Le crédit progresse en Afrique sub-saharienne
Un nouveau rapport de l'agence de notation Fitch publié mardi dernier révèle que le crédit connaît un développement rapide en Afrique sub-saharienne et a même enregistré une croissance de plus 15 pourcent dans huit pays entre 2009 et 2011.
Un nouveau rapport de l'agence de notation Fitch publié mardi dernier révèle que le crédit connaît un développement rapide en Afrique sub-saharienne et a même enregistré une croissance de plus 15 pourcent dans huit pays entre 2009 et 2011. Il s'agit du Ghana, du Cameroun, du Gabon, du Kenya, du Lesotho, du Mozambique, du Rwanda et de l'Ouganda.Selon Fitch, la croissance du crédit observée dans les 15 pays de cette étude reflète d'abord l'expansion du secteur financier dans un contexte de développement économique rapide. Le crédit progresse car les risques macroéconomiques et financiers sont réduits, précise l’agence dans un communiqué, ajoutant que la plupart des pays d'Afrique sub-saharienne ont besoin de davantage de crédit, et pas de moins, pour financer leur développement. Cependant, le développement du crédit dans ces pays faitface à plusieurs contraintes, dont la faiblesse des revenus, l'économie souterraine et la faiblesse des institutions. L'agence note par ailleurs que la supervision des banques par les banques centrales s'est améliorée depuis le début de la crise économique mondiale et que les banques ont des ratios de capitalisation élevés (en moyenne 16,8% en 2011) ainsi que des liquidités abondantes. De plus, leur exposition à l'étranger est faible, ce qui les protège des turbulences issues d'autres régions du monde. Selon un rapport de l’IMF publié en avril 2012 intitulé "Afrique subsaharienne
: Entretenir la croissance dans un climat mondial d’incertitude", bien que les systèmes financiers de la région restent peu développés par rapport au reste du monde, les marchés financiers se sont considérablement diversifiés ces dix dernières années, de sorte que, en proportion du PIB, le crédit intérieur est passé d’environ 14
pourcent en 2000 à plus de 20
pourcent en 2010.