L'Algérie va développer la finance islamique, selon la BFIA

17 juin 2016

Le gouvernement cherche à diversifier son économie au-delà du pétrole et du gaz.

L'Algérie se prépare à lancer des services financiers islamiques, a déclaré à Reuters un responsable financier. Boualem Djebbar, directeur de la Banks and Financial Institutions Association (BFIA), a déclaré que le gouvernement cherche à moderniser son secteur financier et à diversifier son économie au-delà du pétrole et du gaz, après une forte baisse des recettes du secteur de l'énergie. Celui-ci représente actuellement 60 pour cent du budget de l'État et 95 pour cent des revenus issus des exportations du pays. M. Djebbar n'a pas donné beaucoup de détails, mais a déclaré qu'un cadre juridique doit d'abord être finalisé et qu'une commission a été créée pour accélérer le processus. Malgré l'importance de la population musulmane en Algérie, seul un faible pourcentage des transactions financières est effectué conformément à la Charia. Selon des statistiques publiées par l'institut américain Gallup, seuls trois pour cent des Algériens optent pour la finance islamique plutôt que des moyens plus traditionnels. Cependant, près de la moitié des personnes interrogées ont déclaré connaitre l'existence de la finance islamique, et 49 pour cent des Algériens se sont dits prêts ou désireux d'essayer ce type de service bancaire.