Le Nigéria développe son offre de finance islamique
Au Nigéria, la finance islamique dispose d’un marché potentiel de près de 80 millions de musulmans non bancarisés.
Au Nigéria, la finance islamique dispose d’un marché potentiel de près de 80 millions de musulmans non bancarisés. Selon BashirAliyu Umar, qui conseille le gouverneur de la banque centrale sur les questions de bancarisation sans intérêt, «le potentiel est là, mais le marché est négligeable parce que nous n’avons qu’une seule banque islamique et une banque conventionnelle avec une fenêtre islamique
». Bien que le pays compte la plus large population de confession musulmane d’Afrique sub-saharienne, les institutions de finance islamique commencent seulement à se développer. Ainsi, la première banque spécialisée dans ce domaine, notamment caractérisé par le rejet de l’usure et de l’intérêt, a-t-elle ouvert ses portes en février 2012 à Abuja, la capitale. Jaiz Bank, qui bénéficie donc d’un quasi-monopole, souhaite ouvrir une centaine d’agences dans tout le pays afin de développer ses activités et d’améliorer l’accès à la finance des Nigérians. Elle a déjà plus que triplé le nombre de ses agences au cours des 18 derniers mois, passant de trois à 10. Cette banque compte la Banque de développement islamique, dont l’objectif est d’être un équivalent de la Banque mondiale pour les pays islamiques, parmi ses principaux investisseurs. Sa principale concurrente Stanbic IBTC, filiale de Standard Bank, a des plans encore plus ambitieux
: ouvrir aussi rapidement que possible 165 nouvelles agences.