L'Algérie envisage de privatiser ses banques en réponse à la baisse des cours du pétrole
Les banques appartenant à l'État pourront bientôt être introduites en bourse.
Les six banques appartenant à l'Etat algérien pourront bientôt être introduites sur la place boursière régionale, a annoncé le gouvernement. Selon des informations rapportées par l'agence Reuters, l'objectif est de contribuer à développer le marché financier du pays, notamment en diversifiant les sources de financement des banques, suite à la baisse des prix du pétrole. L'initiative devrait permettre aux investisseurs étrangers d'acquérir des participations majoritaires dans les banques, inversant une règle obligeant les entreprises algériennes à maintenir la part des investisseurs étrangers en dessous de 50 pourcent. Le système financier du pays a été touché par la baisse drastique des cours du pétrole (- 44 pourcent entre juin et décembre 2015), qui a eu des effets induits immédiats sur l'économie algérienne. Cette dernière est en effet fortement dépendante du secteur des hydrocarbures, qui représentent 58 pourcent des recettes budgétaires et 28 pourcent du PIB, selon des chiffres de la Banque africaine de développement. En janvier 2016, la Banque centrale d'Algérie avait annoncé son intention d'injecter, dès février, des liquidités afin de renflouer les banques du pays, qui avaient vu leurs ressources diminuer de façon significative en 2015. La liquidité globale des banques s'est établie, en septembre 2015, à 1 828 milliards de dinars (15,3 milliards d'euros) contre 2 730 milliards en 2014.