Les banques africaines investiront 3 milliards $ dans les fintechs en 2020, selon PwC

15 déc 2016

Elles ont dépensé 200 millions de dollars en 2014.

Les banques africaines vont augmenter leur dépenses dans les technologies liées aux services financiers à trois milliards de dollars (2,8 millions €) en 2020, contre 200 millions de dollars en 2014, selon un nouveau rapport de la firme d'audit PricewaterhouseCoopers (PwC). Ainsi, 46 pourcent des dirigeants de banques interviewés au cours de l'étude ont déclaré être engagés dans des partenariats avec des sociétés de Fintech, ou sur le point de l'être. " Environ 47 pourcent de la population mondiale sera née à l'heure du numérique d'ici 2020, ayant accès à 20 fois plus d'informations qu'aujourd'hui. Il est donc évident que les progrès rapides de la technologie nous entraînent vers un univers plus mobile et axé sur le client, dans lequel les consommateurs redéfinissent leur attentes en matière d'engagement et de rapport qualité-prix ", explique la firme dans le rapport, repris par l'agence Ecofin. Cependant, le développement des fintechs ne se fera pas à la même allure sur tout le continent. En Afrique du sud, le système bancaire est assez mature et les solutions bancaires mobiles devraient bientôt créer une rupture avec les services bancaires classiques. Le rapport cite des dépenses dans ce secteur, effectuées par les quatre plus grosses banques sud-africaines, atteignant 30 milliards de rands (soit 2,1 milliards $). Au Kenya, les fintechs sont établies et leur développement prendra la forme d'une simple amélioration des prestations. Au Nigéria, homme d'affaires, PDG de Dangote Group, Aliko Dangote a annoncé en août dernier le lancement de la première banque entièrement digitale, avec pour objectif de bancariser plus de 40 millions de personnes exclus du système bancaire traditionnel.