Les crises égyptiennes et ivoiriennes affectent les bourses africaines
Les troubles politiques qui touchent l'Egypte et la Côte d'Ivoire ont affecté leurs places boursières depuis quelques semaines. Les effets s'étendent maintenant à d'autres marchés financiers en Afrique.
Le Ghana a vu cette semaine le rendement de ses obligations souveraines passer de 6,3 pourcent à 6,8 pourcent.
Au Gabon, elles sont passées de 5,3 pourcent à 6 pourcent, après une semaine d'émeutes en Egypte, où près d'un million de manifestants ont défilé mardi dernier au Caire pour réclamer le départ du président Hosni Mubarak.
Le rendement sur les euro-obligations égyptiennes a progressé de 120 points depuis le début des démonstrations et se trouvait mardi dernier à sept pourcent. Ce taux est de 18,1 pourcent en Côte d'Ivoire, rapporte l'agence de presse Reuters.
Les trois plus grandes annonces de notation, Moody's, Standard & Poors et Fitch ont toutes trois abaissé d'un cran la note souveraine de l'Egypte avec perspective négative, en raison du risque politique accru.
Le pays est ainsi de plus en plus vulnérable à une inversion des flux de capitaux étrangers. Selon certains banquiers, les sorties totales de capitaux d'Egypte auraient atteint 500 millions de dollars par jour au minimum la semaine dernière, rapporte le Journal Le Nouvel Observateur.