Le gouvernement veut accélérer la croissance du crédit en République Démocratique du Congo
Le Vice Président de la Banque Centrale de la RDC a annoncé une réduction de 50 pour cent en matière d’exigences de fonds propres des banques.
Jules Bondombe Assango a annoncé qu'il sera désormais accordé une exonération de 50 pour cent sur la valeur des contreparties à prendre en compte dans le noyau dur des fonds propres d'une banque, pour tout accord de prêt garanti par l'Agence pour l'Assurance du Commerce en Afrique (ACA). La mesure de la Banque Centrale ramènerait le volume de fonds propres requis de 24,5 pour cent à 12,25 pour cent, et ce pour des prêts dotés d'une assurance crédit. Bien que ces exigences prudentielles soient encore élevées - les ratios sont de cet ordre dans de nombreux pays d'Afrique francophones - cette décision de la Banque Centrale de RDC devrait constituer un important effet de levier sur le marché du crédit. Cette annonce est le fruit de négociations entreprises par l'ACA sur la garantie du risque crédit au niveau régional sur le Continent. Sur le marché congolais, la nouvelle règle devrait permettre un accroissement du volume des prêts accordés, d'autant qu'elle devrait également encourager les groupes bancaires transfrontaliers africains ainsi que les multinationales étrangères à se lancer sur ce marché.