Le Ghana repense sa microfinance

23 aoû 2013

Le Ghana va modifier les règles qui régissent le fonctionnement de ses organismes de microfinance suite à la faillite de cinq institutions au début de l’été.

Le Ghana va modifier les règles qui régissent le fonctionnement de ses organismes de microfinance suite à la faillite de cinq institutions au début de l’été. Au total, 25 institutions de ce type ont mis la clef sous la porte depuis le début de l’année, et leurs clients ont perdu leur argent. Certains dans le pays craignent que des organismes de microfinance ne soient crées dans le seul but d’arnaquer leurs clients potentiels. En 2012, l’Etat avait déjà introduit un capital requis minimum de 51
410 dollars, soit beaucoup moins que le seuil de 257
050 dollars initialement demandé par la Banque du Ghana (BoG). Rehausser le capital requis pour lancer un nouvel organisme de microfinance devrait être dissuasif pour les personnes qui se lancent sur ce marché dans un but peu honorable. Une telle action pourrait cependant avoir un effet négatif pour la bancarisation puisqu’elle pourrait décourager les organismes de se focaliser sur les zones rurales où la finance est déjà sous-représentée. Les organismes de microfinance n’ont pas toujours bonne presse au Ghana. Ainsi les banques ont-elles récemment déclaré qu’elles voyaient leur multiplication comme une menace envers leur propre activité. Selon la Banque centrale, le nombre d’institutions de microfinance est passé de 90 à 228 entre décembre 2012 et juin ce qui, d’après un gouverneur adjoint, traduit une augmentation de l’activité financière au niveau local.