L'émission d'eurobonds par les pays africains coutera désormais plus cher, selon S&P

30 mai 2014

L'agence de notation américaine Standard & Poor’s (S&P) a déclaré que les coûts financiers liés à l'émission d’eurobonds seront désormais plus importants pour les pays africains.

L'agence de notation américaine Standard & Poor’s (S&P) a déclaré que les coûts financiers liés à l'émission d’eurobonds seront désormais plus importants pour les pays africains. Elle cite comme exemple les déficits budgétaires du Ghana, deuxième plus grande économie de l'Afrique de l'Ouest, et de la Zambie, deuxième producteur de cuivre du continent, qui ont conduit à des baisses des notes des agences de notations. La réduction de la politique d'assouplissement quantitatif (Quantitative Easing) de l'administration américaine, qui a injecté des fonds dans les actifs des pays en développement, est également en cause. Cette nouvelle politique est en effet en train de changer les conditions d'émission d'obligations pour les pays dont l'économie est en difficulté, selon S&P. «
Les beaux jours des obligations internationales émises par de nouveaux acteurs ou en provenance des marchés frontières, comme ceux des pays africains ces deux dernières années, font partie du passé. Les périodes où on assistait à des sursouscriptions ne sont également plus d'actualité
», a déclaré Konrad Reuss, responsable du département Afrique subsaharienne chez S&P, cité par le journal Business Daily. Jusque-là présentées comme un moyen efficace de mobilisation de fonds, les émissions d'obligations en devises étrangères pourraient ainsi devenir moins populaires chez les gouvernements africains.