseurs.