Les banques égyptiennes en passe d'adopter les normes Bâle II

21 mar 2012

La Banque centrale d'Egypte a annoncé le 15 mars dernier avoir achevé la conception d'un programme de réforme du secteur bancaire portant sur l’adoption par les banques égyptiennes des normes Bâle II, rapporte l'agence de presse Ecofin.

La Banque centrale d'Egypte a annoncé le 15 mars dernier avoir achevé la conception d'un programme de réforme du secteur bancaire portant sur l’adoption par les banques égyptiennes des normes Bâle II, rapporte l'agence de presse Ecofin. Pour se conformer, celles-ci devront augmenter leur capital ou alléger leur bilan afin de détenir un niveau de fonds propres minimum proportionnel à leurs expositions aux risques. Elles devront également maintenir un dialogue soutenu avec l’autorité de régulation du secteur bancaire et effectuer régulièrement des rapports sur leur dotation en fonds propres et les méthodes d’évaluation des risques utilisés. La réforme Bâle II recommande de quitter le ratio Cooke pour le Mc Donough, a expliqué le financier Octave Jokung au journal Le Potentiel. Selon le ratio Cooke, les fonds propres de la banque divisés par les engagements de crédit doivent être supérieurs à huit pourcent. Le ratio Mc Donough fixe quant à lui une limite à l'encours pondéré des prêts accordés par un établissement financier en fonction de ses capitaux propres. Le niveau d'engagement des banques est ainsi limité par leur propre solidité financière. Contrairement au ratio Cooke, il prend en compte la variation du risque entre les différents prêts accordés. Bâle II est ainsi susceptible de stimuler le développement des banques en leur permettant d’affiner le calcul des risques auxquels elles sont soumises et d’évaluer de manière plus précise les exigences en matière de fonds propres. Les banques auraient ainsi la taille critique et les ressources financières pour améliorer leur capacité de gestion des risques, ce qui devrait contribuer à améliorer l'accès au crédit pour les entreprises. Selon une étude du Trésor Public Français nommée « Impact de Bâle II sur l'offre de crédit aux PME », Economie & prévision 2/2007 publiée par Cairn.info, Bâle II a été conçu pour ne pas pénaliser l'accès au crédit des petites et moyennes entreprises, à priori plus risquées : à probabilité de défaut et taux de perte équivalents, les créances des établissements prêteurs sur des PME entrainent une moindre exigence de capital réglementaire aux grandes entreprises. Cependant, précise l'étude, le capital réglementaire évolue fortement avec le risque de crédit, ce qui devrait inciter les banques à tarifer davantage en fonction du risque de l'entreprise.