Les difficultés de la finance islamique en Afrique du Nord

05 fév 2014

Malgré l’importance de la population musulmane au Maroc, en Algérie et en Tunisie, seul un faible pourcentage des transactions financières est effectué de façon conforme à la Charia.

Selon des statistiques publiées par l’institut américain Gallup, trois pour cent des Algériens, deux pour cent des Marocains et un pour cent des Tunisiens choisissent la finance islamique plutôt que des moyens plus traditionnels. Ces chiffres sont similaires dans les pays limitrophes comme l’Égypte et le Yémen.

Cependant, le sondage mené par Gallup suggère que cette tendance pourrait changer. Près de la moitié des 1
000 personnes interrogées ont déclaré connaitre l’existence de la finance islamique.

Plus de 50 pour cent des Marocains, soit le plus haut résultat pour la région, se sont dits prêts ou désireux d’essayer ce type de service bancaire.

Cependant, il faudrait plus que la seule bonne volonté des clients pour assurer le développer de la finance islamique au Maghreb. Le taux de bancarisation doit aussi être amélioré. A l’heure actuelle, seuls 17 pour cent des autochtones peuvent accéder simplement aux institutions bancaires.

L’introduction de lois sur la finance islamique dans la région aiderait aussi. Mi-janvier, un texte a été présenté au gouvernement marocain. S’il est ratifié, il augmentera la quantité de produits de finance islamique disponible dans le pays.ADNFCR-2976-ID-801690137-ADNFCR